C'est enfin le retour de l'enfant du pays du député d'Evreux !
Il a fallu un communiqué pour que nous apprenions que son éminence le secrétaire d'Etat sarkozyste aux affaires européennes et candidat aux régionales, Bruno Le Maire, condescendait à venir sur Evreux en fin de semaine. Preuve qu'il s'agit là d'un événement rare.
De peur de s'ennuyer au milieu de la populace, il sera accompagné de la secrétaire d'Etat au concept à géométrie variable nommé "Droits de l'Homme", Rama Yade, représentante de la diversité au sein de l'UMP.
Certaines mauvaises langues voient dans sa venue une tournée électorale à quelques encablures des élections européennes. Il s'agit là certainement d'une incompréhension.
Il est plus probable que quelqu'un ait gentiment rappelé à Bruno Le Maire qu'il était élu d'Evreux.
Espérons qu'il sera rentré suffisament tôt chez lui, sur Paris !
Quant à Rama Yade, on aurait préféré la voir défendre les Droits de l'Homme à Strasbourg, lors des provocations policières durant le sommet de l'OTAN, à Calais hier, lors des rafles contre les clandestins, ou chez Glaxo, pour défendre le Droit de vivre, tout simplement.
Jeudi dernier, le comité local du parti communiste français archépontain s'est réuni pour la première fois.
Une dizaine de personnes, encartés et sympathisants, avaient répondu à l'invitation pour échanger sur la situation politique à bâton rompu.
La crise du capitalisme, les européennes qui arrivent à grands pas, la réforme des collectivités territoriales, les services publics, la vie locale, etc.
Un rendez-vous très agréable qui présage bien entendu d'autres rencontres.
A ce sujet, nous avons convenu de nous voir une fois par mois et de créer le bureau du comité la prochaine fois.
Ah oui, j'oubliais : notre comité local s'appelle : Eure Seine Arche.
Rejoignez les communistes et les progressistes archépontains. Contact : eureseinearche@yahoo.fr
Hier soir, vendredi 17 avril, les élus communistes et républicains du département de l'Eure (adecr) se sont réunis à Gisors.
Une occasion d'évoquer biensûr la situation politique dans ce contexte de crise extrême du capitalisme ; notamment ce que nous concocte le gouvernement avec sa réforme des collectivités territoriales.
A ce sujet, vous avez l'occasion d'entendre ci-dessous, Michel Barrier qui est Vice président du Conseil général de Seine-Maritime et président de l'adecr de Seine -Maritime.
C'est très clair, très pédagogique.
Je vous propose, suite à cette écoute qui traite des instances locales, régionales, nationales et européennes, de vous référer régulièrement à nos analyses, à nos articles concernant ces sujets.
Le 7 juin prochain, un rendez-vous très important nous attend ; il participera à ce que nous serons demain.
Le 7 juin prochain, voilà une belle occasion d'infliger une double peine à Sarkozy : un vote sanction à sa politique ultra libérale et un vote de raison qui soutiendra une politique différente où l'homme en est l'entité principale (et pas le fric ;-).
Le 7 juin prochain, vous aurez le choix à gauche de voter pour des listes solitaires ou bien des listes unitaires comme celles du Front de gauche. Dans notre région, la tête de liste est Jacky Hénin.
Sur cet espace de démocratie participative, vous avez l'occasion d'apporter votre soutien à cette liste. Regardez, c'est en haut à gauche.
Bonne écoute à tous,
AL.
Dommage que Bruno Le Maire ne soit pas un cheval !
Dans la course au titre de poulain de Sarkozy en Normandie, cela fait longtemps que les communistes le voient placé.
Le PMU, pardon, l’UMP vient en effet de l’inscrire pour le trophée de Président de la Région en 2010.
Mais Bruno Le Maire n’est pas un cheval ! Les équidés n’ont pas les dents aussi longues.
Favori de De Villepin, du temps de sa splendeur, Bruno Le Maire a su profiter de ses relations avec Jean-Louis Debré pour ravir le titre de député de l’Eure à un candidat local de manière peu cavalière.
Lorsque le vent a tourné, notre député a su miser sur un autre cheval : Nicolas Sarkozy. Bien lui en a pris car sa carrière a passé une étape avec sa nomination au poste de secrétaire d’état aux affaires européennes.
Et maintenant, Bruno Le Maire ambitionne la présidence de la Région ! Un nouvel obstacle dans une carrière qu’il ambitionne certainement plus valorisante : ministre ? Président de la République ?... En tout cas, un avenir à l’image de son nouveau mentor.
En deux ans de temps, Bruno Le Maire n’aura connu de l’Eure que les meetings et réunions de l’UMP.
