Comme je vous l'avais dit fin décembre, nous lançons notre rubrique démocratie participative. Un billet par semaine (tous les jeudis), sans censure, ni polémique. Vous voulez participer ?
Adressez-nous sur
lemotpourdirepcf@yahoo.fr
vos écrits, nous les publierons. Conditions non négociables : une adresse mail, un Nom, un Prénom, une ville. Et pas de pseudo. A très vite.
Bonjour,
Voici un petit comparatif des meilleurs résultats des listes Front de Gauche et NPA aux européennes.
En regardant les chiffres,
on remarque facilement que le Front de Gauche réalise des scores "élevés" dans les fiefs habituels du Parti Communiste. 8 départements donnent des scores supérieurs à 10 % pour nos listes. 12
départements se situent entre 8 et 10 %.
Pour le NPA, le score des
listes est très homogène nationalement (entre 4 et 6 %) y compris dans des secteurs difficiles pour la gauche comme l'Alsace (entre 4 et 4,5% pour le NPA contre 1,60 et 1.75 % pour le Front de
Gauche). Le score du NPA passe la barre des 7 % dans seulement 7 départements ; 1 seul résultat (Creuse) se situe au dessus des 8 % !
Le constat est quasiment
identique dans l'Eure où nous faisons des résultats très importants dans nos "bastions" (Alizay, Gisors, Brionne, Charleval,...) et des flop là où nous ne sommes pas présents alors que le NPA
obtient des scores qui diffèrent peu d'un canton à l'autre, avec peu de pics locaux.
Ceci tant à montrer que les
scores électoraux du Front de Gauche et du NPA ne s'expliquent pas de la même façon.
Dans notre cas, ces chiffres
montrent le lien qui existe entre notre force militante et notre résultat. Ce constat est identique dans l'Eure comme en France où nous faisons de bons scores là où nous avons la capacité
militante. Le vote Front de Gauche est donc, avant tout, lié à l'implantation locale des communistes.
Pour le NPA, on ne peut pas
en dire autant. Le NPA annonce 9 000 adhérents soit une moyenne de 100 adhérents par département bien qu'on puisse, sans prendre de risque, estimer que les forces du NPA sont, comme les nôtres,
réparties de manière hétérogène sur le territoire avec des zones de force et des zones de faiblesse. Ce nombre d'adhérents annoncés est à comparer aux 75 000 cotisants et aux 40 000 votants lors
du dernier congrès du PCF. Avec des effectifs beaucoup plus faibles que les nôtres, il est impossible pour le NPA d'assurer une couverture militante permanente sur tout le territoire
national.
Dans le cas du NPA, le
résultat homogène de ses listes ne repose donc pas sur le travail militant historique de la LCR ou sur le travail militant récent du NPA. Seule explication à ce résultat : l'impact médiatique de
son congrès fondateur en décembre et l'image de son leader, abondamment présentée dans les médias entre novembre et février. D'ailleurs, la courbe descendante du score du NPA dans les sondages
entre janvier et juin (de 11 % à 5 %) accrédite cette hypothèse.
En conclusion, loin des
sunlights médiatiques, le Parti Communiste ne peut construire de résultat durable que par un travail militant continu. Ce qui nécessite un renforcement de nos effectifs, notamment là où nous
sommes en position de faiblesse, et un travail politique de conviction auprès des couches populaires.
En période de crise
profonde, le réflexe de nombreux salariés est de s'arrimer sur l'existant et de protéger les siens en faisant le dos rond. L'esprit de révolte et la volonté de changement ne viennent pas
spontanément.
Ces petites réflexions pour
susciter le débat.
Eric Ruiz,
Evreux