Ce matin, comme prévu, les salariés de chez M-real ont organisé un barrage filtrant au rond point d’Alizay. Enormément de mobilisation de la part des M-real pour cette action qui coïncide avec la rencontre entre les organisations syndicales, Bruno le Maire et le PDG de M-real.
Les salariés sont dans l’attente d’une avancée concrète aujourd’hui.
Voilà le courrier que Gaëtan LEVITRE a adressé à Bruno LE MAIRE :
Un vif succès pour cette marche solidaire avec les M-real aujourd'hui. 650 personnes ont répondu « présent » pour donner une résonance Régionale à la lutte engagée par les salariés pour sauvegarder les emplois et faire vivre M-real à long terme.
Venus aussi soutenir la lutte, les organisations politiques comme le NPA, le PS, EELV et le PCF avec le Front de Gauche étaient présents. A noter la forte mobilisation des communistes avec plus de 100 personnes et un invité de choix puisque c'est André CHASSAIGNE, député, qui est venu exprimer sa solidarité avec le mouvement et dire qu'il sera le relai infatigable de cette lutte à l'Assemblée Nationale.
Les organisations syndicales sont à saluer, cette journée a été particulièrement préparée et, comme l'a dit Thierry Philippot en fin de manifestation et au nom de l'intersyndicale : ce succès va en engager d'autres. Des actions vont avoir lieu rapidement en juillet et en août.
Les salariés pourront compter sur le Front de Gauche et sur les communistes pour être à leurs côtés sans aucunes réserves.
Cher(e)s Camarades,
Je ne peux malheureusement pas être présent parmi vous pour cette marche de l’emploi, mais vous le savez, je soutiens sans réserve cette initiative.
Comment accepter l’inacceptable ? Comment accepter la fermeture d’une entreprise et les drames humains que cela suppose pour tous les salariés et leur famille, uniquement parce que des dirigeants décident qu’il est plus rentable d’aller produire ailleurs ?
M REAL a un savoir-faire et un potentiel. Le projet de développement du site bâti par les salariés, avec le Comité de Défense et les élus démontre qu’un autre avenir est possible.
Alors, pourquoi cette menace de fermeture ? Tout simplement parce que le groupe finlandais, propriétaire de l’usine, n’a ni motivations industrielles, ni projets d’avenir. Il se moque éperdument de savoir si la France produit suffisamment de pâte à papier ou de la nécessité de réduire le nombre de camions sur les routes.
Là où il faudrait une politique industrielle, une politique de droits nouveaux aux salariés, les motivations des actionnaires et des dirigeants sont exclusivement financières dans le plus mauvais sens du terme.
C’est la conséquence directe de l’offensive libérale qui nous frappe chaque jour un peu plus, de ce capitalisme financier mondialisé qui accroît la concurrence entre les peuples, entre les salariés, entre les systèmes sociaux, avec pour seule perspective la précarité généralisée.
Cette fuite en avant n’est pas inéluctable malgré ce que la droite veut nous faire croire. La défense des intérêts des financiers et des actionnaires n’a jamais permis de construire une société fondée sur le respect des hommes et de la justice sociale. Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est justement parce le Gouvernement a montré la voie en ne respectant pas les Français lorsqu’ils se sont exprimés et en bafouant leurs droits.
Les députés et les élus communistes, tous les militants, sont à vos côtés dans la lutte engagée. Ensemble, ne laissons pas faire.
Daniel PAUL