Bonjour, vous avez signé la pétition
« Aimer un étranger ne doit pas être un délit » et nous vous en remercions.
Mais nous avons encore besoin de votre soutien.
Malgré les 9000 signatures réunies en quatre jours, les interventions de plusieurs députés et sénateurs, la mobilisation locale du collectif des « Amoureux au ban public » de Dijon, le préfet de
Cote d’Or reste inflexible et a confirmé ne pas vouloir revenir sur la décision d'expulsion prononcée contre M. NAIMI. Cette expulsion est prévue désormais intervenir à tout moment.
Nous vous demandons d'écrire en urgence au Ministre de l'immigration et à ses services pour exprimer votre indignation et exiger que M. NAIMI puisse rester en France et se marier avec Mlle CHARY
le 11 avril comme cela était prévu.
Envoyer un fax ou un email à :
Ministre: eric.besson@iminidco.gouv.fr
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Nous joignons ci-dessous un modèle de lettre. Nous vous invitons toutefois à personnaliser cette lettre pour qu'elle ait davantage d'impact.
Ne pas mettre le
nom de M. Naimi dans l'objet du message pour éviter les filtres
Monsieur le Ministre,
Nous vous saisissons en urgence de la
situation de M. NAIMI, ressortissant marocain, actuellement retenu au centre de rétention Lyon Saint-Exupéry suite à un arrêté de reconduite à la frontière pris par le Préfet de la Côte
d'Or.
M. NAIMI devait se marier le 11 avril avec sa concubine française, Mlle CHARY. Il a été interpellé chez des amis le 17 mars dernier et a fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la
frontière du préfet de la Côte d'Or.
Cette mesure d'éloignement, qui porte une atteinte manifeste à la liberté du mariage et à la vie familiale, comporte en outre des conséquences humaines dramatiques.
Mlle CHARY vient d'apprendre qu'elle est atteinte d'un cancer et doit être prochainement opérée. Mère d'une petite fille de 2 ans, elle a besoin du soutien de son compagnon pour
surmonter cette épreuve et l'aider à s'occuper de cet enfant. Compte tenu de sa situation médicale et familiale, elle ne peut pas envisager de se rendre au Maroc pour y accompagner M.
NAIMI.
Il convient en outre de signaler que Mlle CHARY est convoquée devant le Tribunal correctionnel pour répondre du délit d'aide au séjour irrégulier de son concubin alors que la loi
interdit pourtant que de telles poursuites soient engagées à son encontre (art. 622-4 du CESEDA).
Nous vous demandons par la présente de faire cesser le drame vécu par ce couple et d'ordonner
la libération de M. NAIMI afin de lui permettre de se marier et de rester auprès de Mlle CHARY.
Veuillez recevoir, M. le ministre, l'expression de notre considération.
Merci d'avance.
Avec le soutien d'Eure Seine
Depuis quelques semaines, des voix s'élèvent pour dénoncer la multiplication des procédures policières et judiciaires contre des militants associatifs ou simples citoyens qui apportent un soutien humain aux étrangers en situation irrégulière.
La solidarité n'est cependant pas la seule à faire l'objet d'attaques inacceptables : l'amour porté à un étranger en situation irrégulière devient également un acte criminel !
Mlle Charry, de nationalité française, est appelée à comparaître dans les prochaines semaines devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit d'aide au séjour irrégulier de son concubin marocain, M. Naimi. Le couple devait se marier le 17 avril prochain à Dijon après plusieurs mois de concubinage. A la suite d'une transmission par la mairie du dossier de mariage au procureur, M. Naimi a été interpellé le 17 mars chez des amis et placé au centre de rétention de Lyon-St-Exupery en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.
La situation vécue par ce couple n'est pas un cas isolé. Depuis sa naissance en juin 2007, le mouvement des « Amoureux au ban public » a eu connaissance de quatre autres procédures judiciaires engagées contre des français en concubinage avec des étrangers en situation irrégulière ainsi que de plusieurs rappels à la loi prononcés par le Parquet. De nombreux témoignages reçus relatent en outre les menaces de poursuites pénales régulièrement proférées par les services policiers ou administratifs et les conditions d'interpellation et d'audition humiliantes et dégradantes.
Scandaleuse, cette criminalisation de l'amour est également illégale. En effet, la loi interdit que le conjoint ou concubin d'un étranger en situation irrégulière soit poursuivi pour l'avoir hébergé et aidé dans sa vie quotidienne.
Les « Amoureux au ban public » demandent :
- l’abandon des poursuites pénales engagées contre Mlle Charry
- la libération de M. Naimi afin de lui permettre de se marier avec sa compagne.
- Les « Amoureux au ban public » demandent également au
gouvernement de rappeler par voie de circulaire aux services de police et aux parquets que la loi interdit toute poursuite pénale pour aide au séjour irrégulier à l'encontre des conjoints et
concubins d'un étranger et exigent plus généralement que cesse la criminalisation des gestes de solidarité ou de simple humanité envers les étrangers en situation irrégulière.
