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Le mot pour dire

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LE MOT POUR DIRE

Politique

Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 20:24

Opposés au projet du gouvernement sur les retraites, les parlementaires communistes et du Parti de gauche démontrent, proposition de loi à l’appui, 
qu’il est possible de faire autrement.

 

Faux, archifaux. Les déclarations d’Éric Woerth, ministre du Travail, selon lesquelles il n’y aurait pas d’autres solutions économiques que de remettre en cause la retraite à 60 ans et d’allonger le temps de cotisation seraient des mensonges visant à justifier la remise en cause de cet acquis social, ont expliqué Roland Muzeau, député du PCF, et Martine Billard, députée du Parti de gauche, lors de leur conférence de presse, hier, au cours de laquelle ils présentaient une contre-proposition de loi sur les retraites.

« Avec celle-ci, affirme Roland Muzeau, nous faisons la démonstration qu’il existe une alter- native au projet du gouvernement et qu’il est possible de financer le système de façon à garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. » Alors que le gouvernement fait peser 90% de la charge financière de son projet sur le dos des salariés, les parlementaires font le choix d’une nouvelle répartition des richesses produites par la nation.



Orienter les bénéfices vers l’emploi et les investissements

Remettant en cause la stratégie des entreprises et des banques vers le tout financier, les parlementaires préconisent trois dispositifs radicaux. D’une part, assujettir les revenus financiers à une contribution vieillesse au même taux que celui appliqué aux sociétés du secteur privé, c’est-à-dire 9,9%. Cette mesure de bon sens rapporterait 30 milliards d’euros. D’autre part, créer un dispositif qui alourdisse les cotisations sociales des entreprises qui développent la spéculation financière et les allègent quand elles favorisent l’emploi et les salaires. Moins de chômeurs et de meilleurs revenus, c’est bon pour les salariés, c’est plus de cotisations pour la Sécurité sociale. Enfin, troisième dispositif, majorer de 10% les cotisations pour les entreprises de plus de 20 salariés qui comptent plus de 20% de temps partiels.



Mettre fin 
aux exonérations de cotisations

Le jugement est sans appel pour Martine Billard : « Les exonérations sociales que le gouvernement a généreusement octroyées aux entreprises n’ont pas fait la démonstra­tion de leur efficacité économique ou sociale. » Bien au contraire. C’est pourquoi les parlementaires proposent la suppression des réductions de cotisations patronales sur les salaires inférieurs au smic, ce qui rapporterait dans les caisses de l’État 22,1 milliards d’euros. Autre disposition, celle de mettre fin aux réductions de cotisations des entreprises sur les heures supplémentaires et complémen­taires. Car cela joue « contre les salaires et contre l’emploi », explique Martine Billard. Soit 2,9 milliards d’euros de plus dans les caisses de l’État.



Taxer vraiment les hauts revenus et ceux du capital

C’est souvent une question « qui hérisse le poil des députés de la majorité quand nous l’abordons, mais elle est essentielle », affirme Roland Muzeau. C’est pourquoi leur contre-proposition de loi comporte des suggestions précises ; ainsi, celle d’augmenter la contribution au titre de la participation, ce qui rapporterait pas moins de 3,8 milliards ; celles de taxer à hauteur de 40% les stock-options, les parachutes dorés, les retraites chapeaux et de faire passer les prélèvements sociaux sur les plus-values et les profits réalisés sur les marchés financiers de 2% à 12%, rapporteraient ensemble, au bas mot, plus de 1 milliard d’euros.

Pour les députés communistes et du Parti de gauche, ces mesures permettraient non seulement de garantir la retraite à 60 ans à taux plein, mais aussi de remettre en cause les dispositifs régressifs adoptés par la droite dans les années1990 et 2000 et de rétablir le calcul des pensions sur les dix meilleures années, de garantir un taux de remplacement d’au moins 75% permettant des pensions égales au minimum au smic, de prendre en compte les années d’études des jeunes et les périodes de chômage ou de formation. Enfin, un tel dispositif favoriserait, selon Martine Billard, « une vraie prise en compte de la pénibilité au travail », contrairement aux « scandaleuses propositions gouvernementales ».



