En réunion plénière ce matin à la Région Haute-Normandie, une délégation de salariés d’M-real a assisté à l’intervention du Conseiller régional communiste, Jean-Luc Lecomte.
L’occasion pour lui d’interpeler le Ministre Bruno Le Maire quant à la situation de la papeterie d’Alizay. Il est revenu sur les promesses électorales du Ministre, si prompt à l’époque à sauver les emplois.
Mais depuis, c’est le calme plat. Aucune annonce, aucun contact avec les salariés, aucune volonté affichée de presser M-real de reprendre les négociations avec Arjo Wiggins. C’est tout à fait scandaleux.
Mais à quoi sert un Ministre si ce n’est de conforter l’emploi industriel sur son territoire ? A quoi sert-t-il ce personnage haut en couleur lorsqu’il s’agit de défendre la politique gouvernementale et son chef Sarkozy ?
Va-t-il enfin nommer un médiateur permettant ainsi de réactiver le dialogue entre les deux entreprises et les organisations syndicales ? Malheureusement nous sommes septiques.
La réponse de Le Maire fut quelques peu déplacée lorsqu’il à le culot de polémiquer sur les actions engagées par la gauche pour soutenir et supporter les propositions des salariés. Faut-il lui rappeler qu’un collectif assure depuis 7 mois le relai des travailleurs et qu’il travaille sans relâche pour faire entendre raison aux pouvoirs publics ?
Quel mépris affiché par la droite !
Comme une bouteille à la mer, il annonça tout de même qu’il allait organiser une table ronde en présence d’Estrosi sur la sauvegarde et le développement de la filière bois. Bien évidemment aucun salarié n’avait eu vent de cette information. Info, intox ?
Toujours est-il que le temps presse : mercredi prochain, à 10h, nous serons au tribunal de grande instance d’Evreux pour connaître le verdict du juge quant au PSE.
Affaire à suivre.
En attendant, nous appelons tous les communistes, tous les progressistes à venir soutenir les M-real à l’occasion de la manifestation contre la réforme des retraites et pour la sauvegarde de l’emploi le 24 juin prochain. Rendez-vous, à 10h au Bel Ebat à Evreux. AL
C'est ce matin qu'a eu lieu le Conseil municipal extraordinaire d'Alizay devant l'entreprise M-real.
Une initiative populaire, symbolique qui a permis, dans tous les médias, de relayer la préoccupation des élus de sauvegarder l'emploi et le site au côté des salariés et du collectif.
Le maire d’Alizay, Gaëtan Levitre a tenu un discours offensif et mobilisateur sur ce dossier, refusant la fermeture d’un site viable économiquement et qui a un repreneur, le groupe Arjo Wiggins. Il met en demeure Bruno Le Maire de prendre ses responsabilités sur ce dossier, au delà des déclarations prises il y a quelques mois à Ymare et plus sérieusement que pour le dossier Glaxo-SmithKline d’Evreux.
A sa suite, ce sont les représentants syndicaux de M-Real et d’Arjo Wiggins qui sont intervenus pour rappeler le cadre dans lequel se battent les salariés de la filière, la viabilité d’une usine de pâte à papier en France au moment où flambent les cours du papier et la solidité du dossier économique défendu par le Comité d’entreprise et les experts.
Enfin, Nathalie Verdeil, secrétaire de la CGT de l’Eure, est venue apporter son soutien aux M-real et au comité de défense de l’emploi industriel emmené par Gaëtan Levitre. La responsable syndicale a insisté sur l’importance de la mobilisation des salariés sur le dossier de l’emploi et des salaires, notamment en cette période de réforme des retraites.
Chacun a appelé les participants et les salariés à continuer la mobilisation sur le dossier M-Real et à participer à la journée d’action intersyndicale du 24 juin prochain, 10 h, au Bel Ebat à Evreux.
Deux délibérations furent prises et votées à l'unanimité.
