Vous savez combien je suis attaché à l’autonomie de nos personnes âgées ainsi qu’à leur maintien à
domicile pour celles et ceux qui le souhaitent.
Aujourd’hui, ce service d’aide à domicile est remis en cause par le désengagement financier de
l’Etat. Il faut savoir que l’Etat doit au Département 150 millions d’euros. Nous avons besoin de cet argent pour permettre à nos associations (ADMR, CCAS, etc.) qui sont aujourd’hui en
difficulté, d’assurer dans de bonnes conditions ce service et protéger l’emploi de leurs personnels. Aussi, je partage et soutiens l’initiative de ma collègue et amie Andrée Oger, vice-présidente
du Conseil général que vous pouvez lire ci-dessous. Je vous invite aussi à signer et à faire signer massivement cette pétition réclamant de l’Etat le
remboursement à l’euro près des sommes dues.
Chaleureusement,
Gaëtan LEVITRE,
Maire d’Alizay,
Conseiller général.
Lettre d’Andrée OGER, vice-présidente du Conseil général de
l’Eure
Je m’adresse aujourd’hui au personnel de l’ADMR et aux familles aidées.
Les difficultés de l’ADMR, après celles de l’ADEF, révèlent un mal plus profond qui est la question du financement de l’aide à
domicile.
Dans notre Département, rien que pour l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), le Conseil général aide 7 500 familles soit
à domicile pour le plus grand nombre, soit en établissements.
Mes premières préoccupations, avec les services du Conseil général, ce sont :
- les personnes âgées et leurs familles qui ont besoin des services d’aide à domicile ;
- le personnel qui effectue ce travail ;
- sans oublier la bonne utilisation de l’argent public.
Voilà pourquoi, je suis à vos côtés aujourd’hui, avec d’autres élus, afin de soutenir votre combat pour la défense de l’aide à
domicile ! Le Conseil général, afin de sauvegarder le service rendu et vos emplois a décidé d’augmenter le tarif horaire pour l’ADMR et pour la reprise de l’ADEF de plus de 2 euros de
l’heure.
Nous avons besoin des associations qui assurent ce service. Dans le respect de leur indépendance, nous ne pouvons pas, nous ne
voulons pas nous ingérer dans leur gestion.
Nous constatons aujourd’hui dans toute la France de gros problèmes financiers qui mettent en péril un grand nombre de ces
associations, certains départements sont même dans le rouge. Pourquoi ?
C’est que depuis quelques années on met tout ce qui relève de l’aide sociale sur le dos des départements : ce sont les Conseils
généraux qui financent l’APA, bien sûr, le RMI/RSA (15 000 familles pour notre département), la PCH, les 1 500 enfants qui nous sont confiés par la justice,…
Les dépenses augmentent de façon considérable alors qu’on nous rogne toutes nos recettes.
L’Etat avait promis de compenser ces transferts de charge, mais c’est loin d’être le cas.
L’exemple de l’APA est frappant. L’année de sa création, nous avons dépensé 22 millions d’euros et l’Etat a compensé à hauteur
de 11 millions d’euros soit 50%. Depuis, cette participation n’a pas augmenté alors que les dépenses se sont envolées. Nous en somme, vu le nombre de demandes, à 35 millions d’euros en 2010
!
Et, cerise sur le gâteau, l’Etat vient de supprimer l’exonération de 15% des charges patronales pour les associations, les
mettant, nous mettant, encore plus dans les difficultés !
Devant le mécontentement, le gouvernement lance l’idée d’une « réforme » mais ce qu’il annonce est la pire des solutions pour
vous et pour les familles :
- les personnes GIR 4, c’est à dire les moins dépendantes des dépendantes, ne seraient plus prises en charge, risquant ainsi de
les faire basculer plus vite dans la grande dépendance ;
- les dépenses d’APA seraient récupérées sur l’héritage ;
- dès 50 ans, tout le monde serait obligé de payer une assurance dépendance ;
- les cotisations sociales des retraités seraient augmentées.
Où est la solidarité nationale ?
Si cette réforme passait, c’en serait fini de l’APA : moins de personnes aidées sauf bien sûr, les plus riches, moins d‘emplois,
moins d’associations….
A l’inverse, avec le Département de l’Eure, nous avons tout mis en œuvre pour que cette action sociale indispensable soit de
grande qualité.
Notre Conseil général a été le premier à organiser l’APA en urgence, pour que les personnes hospitalisées trouvent les problèmes
réglés dès leur retour à domicile. Il s’est vu décerner en 2010 le prix d’excellence par la secrétaire d’état aux personnes âgées pour son programme de formation du personnel à domicile. Il a
initié un important programme « bien vieillir dans l’Eure » pour éviter la dépendance et pour maintenir en bonne santé les personnes âgées et met en place la télégestion pour que les personnels
soient plus rapidement payés.
Aujourd’hui nous demandons qu’on nous donne les moyens de continuer.
Avec les familles, avec le personnel d’aide à domicile à qui nous tenons à rendre hommage, avec les associations toutes en
difficultés, avec les CCAS, nous demandons une prise en charge financière de ces dépenses. C’est une question de justice, d’équité pour que tous les Français soient traités de la même
façon.
Andrée OGER
vice-présidente du Conseil général
en charge de la Solidarité et de l’Autonomie
Demandons notre dû à l’Etat !
Avec Andrée OGER, vice-présidente du Conseil général de l’Eure, exigeons de l’Etat les trois millions d’euros que le Conseil
général vient de débourser pour sauver l’ADMR !
Exigeons le paiement des 150 millions d’euros que l’Etat doit à notre Conseil général pour compenser les dépenses d’APA et de RSA !
Signez la
pétition
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