Cette proposition de loi pour laquelle le PCF ambitionne de recueillir, d’ici septembre, 100000 signatures de soutien, se veut la démonstration de l’existence d’une alternative à la réforme gouvernementale des retraites

Par Section EURE SEINE - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 08:43

Avec cette pleine puissance en huis mois, un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.

 

Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

 

Dieu sait pourtant que le Président se démène: il fait rage, il touche à tout, il court après les projets; ne pouvant créer, il décrète; il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais hélas! Cette roue tourne à vide.

 

L'homme qui après sa prise de pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l’agio, la banque, la bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

 

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelques surprises.

 

On y ajoutera le cynisme car la France, il l'a foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue.

 

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde d'un homme médiocre échappé.

 

Victor Hugo "Napoléon le petit" (réédité chez Actes Sud)

 A qui pensiez vous ?

Extrait du forum de  Médiapart envoyé par Pierre Simonet.

 

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Par Section EURE SEINE - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 11:09

Franck Gilard, député de la 5ème circonscription de l'Eure, vient de créer avec 34 autres députés UMP un collectif du nom de "Droite Populaire".

 

L'objectif de ce collectif est, selon ses créateurs, de s'attaquer au politiquement correct et de défendre les fondamentaux de la droite qui sont, de leur avis, la Nation, le patriotisme et la République.

Dans l'interview, pour expliquer cette création, Franck Gilard affirme que ce qui aujourd'hui ferait décalage entre les français et leur classe politique, ce serait des événements comme les émeutes de Grenoble ou celles de Saint Aignan, dans le Loir-et-Cher. Le député UMP précise que ce qui le gène, c'est que certains victimiseraient les voyous (?).

 

Mais sa pensée se précise un peu plus loin, lorsqu'il se demande "pourquoi devrions-nous toujours nous excuser lorsque nous parlons d'immigration ou de communautarisme ?" puis en rappelant des propos qu'il a tenu lors de la campagne des élections régionales ou il affirmait que "les préoccupations des électeurs du Front National sont les miennes".

 

Nous y voilà !

 

Le journaliste n'est pas dupe en lui parlant du Front National.

 

Ce qui travaille Franck Gilard, ce ne sont pas ni la Patrie, ni la Nation, c'est plutôt un trait de caractère refoulé depuis longtemps, un goût pour une certaine France qui pue le rance, avec un rejet pour ce qui est différent, ce qui ne correspond pas au modèle traditionnaliste français, blanc, catholique et paysan. Dans la France de Franck Gilard, les immigrés sont forcément des délinquants et une communauté présente sur le territoire français depuis le XVIIème siècle, la communauté des gens du voyage, devient une population immigrée à l'occasion d'un événement d'actualité. Une communauté qui nécessiterait un traitement particulier avec intervention de l'Etat et du président de la République.

 

Mais la Patrie, la Nation et la République, ce sont d'autres combats, d'autres valeurs.

 

Depuis la Révolution française en passant par la Résistance, il s'est trouvé de nombreux immigrés pour défendre la Patrie, la Nation et la République comme il s'est trouvé beaucoup de bons français, notamment dans les milieux de la bourgeoisie, pour trahir ces trois piliers de la France et choisir le camp de l'ennemi, de la collaboration, de la honte ou du nazisme.

 

Cet amalgame entre délinquance et immigration est facile car simpliste et jouant sur les peurs animales.

Pourquoi mettre en accusation des millions d'immigrés, tous différents par leurs origines, leurs âges, leurs métiers, leur style de vie à chaque fois que quelques connards un peu typés commettent des actes criminels ? Pourquoi ceux qui mettent ainsi en avant les "immigrés" ne font-ils pas les mêmes amalgames avec les corses ou les marseillais alors qu'on entend régulièrement parler du "milieu" corse ou marseillais ? Pourquoi ne font-ils pas de procès en sorcellerie à une Eglise catholique en prise avec des scandales de pédophilie à répétition ? Pourquoi s'attaquer seulement à ceux qui n'ont pas le droit de vote ?

