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« Sonnez, sonnez toujours
clairons de la pensée.»
Victor Hugo
Je m'oppose à la privatisation de la Poste.
Je me prononce pour un service public postal moderne et rénové qui réponde aux besoins de la population, sur l'ensemble du territoire.
Je demande l'organisation d'un débat public national sur l'avenir du service public postal.
Pour ces raisons, je signe la pétition en cliquant sur l'image ci-dessous.
Je ne m’attarde pas sur le sujet, faute de temps, mais lorsque je lis que notre première « bête
à bon dieu internationale » affirme, lors d’un voyage qui le conduit au Camaroun, que l’utilisation du préservatif aggrave le problème su sida, je suis partagé entre deux
sentiments :
- la colère,
- et la déception mêlée au dégoût.
Comme si le réveil spirituel allait régler ce fléau qui tue tant de gens partout dans le monde et notamment sur le continent
africain.
J’imagine la tronche des femmes et des hommes qui travaillent brillamment sur le terrain et avec conviction, dans les associations humanitaires, lorsqu'ils entendent ces propos "nucléaires.
J’imagine la tronche de ces médecins, alertes, qui bossent sur place et qui participent activement à la prévention et à la distribution de la capote : seule alternative aujourd’hui pour
tordre le cou à la maladie ".
Benoît XVI, mériterait d’être poursuivi pour cette déclaration grave !
AL
Déclaration Christian JUTEL, vice-président du conseil régional de Haute-Normandie, session du
lundi 16 03 09
Dans notre région, comme partout dans le pays, les hôpitaux publics sont confrontés à de graves difficultés du fait de la politique gouvernementale.
La qualité et l’accès aux soins pour tous sont remis en cause.
Le projet de loi, dit « loi Bachelot » en débat à l’Assemblée Nationale et au Sénat, loin de résoudre les problèmes, constitue un véritable danger pour les hôpitaux publics de proximité.
Ce projet de loi va accélérer les restructurations, en accentuant ainsi la désertification médicale de vastes zones du territoire régional et national.
Du fait de la mise en œuvre dogmatique de la tarification à l’activité (T2A), la quasi-totalité des hôpitaux publics ont été mis dans le rouge.
C’est le prétexte avancé aujourd’hui, pour réorganiser nous dit-on, par le biais d’une loi qui, de facto, favorisera le privé au détriment du public mis en concurrence complètement déloyale.
« L’exemple » de la situation du Groupement Hospitalier du Havre sur lequel l’Agence Régionale Hospitalière fait pression maximum pour qu’il apure ses comptes… en réduisant les emplois, est indicatif des vrais motifs de cette loi.
Si l’on n’y prend garde, l’hôpital d’Evreux-Vernon qui subit les mêmes pressions risque de voir sa situation s’aggraver, d’autant que dans le même temps l’ARH, contre l’avis des élus concernés, favorise (avec argent public à l’appui : 25 millions d’€ promis) la construction d’une nouvelle clinique privée à Evreux (250 lits) regroupant les 2 cliniques privées existantes… toutes deux en déficit d’ailleurs ! ! !
Au-delà, ce sont l’ensemble des hôpitaux de proximité de notre territoire régional qui sont menacés comme l’annonçait les quotidiens régionaux et nationaux avec la publication d’une carte des hôpitaux visés par la loi, pour mémoire figuraient sur cette carte - qui n’a jamais été démentie par les autorités - entre autres, les sites suivants : Eu, Gisors, Pont-Audemer, Bernay, … s’y ajoute probablement aujourd’hui le site de Vernon dont certains services sont menacés sous couvert de mutualisation des moyens avec Evreux, comme viennent de le dénoncer les élus communistes de cette ville en appelant la population à se mobiliser avec l’ensemble de la communauté hospitalière.
Cette loi porte donc bien le risque majeur d’ajouter une crise sanitaire à la crise sociale que connaît notre pays.
Malheureusement, sans surprise, cette réforme s’inscrit en effet dans la réduction des moyens alloués à la santé publique, poursuivant le chemin tracé, il y a quelque temps déjà par le rapport Larcher, en plaçant l’hôpital public dans une logique de restructuration purement économique au mépris du principe d’égal accès aux soins.
