
Dominique Jachimiak, s’attaque à tout ce qui bouge autour de lui depuis quelques temps. Est-ce parce qu’il a de l’énergie à revendre ? Pourtant nous lui avons proposé de l’évacuer d’une manière positive et notamment en intégrant le collectif de maintien et de développement de l’emploi chez M-real. Mais que nenni : nous attendons encore ! Résultat, il piétine et existe dans le paysage de la petite politique localo-locale archépontaine. Quelle dommage lorsqu’on connaît la valeur du personnage.
Alors il prend la mouche à tous les épisodes : un jour Arnaud Levitre est brillant et courageux. Un jour il est double. Un jour il est dans les contradictions ? Un jour il est amené à travailler avec lui ! Bref, vous le voyez, il n’est pas facile à suivre le Dominique en ce moment. Et tout ça parce que Arnaud Levitre affirme estimer et reconnaître le travail intelligent d’Armand Launay ? Allons, allons !
Eure Seine Arche malgré tout, le convie à plus de modération (ça viendra avec l’expérience politique qu’il a à mener sur le terrain) et lui souhaite une bonne année 2010 pleine de projets à partager dans notre belle ville de Pont-de-l’Arche.
Eure Seine Arche ne s’étendra pas plus sur le sujet mais il fallait que ce soit dit.
Contrairement à ce que l’on peut entendre ici ou là, le rapport de l’expert comptable nommé par le CE, confirme la très bonne santé financière du groupe.
En effet, sa structure économique est saine et dispose de liquidité abondante, à tel point qu’au 31 décembre 2008, Bosch présentait :
- 42 millions d’euros de dette pour 400 millions d’euros de capitaux propres.
- 63 millions d’euros de résultat avant impôts.
- 5 millions d’euros de profits d’impôts.
- En 2008, le résultat d’exploitation était de 20 millions d’euros et le résultat net de 68 millions d’euros.
Cerise sur le gâteau, tenez vous bien : Bosch vient de verser à ses actionnaires 110 millions de dividendes en 2 ans.
Pourquoi, dans ces conditions, fermer une entreprise dont le plan de redressement établi par la direction elle-même, prévoyait un retour aux bénéfices dès 2010, avec un net rebond de la productivité en 2010 et 2011 ?
Pourquoi cet empressement soudain à fermer l’entreprise sans laisser le temps aux mesures de réduction des coûts de produire leurs effets ?
Des investissements ont été réalisés ces dernières années et l’expertise fait ressortir que des marges sont possibles dès l’année 2010.
Le questionnement est grand parmi les salariés et les populations.
Quel est l’objectif caché de cette cessation d’activité ? Soutenir Abrantès au Portugal ? Ou bien préserver la trésorerie du groupe en la réservant à des projets de croissance externe, c’est à dire à la délocalistion ?
Eure Seine PCF pense que la fermeture de l’entreprise n’est pas la solution.
C’est ce que sont venus dire les élus communistes locaux avec le député européen Jacky Hénin aux salariés de chez Bosch le mois dernier.
A quoi serviraient donc les millions d’euros de fonds publics donnés par l’Etat à Renault ? A quoi servirait l’effort financier de la Région pour aider à de nouvelles productions sur nos sites, si dans le même temps, la stratégie des constructeurs est laissé libre d’externalisation, c’est à dire la possibilité de les laisser délocaliser leur production, entrainant une à une les fermetures d’équipementiers sur le territoire national et des milliers de licenciements.
C’est inadmissible, il faut que l’Etat oblige Renault, dont il est actionnaire, à passer commande aux équipementiers les plus proches de leur centre de production.
C’est avant tout un bon sens économique et écologique.
La dernière en date
Pendant que les salariés, avec leurs organisations syndicales, s’activent à trouver des solutions pour préserver leur emploi, d’autres (dont le Maire des Damps) ont déjà capitulés et travaillent dans l’ombre à la reconversion du site en ateliers artisanaux.
C’est ce que le Commissaire à la réindustrialisation confirmait à
François Loncle à la Préfecture de Région le vendredi 27 novembre au matin.
Comme le proposent les salariés de chez Bosch, des solutions industrielles existent pour maintenir l’emploi sur le site.
Accepter « une telle reconversion », c’est signer l’arrêt de mort définitif d’une filière industrielle, d’un métier, d’un savoir-faire et c’est continuer à provoquer de nouveaux drames humains qu’engendreraient d’inévitables licenciements.
François Loncle et Marc-Antoine Jamet suivent, avons-nous entendu, ce dossier. Nous attendons leur avis sur ce sujet et espérons qu’ils ne font pas partie de cette machination qui se trame derrière le dos des salariés.
Des ateliers artisanaux ne créeront que très peu d’emplois, s’il en est besoin, il faut les construire autre part.
En tout état de cause, les salariés de chez Bosch comme ceux de chez M-real savent qu’ils peuvent compter sur les communistes et leurs élus pour les soutenir et les aider dans les actions qu’ils auront décidé de mener.
Vitaminer la gauche, c'est l'ambition affichée du PCF à sa démarche de large rassemblement à travers le Front de Gauche.
C'est vrai pour les élections régionales, c'est aussi vrai pour les initiatives locales.
Le collectif de maintien et de développement de l'emploi chez M-real en est l'illustration.
PCF, PS, NPA, MRC, PRG, Les verts, les organisations syndicales CGT et CFE CGC, la Filpac animent ce rassemblement.
Demain, nous sommes reçus par Monsieur Clément, commissaire à la ré industrialisation pour avancer des idées alternatives à la crise que vit le site actuellement et commencer à construire son devenir à long terme.
Un point détaillé demain dans la soirée de ce rendez-vous ainsi que du nombre de signataires de la pétition.
AL