 

Posons-nous les questions sur cette France qui rejette une partie de sa jeunesse, qui n'offre plus un cadre scolaire, professionnel et citoyen permettant à de nombreux jeunes des quartiers "difficiles", enfants français de parents immigrés, d'envisager une ascension sociale autrement que par la délinquance ?

 

Les amalgames et les raccourcis qui font croire que ce sont les origines ethniques ou religieuses de certains qui sont à la source des difficultés de la population sont les ferments de dérives à venir. L'Histoire nous l'a prouvé de nombreuses fois. Ce discours permet surtout d'occulter les causes sociales et politiques de ces difficultés.

Franck Gilard considèrent les français scandalisés par les événements de Grenoble mais il ne parle pas de l'affaire Woerth-Bettencourt. Pourquoi ?

 

Une droite qui stigmatise l'étranger ne remet pas en cause le modèle social et politique à l'origine de la crise morale et économique de notre société, le capitalisme.

 

La Patrie, la Nation et la République sont les enfants de 1789, de la Commune de Paris en 1871 et de la Résistance au nazisme et au régime de Vichy.

 

Les valeurs morales héritées de cette histoire sont inscrites au fronton des mairies : "Liberté, Egalité, Fraternité".

 

Ce sont ces valeurs que nous défendons.

 

On est loin du discours de Franck Gilard et de ses collègues députés.

 

Eric Ruiz.

 

Par Section EURE SEINE - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 21:33

 

 Comme d'habitude, le FN tente de surfer sur la crise et les scandales politiques pour remonter dans les sondages.

Le vieux leader décati du parti frontiste a fait une nouvelle sortie contre ce qu'il appelle "l'establishment" lors d'un déplacement dans un hangar drômois, mettant dans le sac des corrompus, partis politiques et syndicats.

S'attaquer démagogiquement aux syndicats en pleine bataille sur les retraites, c'est surtout souhaiter leur affaiblissement donc, au final, soutenir le projet gouvernemental.

 

A cela rien de surprenant quand on connait les propositions économiques du FN, clairement libérales !

 

Penchons-nous sur un dossier d'actualité, celui des retraites.

 

Par le biais du racisme, le FN s'attaque au régime de retraite collectif en séparant droits sociaux des étrangers et droits sociaux des "français", créant deux caisses dont l'une serrait encore plus déficitaire : celle des "français" ! Eh oui ! Les immigrés sont plus actifs, plus jeunes donc moins malades, ils pourvoient plus à l'équilibre de la Sécu qu'une population "française de souche" vieillissante !...

 

Toujours dans le domaine social, le FN défend l'idée d'une Sécu qui ne prendrait en charge que les "gros risques" (?). Charge à chacun de payer une assurance privée pour les actes mineurs (visite chez le médecin, le dentiste, petite chirurgie, médicaments,...). En tout cas, ceux qui auront les moyens de le faire !

 

D'autre part, en séparant les "immigrés" des autres travailleurs (vive l'Apartheid ?), le FN crée un vivier de travailleurs qui seront sous-payés, sous protégés ce qui entrainera un dumping social interne à la France qui tirera vers le bas l'ensemble des salaires et des conditions de travail de la population.

Le FN ne préconise d'ailleurs rien d'autre qu'un abaissement généralisé du coût du travail en exigeant des allègements de charges pour les entreprises, la suppression de la taxe professionnelle, une baisse de l'impôt sur les sociétés mais aussi une plus grande flexibilité du marché du travail et la remise en cause des 35 heures.

 

Pour les riches, le FN exige en plus une réduction des droits de succession et la suppression des prélèvements sur les plus-values boursières.