Trois chiffres au passage pour vous faire mesurer, si cela vous avait échappé, que ce gouvernement fait des choix que j’affirme de classe : franchise fiscale pour les nantis : il donne 15 milliards d’€ par an ! Fusion Caisse d’Epargne-Banque Populaire : il lâche 3 milliards d’€ sans contrôle ! Impasse budgétaire des hôpitaux publics pour 2008 : moins d’1 milliard d’€ qu’il s’évertue à récupérer sur les personnels et les malades !
De la rationalisation nous passerons au rationnement ou à l’éloignement des soins pour les patients.
Ce projet fait la part belle au secteur privé qui pourra choisir, comme dans un catalogue, ses missions dites de service public que l’on fait mine de lui imposer.
En renforçant le pouvoir des futures agences régionales de santé et celui des directeurs des futures communautés hospitalières territoriales, il fait considérablement reculer la démocratie sanitaire. Les personnels, les usagers, les élus voient leur rôle restreint, ignoré.
Les efforts que la Région et les deux départements portent sur le territoire en matière de cohésion sociale et de démographie médicale risquent d’être vains en regard des conséquences de cette réforme.
La proximité d’un hôpital est indispensable dans le maillage territorial, car il est plus près des patients et de leurs familles, plus près de la réalité de terrain ; prévention, diagnostic, accueil et soins, orientation... à même de répondre avec les meilleures garanties de sécurité à une approche solidaire et humaine des problèmes.
A l’Assemblée Nationale comme au Sénat, les parlementaires communistes avec leurs collègues des autres formations de gauche, ont multiplié les interventions, les amendements pour infléchir ce texte dangereux, en vain jusqu’alors.
Les parlementaires Umpistes et autres élus de droite qui font semblant de se préoccuper de la question - n’hésitant pas à se mêler parfois aux manifestations dans leurs territoires électoraux - sont restés droits dans leur botte derrière leur ministre dans les 2 assemblées.
Ils s’apprêtent à voter ce texte dont beaucoup pensent et disent qu’il serait de bon sens de retirer et de retravailler, en partant des besoins exprimés notamment en matière de prévention et d’éducation à la santé quasiment absentes dans cette loi et la santé au travail, elle, complètement ignorée !
Une exigence portée d’ailleurs par les millions de manifestants du 29 janvier, particulièrement celles et ceux du secteur de la santé dans toute leur diversité, et qui sera à nouveau au cœur des manifestations du 19 mars, tant il est de plus en plus évident à travers les reportages qui se multiplient dans les médias sur ce sujet que cette loi risque de nuire gravement à la santé de tous.
Il est urgent en même temps que soit engagé un grand débat national autour d’objectifs tels que la santé gratuite, accessible à tous, l’existence d’une hospitalisation publique dotée des moyens de ses missions, ce qui implique aussi des personnels de santé en nombre suffisant, mieux considérés, mieux rémunérés, ayant des conditions de vie et de travail améliorées.
Un rêve me direz-vous ? Une utopie dans ce monde où la valeur universelle que l’on a voulu nous imposer jusqu’ici était le profit ? …
Mais si le monde justement était en train de changer de base ?… Rendez-vous jeudi dans les manifestations !
Alain Bashung n'est plus... Nous perdons un « grand de la chanson » mais aussi une personne de valeur qui avait une culture solidaire qui n'est pas à
prouver...
Sans entrer dans le "patos", voici une de ses chansons qui m'a, je l'avoue, suivie pendant de nombreux mois...
Résidents de la république (Beu pétrole)
Un jour, je t'aimerais mois,
jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus,
Un jour je sourirai moins,
Jusqu'au jour ou je ne sourirai plus,
Un jour je parlerai moins,
Jusqu'au jour ou je ne parlerai plus,
Un jour je courrirai moins,
Jusqu'au jour ou je ne courrirai plus,
Hier on se regardait à peine,
c'est à peine si l'on se penchait,
Aujourd'hui nos regards sont suspendus,
Nous résidents de la république,
Où la rose à des reflets bleus,
Résidents résidents de la république,
Des atomes, fais ce que tu veux,
Un jour je te parlerai moins,
Peur-être le jour où tu ne me parleras plus,
Un jour, je voguerai moins,
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira,
Hier on se regardait à peine,
C'est à peine si l'on se penchait,
Aujourd'hui nos regards sont suspendus,
Résidents résidents de la république,
Où la rose a des reflets bleux,
résidents, résidents de la république,
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...