SIGNEZ LA PETITION
Chers Amis,
Notez que l’initiative " solidarité palestine " a lieu en salle du conseil municipal – Mairie de Louviers et non au moulin comme évoqué dans l’après-midi.
Je compte sur votre présence nombreuse.
AL.
Constitution d’un Collectif de l’Eure pour la Justice et la Paix en Palestine
L’offensive militaire israélienne a Gaza, d’une violence jamais vue, suscite une très grande émotion et une indignation légitime. Les populations civiles en sont les premières victimes.
Les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien en France et dans le monde jouent incontestablement un grand rôle pour aboutir à un cessez le feu pérenne à Gaza. La Paix reste fragile ; il est impératif de faire grandir le mouvement de soutien avec tous ceux qui œuvrent pour la Paix au Proche Orient.
60 ans après la création de l'Etat d'Israël, l'Etat de Palestine n'existe toujours pas.
Le peuple palestinien à droit à un Etat souverain dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, la libération des prisonniers et le droit au retour pour les réfugiés en application des résolutions de l'ONU.
L'idée de l'édification, à côté de l'Etat d'Israël, d'un Etat palestinien, comme condition essentielle d'un règlement politique du conflit du Proche-Orient, n'a jamais été aussi formellement approuvée dans le monde.
Après tant d'années de
souffrances, d'injustices et d'humiliations, il est plus que temps, de réaliser les droits nationaux du peuple palestinien et de construire ainsi une paix durable dans une sécurité
partagée.
L’offensive militaire israélienne et les destructions sont une punition collective particulièrement meurtrière perpétrée contre le peuple palestinien !
Personne ne peut croire que cette agression dévastatrice pourrait – comme le prétendent les dirigeants israéliens – conduire au rétablissement de la sécurité. Au contraire, en agissant ainsi les autorités israéliennes choisissent l’escalade. Jusqu’où ? Cette opération militaire est totalement disproportionnée y compris face aux menaces des terroristes. C’est tout un peuple que l’on punit.
Elle ne contribue pas à la libération du soldat israélien Gilad Shalit : elle met la vie de celui-ci en danger.
La logique de guerre
israélienne conduit à une impasse condamnée en Israël-même par les mouvements et les partis politiques pour la Paix.
Quelles sont les vraies causes de cette crise dramatique ?
La vie quotidienne des Palestiniens, dans
la pauvreté et le chômage, à Gaza et en Cisjordanie, est un enfer. Cette situation nourrit toutes les tensions et la dangereuse impasse politique actuelle.
Depuis des mois, le peuple de Gaza étouffe
sous un blocus économique, un véritable siège, aux conséquences sociales terribles. Plus de 50% des habitants de la Bande de Gaza sont au chômage. Sans eau, sans électricité, sans ravitaillement
normal en denrées de base, la vie quotidienne est devenue un enfer. Aucun peuple ne pourrait supporter un tel traitement et une telle volonté d’écrasement et d’humiliation.
Tout le peuple palestinien, en Cisjordanie
comme à Gaza, est visé par cette politique inhumaine qui accompagne un processus de colonisation permanent des terres palestiniennes, avec la construction d’un mur d’annexion qui coupe des
villages, détruit des cultures, ruine des familles…
Les résolutions de l’ONU doivent être appliquées
Toutes les conditions d’une crise majeure
ont été ainsi entretenues durant des mois par Israël dans le mépris affirmé des résolutions des Nations Unies et du droit international. Le gouvernement israélien n’a respecté aucun des
engagements pris depuis des années en sabordant le processus de paix lancé au début des années 90, en refusant l’initiative de paix arabe. La tragédie d’aujourd’hui est le fruit de cette
stratégie et du soutien que les Européens, dont la France, et les Etats-Unis ont généreusement octroyé à Israël.
Nicolas Sarkozy est même allé très
récemment jusqu’à encourager le gouvernement de Tel Aviv en rehaussant le statut d’Israël dans son association avec l’Union européenne !
La sécurité ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit
La sécurité pour tous – Israéliens et
Palestiniens – ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit dans la perspective d’un règlement juste du conflit en donnant sa chance à la paix. Travailler à une solution juste
et durable, deux Etats, palestinien et israélien, vivant en sécurité et en coopération !
C'est parce qu'il n'y a pas de processus
de paix que nous connaissons la tragédie d'aujourd'hui.
Donner sa chance à la paix, c’est d’abord
et dans l’urgence : rester vigilants pour que le cessez le feu total tienne, lever le blocus, porter secours aux populations de Gaza et revenir à un processus
politique.
C’est
pour nous, nous inscrire dans le mouvement de soutien avec tous ceux qui œuvrent pour le retour au processus de paix en application des résolutions de l’ONU et des accords passés.
Investir toutes nos forces dans l’aide d’urgence dont a besoin le peuple de Gaza et dans le soutien aux forces de Paix au Proche Orient