La section Eure Seine PCF appelle à la mobilisation générale de tous les salariés et de tous les habitants,
mercredi 10 mars à 17h00 pour un rassemblement devant le parking de « Super U » à Igoville.
Nous dénoncerons, haut et fort, la situation de vie impossible que vivent des milliers de personnes sur notre territoire.
Le canton de Pont-de-l’Arche est menacé de mort économique par la désindustrialisation rampante que la droite organise et qu’une certaine gauche complaisante accepte.
Ce que vivent les salariés de notre région est significatif des enjeux de société posés au pays en pleine crise et à quelques semaines d’un scrutin que redoute de plus en plus la droite néo libérale incarnée par ses serviteurs Bruno Le Maire et Hervé Morin.
La droite veut casser les retraites ? Elle en reparlera après les élections. Elle veut dépecer les hôpitaux publics ? La ministre de la santé repousse le détail de la saignée de l’emploi au mois de juin. Elle prépare l’austérité ? Le premier ministre en parlera plus tard.
En pleine crise, l’emploi industriel est menacé ? Fort opportunément, les décideurs renvoient leurs décisions après les élections régionales.
Depuis plusieurs semaines, les travailleurs des différentes entreprises menacées multiplient les actions et les manifestations. Et ils ne sont pas seuls dans la rue. A leurs côtés, de plus en plus de salariés du public et du privé en lutte pour leurs salaires et leurs conditions de travail, des militants et élus communistes qui s’engagent en faveur de la liste du Front de gauche menée par Sébastien Jumel et Jean-Luc Lecomte pour les élections régionales en Haute-Normandie.
Il faut maintenant amplifier le mouvement de telle manière qu’il devienne irréversible et oblige les directions d’entreprises et le gouvernement à nous entendre.
Les travailleurs et leurs organisations syndicales font des propositions industrielles qui permettraient dans bien des entreprises locales de maintenir et de développer les activités et les emplois.
C’est vrai chez M-real (102 emplois menacés) où des propositions alternatives industrielles pour maintenir l’emploi sur le site d’Alizay et le rendre rentable sont faites par les organisations syndicales et le collectif.
C’est vrai chez Bosch (69 salariés virés, mais des dividendes toujours assurés) où malgré une situation financière florissante, le groupe entend fermer le site des Damps et délocaliser à l’étranger. « Nous ne laisserons pas faire » clament haut et fort les salariés et ils ont bien raison.
Nous savons également que l’entreprise historique Marco à Pont-de-l’Arche est en redressement judiciaire, que chez Briot ça ne va pas fort. Idem chez Sealinx, pas mieux chez Manoir Industrie. Et les inquiétudes sont de plus en plus vives pour les salariés d’Alizay Boisson qui voient leur entreprise partir à Oissel.
Trop c’est trop ! Il est temps de dire stop à ce processus infernal qui désintègre notre territoire de son savoir faire et de son tissus industriel, qui martyrise notre population.
L’heure est à la mobilisation
Avant fin 2010, plus d’un million de chômeurs seront en fin de droit. Des centaines de salariés de notre secteur risquent de voir leur vie basculer rapidement dans la misère.
Tandis qu’ils sauvent les banques à grand coup de milliards comme on donnait la mitraille sur les sacrifiés, tandis qu’ils installent un bouclier fiscal et toujours plus de réduction de charges patronales, tandis qu’ils annoncent un allongement de l’âge du départ à la retraite et un super plan d’austérité, la droite et les patrons nous abreuvent du discours habituel : « dettes publiques, principe de réalité, économie mondialisée… qu’il fallait prétendument moraliser le capitalisme ! Sarkozy n’évoquait-il pas sur TF1 des lendemains qui chantent et la baisse du chômage à venir ? Mensonge !
Fini les tergiversations et l’hypnose de masse. Il convient d’apporter de vraies solutions durables.
Il faut interdire les licenciements boursiers, donner de vrais pouvoirs de décisions aux salariés, créer un Pôle public financier au service du développement économique et de l’emploi.
Réorganisons la trame économique et sociale au service de l’homme. Sans plus attendre : supprimons le bouclier fiscal, obligeons les entreprises à rembourser les exonérations patronales, taxons les revenus financiers à la hauteur de ce que sont taxés les travailleurs.
Ces mesures sont rapides à mettre en place et peuvent rapporter immédiatement plus de 50 milliards par an ! Tout est une question de volonté politique à gauche.
Pour une gauche combative en phase avec les réalités de notre région, votons massivement pour la liste du Front de gauche incarnée par Sébastien Jumel et Jean-Luc Lecomte.
Mercredi 10 mars à 17h00
parking de Super U
Tous Solidaire dans la rue
pour sauvegarder l’emploi industriel
dans le canton.
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