C'est pas beau ça ? Moi je suis bouleversé rien que de l'écrire !
Le 19 mars prochain, il va falloir enfoncer le clou. Pour faire sortir notre gouvernement de sa
léthargie sociale, pour lui imposer un changement radical pour nos salaires, pour la défense de l’emploi, pour la hausse des minima sociaux et pour les retraites, il va falloir être encore plus
nombreux que le 29 janvier dernier dans les rues de France.
Dans notre département, le rendez-vous se faire au Pré du Bel Ebat à Evreux à 14h00. Je sais déjà que ce sera un succès car les gens sont las des mensonges de Sarkozy. Les temps changent et le peuple en est à l’initiative. Ne lâchons rien ! Je l’écrivais lundi dernier, les exemples de Guadeloupe et de la Martinique sont des « cas d’école » ; Ils doivent nous donner du cœur à l’ouvrage ! Il ne s’agit pas de manifester pour manifester, il s’agit là d’urgence vitale, de lutter contre les dérèglementations économiques et sociales, de se battre pour que nos salaires augmentent. Il n’y a aucune raison que ce soit toujours les mêmes qui mangent les parties nobles du gâteau.
MANIF NATIONALE INTERSYNDICALE JEUDI 19 MARS
Rendez-vous à EVREUX à 14h00 Pré du Bel Ebat
Face à la crise et aux mesures gouvernementales
exclusivement favorables aux plus riches et aux spéculateurs,
il est
important que cette journée soit une réussite !
AL
N’hésitez pas à contacter Eure Seine pour profiter d’un covoiturage qui partira de la Mairie d’Alizay à 13h00. lemotpourdirepcf@yahoo.fr
Hier, le « Front de gauche » a lancé sa campagne pour les européennes. Et le moins que l’on
puisse dire, c’est que ça démarre fort : 6 000 personnes étaient ainsi rassemblés au Zénith pour crier leur mécontentement face à ce qui se passe en France et en Europe.
6 000 voix pour dire que nous tenions les responsables de cette crise. Qui sont-ils ? Les brigands du monde de la finance soutenus par les politiques bien-pensantes ultralibérales. Oui, cette crise est une crise du système capitaliste qui vient de montrer ces failles aux yeux du monde entier.
Ces bandits en col blancs font du mal, énormément de mal ; et c’est précisément pour cela que nous nous levons et protestons de plus en plus nombreux. Plan de licenciements à la pelle, délocalisations sauvages, travailleurs de la santé menacés, salariés comprimés, enseignants jugés et non remplacés, étudiants en résistance, retraités de plus en plus pauvres… Voilà ce que cette société du gagnant, de l’égoïsme engendre depuis quelques années de politiques de droite. Vous comprenez donc que le raz le bol se fait de plus en plus entendre par nos concitoyens touchés par les méandres de cette politique au service des plus riches.
Nos amis Guadeloupéens et Martiniquais nous ont donné le « La »
Ils ont fait plier le gouvernement français sur des revendications justes et nécessaires. Cette victoire doit nous faire réfléchir à nos futures mobilisations et notamment celle du 19 mars prochain.
C’est aussi ce genre de solidarité, de rassemblement dont nous avons besoins pour peser au parlement européen tenu par le Droite. Et pour cela et faut s’unir et arrêter les querelles politiciennes. L’heure assez grave pour réussir à ce que le « Front de Gauche », ouvert par le PCF et le Parti de Gauche accueille le maximum d’organisations politiques et militantes, le maximum de gens, pour faire de cette élection européenne une élection à la hauteur de ce que nous avons pu faire un fameux jour de mai 2005, le 29, avec la victoire du NON.
Le chemin est court, alors gageons que les aventuriers solitaires vont retrouver la voie de la raison et participer à cet élan unitaire dont nous avons tant besoin pour peser au Parlement et mettre des bâtons dans les roues du carosse libéral.
Marie-George Buffet a dit : « Quand on est de gauche, on vote pour le Front de gauche ».
C’est une bonne conclusion à mon propos.
AL
Nicolas Sarkozy déjà l'année dernière, lors du dîner annuel du CRIF le 17 février 2008, avait comparé communisme et nazisme, sous un angle nouveau, celui de leur supposé commune « absence de Dieu ».