 

Par ailleurs, le FN veut supprimer l'impôt sur le revenu qui serait compensé par une hausse de l'impôt indirect et particulièrement de la TVA. Or, si l'impôt sur le revenu est progressif (les riches paient plus que les pauvres), la TVA est payée de la même façon quels que soient vos revenus ! En clair, les riches paieront moins mais les pauvres, dispensés d'impôt sur le revenu paieront plus par le biais de la TVA !

 

Je vous passe ses autres propositions comme la taxation des importations (merci le pouvoir d'achat !), les réductions des dépenses publiques au profit unique de la police et de l'armée ou le retour des femmes au foyer.

 

Un programme digne des libéraux de l'UMP ! La chasse aux immigrés comprise.

 

Le FN : un parti de petits patrons au service du grand capital

 

Le FN compte nombre de petits patrons dans ses rangs et prône une politique ultralibérale. Le Pen lui même est milliardaire et n'a jamais travaillé de sa vie, comme sa fille. On est loin du parti ouvrier qu'il prétend être !

 

Par son programme, c'est un parti qui défend le capitalisme dans sa version la plus radicale. Le racisme en plus.

 

Rien de surprenant.

L'Histoire a montré que l'extrême-droite a toujours été du côté du patronat contre les travailleurs. C'était déjà le cas du temps des ligues fascistes dans la France des années 30 où nombre de patrons scandaient "plutôt Hitler que le Front Populaire !". De nombreux patrons français ont volontairement collaboré avec l'occupant allemand sous Pétain, comme par exemple la famille Renault (d'où la nationalisation de la régie Renault en 1945) ou les fondateurs du groupe ... L'Oréal !

C'était aussi le cas en Espagne avec Franco, au Portugal avec Salazar, en Grèce ou en Amérique du sud avec les dictatures militaires ou les bourgeoisies locales et les Etats-Unis ont soutenu jusqu'au bout ces régimes qui réprimaient le mouvement social et la gauche, notamment communiste.

 

Les barricades n'ont que deux côtés

 

Comme nous l'a enseigné Marx, toute l'histoire du monde se résume à une lutte entre classes possédantes et classes exploitées. Aujourd'hui, les classes possédantes (grande bourgeoisie, spéculateurs,...) tentent de reprendre les acquis sociaux, et donc les richesses, qu'elles ont dû céder aux travailleurs au fur et à mesure des grands rendez-vous sociaux qu'ont été le Front Populaire, la Libération ou mai 68.

 

Dans cette opposition, il n'y a que deux camps : ceux qui défendent le système capitaliste et ceux qui s'opposent à lui.

Parmi ceux qui défendent le système capitaliste, vous avez la droite classique, émanation de la bourgeoisie, mais aussi les sociaux-démocrates (qui veulent néanmoins l'aménager, l'adoucir) et l'extrême-droite, qui ajoute un volant nationaliste et antisocial au libéralisme.

Le camp des opposants au capitalisme est plus réduit, il va d'une gauche socialiste radicale aux différents courants révolutionnaires. Le Parti communiste fait parti de ceux qui prônent un dépassement du système capitaliste, démocratique mais radical.

 

En bon parti d'extrême-droite, le Front National joue sur les peurs, sur les insatisfactions sociales et le rejet de la classe politique pour apparaître come une véritable alternative politique.

 

Malgré un discours apparemment ouvriériste et antisystème, le FN ne propose qu'une version encore plus agressive du capitalisme avec des propositions économiques et sociales très voisines de celles du patronat ou de l'UMP.

 

Le FN est un parti de l'establishment capitaliste.

 

Si demain le peuple français reprenait confiance en lui et décidait de se lever contre l'injustice que constitue le capitalisme, nul doute que les profiteurs du système actuel, patrons en tête, scanderaient comme en 1936, "plutôt Le Pen que le Front populaire" !

 

 

 

lepen.jpg

1983 : comparaison d'une affiche du parti nazi et du FN

 

 

Eric Ruiz,

Membre du comité départemental PCF de l'Eure

 

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 22:10
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