La première pour réitérer haut et fort que l'avenir tout entier du site passait inévitablement par le redémarrage de la pâte à papier. Par conséquent, il faut que la direction entende les diverses propositions alternatives formulées par les travailleurs et réputées viables par les experts. C'est bien la raison pour laquelle il faut absolument reprendre les négociations avec Arjo Wiggins pour le rachat du site.
La seconde : si M-real continuait sa course folle du côté de la fermeture pure et simple de l'usine de pâte (ce que nous n'envisageons pas, mais les fossoyeurs à la tête de ce groupe nous ont appris à nous méfier), les élus d'Alizay attaqueront M-real en justice pour qu'ils assument purement et simplement le démontage et la dépollution du site. Il faut savoir que le coût de cette opération avoisine les 200 millions d'euros. Autant d'argent qu'il faudrait mettre dans la diversification industrielle, dans l'emploi pour faire de cette papeterie un pôle de compétitivité pérenne.
Un rassemblement populaire était donc présent pour soutenir cette initiative. Pour l'anecdote : certains élus, qui avaient brillamment désertés le collectif et les actions engagées depuis 7 mois étaient présents. C'est certainement par soucis des problématiques industrielles ! Nous n'osons pas croire que les médias nombreux les ont seuls décidé à se montrer ce matin ;)
Mesdames, Messieurs,
Vous connaissez certainement la situation inacceptable qui se dessine chez M-real.
Avec l’aval d’un ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, l’entreprise finlandaise botte en touche et veut procéder très vite aux licenciements.
C’est tout simplement inacceptable.
Scandaleux :
- Parce que c’est l’avenir de dizaines, voire de centaines de familles qui est en cause.
- Parce que la fabrication de la pâte à papier est rentable.
- Parce que des solutions alternatives, travaillées par les organisations syndicales et les salariés ont été jugées viables et validées par des experts.
- Parce qu’il existe deux repreneurs potentiels connus : Arjo Wiggins et Proconsult.
- Parce que nous considérons qu’M-real se doit de céder pour l ‘euro symbolique son entreprise qu’elle entend de toute manière fermer.
- Parce que la pâte est une production déterminante et indispensable pour consolider et pérenniser le site d’Alizay.
- Parce que le savoir faire est encore présent dans l’entreprise.
Pour toutes ces raisons, le conseil municipal d’Alizay réaffirmera son opposition ferme aux licenciements ainsi qu’à la fermeture de l’usine de pâte à papier en se réunissant en session extraordinaire :
JEUDI 17 JUIN à 11H
DEVANT L’ENTREPRISE M-REAL
Une occasion forte et symbolique d’exiger à nouveau le gel du plan social facilitant ainsi la reprise des discussions avec les repreneurs.
Comme le demandent les organisations syndicales et le collectif qui luttent depuis 7 mois pour le maintien et le développement de l’emploi, exigeons tous ensemble le redémarrage de la production de pâte.
Il n’est pas encore trop tard !
La section Eure Seine PCF vous appelle à soutenir cette initiative municipale et vous invite à participer et à faire participer vos proches à ce rendez-vous.
Il en va de la survie de notre territoire.
VENEZ NOMBREUX
JEUDI 17 JUIN à 11H
DEVANT L’ENTREPRISE M-REAL
A ce jour, nous n’avons pas encore de nouvelles quant au rendez-vous avec Bruno Le Maire. C’est bien pour ça que Gaëtan Levitre a demandé au Président Destans de faire en sorte que cette rencontre se fasse vite et donc presser le Ministre à proposer une date… le temps presse…
Gaëtan Levitre, Maire d’Alizay et Conseiller général et Jean-Louis Destans, Président du Conseil général viennent d’obtenir un rendez-vous entre Bruno Le Maire et une délégation composée des salariés d’M-real et du collectif.
Nous devrions donc avoir une date précise dans quelques heures.