Ces parallèles entre communisme et nazisme font, depuis quelques années déjà, partie des nouvelles lunes de la droite la plus dure. I
Ils occultent évidemment la détermination avec laquelle des communistes partout dans le monde se sont battus, souvent au prix de leur vie, pour éradiquer le nazisme sur la planète et sauver la vie de Juifs menacés de mort. Et ils sont d'autant plus scandaleux que sous le prétexte de lutter contre la barbarie, ces propos visent d'abord à discréditer définitivement l'idée qu'une émancipation humaine est possible.
Et en même temps, ils ne peuvent que contribuer à ouvrir la porte à tous ceux qui cherchent à des degrés divers à réhabiliter le fascisme.
Les propos de Nicolas Sarkozy sont d'autant plus scandaleux qu'ils s'intègrent à la nouvelle croisade présidentielle contre la laïcité. Prendre ainsi en otage l'histoire et la foi des croyants pour faire avancer des convictions politiques particulièrement réactionnaires est aussi scandaleux que ridicule.
Malheureusement, en ce début de mois de mars 2009, force est de constater que, rien n'a changé... A notre plus grand regret...
Le PCF n’a pas été invité au dîner du CRIF ce soir. Motif : il a participé aux manifestations contre l’offensive israélienne durant lesquelles certains slogans ont été jugés intolérables par ce conseil soi-disant représentatif des juifs de France.
Pathétique, c'est le seul mot qui me vient à l'esprit et je m'arrête là.
Voici, une déclaration de l'Union Juive française pour la Paix (UJFP) : le moins que l'on puisse dire, c'est que le discours n'est pas
le même... Cliquez ci-dessous et bonne lecture...
Dans un article des Echos daté du 19 février, l’Union Française de l’Electricité relaye la
proposition d’EDF de réduire sa part de marché de 85 % à 70 % avec comme contrepartie une augmentation des tarifs facturés aux usagers.
Première réflexion : Cela met au grand jour ce que dit la CGT depuis longtemps, dans le domaine électrique, la concurrence signifie une hausse des tarifs.
Deuxième réflexion : Malgré les efforts déployés par la Commission Européenne et par nos gouvernants pour casser le système actuel, ils trouvent qu’il faudrait aller encore plus loin aujourd’hui.
Depuis plusieurs mois, on sent bien que le tarif régulé est dans la ligne de mire. Plusieurs initiatives essayent d’argumenter pour le détruire : Que ce soit le tarif en fonction du profil de consommation (horosaisonnalité), l’attaque contre le chauffage électrique au moment de la PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) ou encore l’estimation revue sans cesse à la hausse pour le coût de construction de l’EPR.
Ces schémas proposés par EDF sont proprement scandaleux. L’expansion des chauffages électriques est un effet direct des hausses répétées du prix du gaz, conséquences de la libéralisation, et auxquelles la CGT s’est constamment opposée. Le parc de production électrique français, à base de nucléaire, permet de produire de l’électricité à un tarif bas pour les usagers, qu’ils soient particuliers ou professionnels, et ce n’est que justice car il a été financé par des générations successives d’usagers depuis 1973.
Les producteurs concurrents ont du mal à rivaliser, malgré tous les avantages déjà obligeamment consentis par les directions successives d’EDF et favorisés par tous les gouvernements depuis 2000, et surtout l’actuel (TARTAM, VVP,…).
Le tarif régulé reste pour tous les consommateurs la garantie d’une égalité de traitement et du meilleur prix. Il est un obstacle majeur pour que les différents opérateurs (EDF, Suez, POWEO et autres Direct Energie) puissent saigner à blanc les petits usagers, qu’ils soient professionnels ou domestiques. Augmenter les prix en diminuant la part de marché de l’opérateur historique permettrait aussi de faire rentrer artificiellement de nouveaux opérateurs.
En quelque sorte, ce seraient les usagers qui paieraient une seconde fois pour permettre que le marché puisse apparemment fonctionner et que les prix puissent augmenter. C’est grotesque !
A-t-on déjà vu une entreprise proposer de réduire ses parts de marché ?
A-t-on déjà vu des consommateurs financer une hausse de prix artificielle ?
Il est tout à fait scandaleux que la Direction d’EDF monte en première ligne pour un objectif aussi cynique !
La CGT continuera de défendre le besoin d’un service public de l’énergie. Le tarif régulé fait partie des mécanismes permettant le fonctionnement de ce service public. A ce titre, elle y est très attachée.
Monsieur le Président de la République,
Le 19 décembre 2008 vous avez donné votre assentiment à ceux qui, depuis des mois, prônent la transformation de La Poste en société anonyme. Autrement dit sa privatisation. Certes, vous affirmez
que son capital sera « uniquement détenu par des acteurs publics ». Est-ce une garantie ? Nous ne le pensons pas. D’abord, parce que des acteurs publics ce n’est pas l’Etat. Ils
n’en possèdent ni la responsabilité, ni le pouvoir. Ensuite, parce que l’ouverture progressive du capital aux intérêts privés est inscrite dans les gênes de ce genre de réforme. Les tristes
exemples de France Télécom ou d’EDF en témoignent.
Vous vous êtes aussi engagé sur le « maintien intégral » des missions de service public dévolues à La Poste. Sans préciser à quel niveau et par qui leur financement serait assuré. Pareille incertitude n’augure rien de bon. Car on sait que l’Etat a pris la fâcheuse habitude de laisser La Poste supporter seule, chaque année, près d’un milliard de ce financement.
L’option que vous avez retenue n’est pas une nécessité : les traités européens et l’ouverture à la concurrence n’obligent pas à changer le statut d’établissement public de La Poste. Quant aux expériences étrangères de privatisation postale, elles se soldent par des effets négatifs pour les usagers et les salariés. A chaque fois, les missions de service public ont été réduites à la portion congrue, voire annihilées. En résumé, la société anonyme ne répond en aucune façon aux défis sociaux et économiques que doit relever La Poste. C’est pourquoi nous vous demandons solennellement d’écarter cette mauvaise solution. D’autres orientations existent. Elles permettraient à La Poste de développer le service public et d’assurer son positionnement face à ses concurrents. Ces orientations se dégagent déjà au fil du grand débat public qui monte dans le pays et au sein duquel notre Comité national prend toute sa part. Elles ont pour socle le statut public de La Poste qui, loin d’être un carcan, est source d’égalité et de progrès.
D’autant que La Poste est, un service public national. A ce titre, elle est la propriété de la collectivité. Il est donc naturel que ses propriétaires, à savoir les citoyens, puissent non seulement débattre, mais aussi choisir. L’article 11 de la Constitution permet de sceller l’avenir de La Poste par voie référendaire. Rien ne vous empêche, Monsieur le Président, de saisir le peuple à travers cette procédure. Sinon le refus d’entendre sa voix. Cette voix qui s’est élevée massivement, le 29 janvier, à travers toute la France. Vous pouvez même aller plus loin. La réforme constitutionnelle que vous avez souhaitée autorise désormais citoyens et parlementaires à s’engager dans une démarche conjointe permettant d’aboutir à un référendum.
On ne peut prétendre élargir une liberté tout en différant son exercice. Ce serait un déni de démocratie. Il serait inacceptable d’empêcher le débat public et démocratique d’aller jusqu’à son terme.
C’est pourquoi nous vous demandons d’activer rapidement le dispositif législatif et réglementaire qui, en cohérence avec vos intentions affichées, permettrait au peuple souverain de trancher sur l’avenir de La Poste. Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.
Les organisations signataires de l’appel pour La Poste
• CFTC Postes et Télécommunications • Confédération CFTC • Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT • CGT Finances • CGT Banque de France • Confédération CGT • Confédération Paysanne • FO Communication • FNEM FO Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière • Confédération FO • SUD Crédit Foncier • Fédération SUD PTT • Fédération Syndicale Unitaire • Union Syndicale SOLIDAIRES • ACU (Association des communistes unitaires) • Alternative Libertaire • ANECR Association Nationale des Elus Communistes et Républicains • Club Gauche Avenir • CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme • Debout la République • GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique • Les Alternatifs • Les Objecteurs de Croissance • Les Verts • LCR Ligue Communiste Révolutionnaire • Mouvement de la Jeunesse Communiste • Mouvement des Jeunes Socialistes • MRC Mouvement Républicain et Citoyen • NPA Nouveau Parti Anticapitaliste • PCF Parti Communiste Français • Parti Communiste Ouvrier Français • Parti de Gauche • PRG Parti Radical de Gauche • PS Parti Socialiste • AFOC Association Force Ouvrière des Consommateurs • AITEC Association Internationale d’Experts et Chercheurs • Amis de la Confédération paysanne • Confédération Paysanne • APEIS Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité • ATTAC • CNR Conseil National de la Résistance • Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics • DAL Droit au Logement • Fondation Copernic • INDECOSA CGT • IPAM Initiatives pour un Autre Monde • Jeunes Laïques et Solidaires • LDH Ligue des Droits de l’Homme • Marches Européennes • M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire • Réseau Européen des Missions Publiques • Résistance Sociale • UFAL Union des Familles Laïques • UNRPA Union Nationale des Retraités et Personnes Agées
Comme je vous l'avais dit fin décembre, nous lançons notre rubrique démocratie participative. Un billet par semaine (tous les jeudis), sans censure, ni polémique. Vous voulez participer ?
Adressez-nous sur
lemotpourdirepcf@yahoo.fr
vos écrits, nous les publierons. Conditions non négociables : une adresse mail, un Nom, un Prénom, une ville. Et pas de pseudo. A très vite.
Bonjour,
Voici un petit comparatif des meilleurs résultats des listes Front de Gauche et NPA aux européennes.
En regardant les chiffres, on remarque facilement que le Front de Gauche réalise des scores "élevés" dans les fiefs habituels du Parti Communiste. 8 départements donnent des scores supérieurs à 10 % pour nos listes. 12 départements se situent entre 8 et 10 %.
Pour le NPA, le score des listes est très homogène nationalement (entre 4 et 6 %) y compris dans des secteurs difficiles pour la gauche comme l'Alsace (entre 4 et 4,5% pour le NPA contre 1,60 et 1.75 % pour le Front de Gauche). Le score du NPA passe la barre des 7 % dans seulement 7 départements ; 1 seul résultat (Creuse) se situe au dessus des 8 % !
Le constat est quasiment identique dans l'Eure où nous faisons des résultats très importants dans nos "bastions" (Alizay, Gisors, Brionne, Charleval,...) et des flop là où nous ne sommes pas présents alors que le NPA obtient des scores qui diffèrent peu d'un canton à l'autre, avec peu de pics locaux.
Ceci tant à montrer que les scores électoraux du Front de Gauche et du NPA ne s'expliquent pas de la même façon.
Dans notre cas, ces chiffres montrent le lien qui existe entre notre force militante et notre résultat. Ce constat est identique dans l'Eure comme en France où nous faisons de bons scores là où nous avons la capacité militante. Le vote Front de Gauche est donc, avant tout, lié à l'implantation locale des communistes.
Pour le NPA, on ne peut pas en dire autant. Le NPA annonce 9 000 adhérents soit une moyenne de 100 adhérents par département bien qu'on puisse, sans prendre de risque, estimer que les forces du NPA sont, comme les nôtres, réparties de manière hétérogène sur le territoire avec des zones de force et des zones de faiblesse. Ce nombre d'adhérents annoncés est à comparer aux 75 000 cotisants et aux 40 000 votants lors du dernier congrès du PCF. Avec des effectifs beaucoup plus faibles que les nôtres, il est impossible pour le NPA d'assurer une couverture militante permanente sur tout le territoire national.
Dans le cas du NPA, le résultat homogène de ses listes ne repose donc pas sur le travail militant historique de la LCR ou sur le travail militant récent du NPA. Seule explication à ce résultat : l'impact médiatique de son congrès fondateur en décembre et l'image de son leader, abondamment présentée dans les médias entre novembre et février. D'ailleurs, la courbe descendante du score du NPA dans les sondages entre janvier et juin (de 11 % à 5 %) accrédite cette hypothèse.
En conclusion, loin des sunlights médiatiques, le Parti Communiste ne peut construire de résultat durable que par un travail militant continu. Ce qui nécessite un renforcement de nos effectifs, notamment là où nous sommes en position de faiblesse, et un travail politique de conviction auprès des couches populaires.
En période de crise profonde, le réflexe de nombreux salariés est de s'arrimer sur l'existant et de protéger les siens en faisant le dos rond. L'esprit de révolte et la volonté de changement ne viennent pas spontanément.
Ces petites réflexions pour susciter le débat.
Eric Ruiz, Evreux