En bon parisien et tout à ses fonctions de secrétaire d’Etat et de député, notre ambitieux candidat n’a guère de temps à perdre à rencontrer les eurois. C’est à peine s’il a pris le temps de croiser les salariés de Glaxo pour leur promettre d’intervenir auprès du groupe pharmaceutique anglais.
Depuis, c’est silence radio : Bruno Le Maire est bien au dessus de ces petites mesquineries !
Même si Bruno Le Maire n’est pas un cheval mais plutôt un carnassier, nous, communistes, nous ne sommes pas vaches mais... pas dupes !
Comme pour les municipales, les communistes de l’Eure demeurent des adversaires résolus de la droite et de sa politique réactionnaire et
antisociale.
Quitte à arrêter dans leur élan les ambitions d’un jeune loup parisien !
Déclaration Christian JUTEL, vice-président du conseil régional de Haute-Normandie, session du
lundi 16 03 09
Dans notre région, comme partout dans le pays, les hôpitaux publics sont confrontés à de graves difficultés du fait de la politique gouvernementale.
La qualité et l’accès aux soins pour tous sont remis en cause.
Le projet de loi, dit « loi Bachelot » en débat à l’Assemblée Nationale et au Sénat, loin de résoudre les problèmes, constitue un véritable danger pour les hôpitaux publics de proximité.
Ce projet de loi va accélérer les restructurations, en accentuant ainsi la désertification médicale de vastes zones du territoire régional et national.
Du fait de la mise en œuvre dogmatique de la tarification à l’activité (T2A), la quasi-totalité des hôpitaux publics ont été mis dans le rouge.
C’est le prétexte avancé aujourd’hui, pour réorganiser nous dit-on, par le biais d’une loi qui, de facto, favorisera le privé au détriment du public mis en concurrence complètement déloyale.
« L’exemple » de la situation du Groupement Hospitalier du Havre sur lequel l’Agence Régionale Hospitalière fait pression maximum pour qu’il apure ses comptes… en réduisant les emplois, est indicatif des vrais motifs de cette loi.
Si l’on n’y prend garde, l’hôpital d’Evreux-Vernon qui subit les mêmes pressions risque de voir sa situation s’aggraver, d’autant que dans le même temps l’ARH, contre l’avis des élus concernés, favorise (avec argent public à l’appui : 25 millions d’€ promis) la construction d’une nouvelle clinique privée à Evreux (250 lits) regroupant les 2 cliniques privées existantes… toutes deux en déficit d’ailleurs ! ! !
Au-delà, ce sont l’ensemble des hôpitaux de proximité de notre territoire régional qui sont menacés comme l’annonçait les quotidiens régionaux et nationaux avec la publication d’une carte des hôpitaux visés par la loi, pour mémoire figuraient sur cette carte - qui n’a jamais été démentie par les autorités - entre autres, les sites suivants : Eu, Gisors, Pont-Audemer, Bernay, … s’y ajoute probablement aujourd’hui le site de Vernon dont certains services sont menacés sous couvert de mutualisation des moyens avec Evreux, comme viennent de le dénoncer les élus communistes de cette ville en appelant la population à se mobiliser avec l’ensemble de la communauté hospitalière.
Cette loi porte donc bien le risque majeur d’ajouter une crise sanitaire à la crise sociale que connaît notre pays.
Malheureusement, sans surprise, cette réforme s’inscrit en effet dans la réduction des moyens alloués à la santé publique, poursuivant le chemin tracé, il y a quelque temps déjà par le rapport Larcher, en plaçant l’hôpital public dans une logique de restructuration purement économique au mépris du principe d’égal accès aux soins.
Trois chiffres au passage pour vous faire mesurer, si cela vous avait échappé, que ce gouvernement fait des choix que j’affirme de classe : franchise fiscale pour les nantis : il donne 15 milliards d’€ par an ! Fusion Caisse d’Epargne-Banque Populaire : il lâche 3 milliards d’€ sans contrôle ! Impasse budgétaire des hôpitaux publics pour 2008 : moins d’1 milliard d’€ qu’il s’évertue à récupérer sur les personnels et les malades !
De la rationalisation nous passerons au rationnement ou à l’éloignement des soins pour les patients.
Ce projet fait la part belle au secteur privé qui pourra choisir, comme dans un catalogue, ses missions dites de service public que l’on fait mine de lui imposer.
En renforçant le pouvoir des futures agences régionales de santé et celui des directeurs des futures communautés hospitalières territoriales, il fait considérablement reculer la démocratie sanitaire. Les personnels, les usagers, les élus voient leur rôle restreint, ignoré.
Les efforts que la Région et les deux départements portent sur le territoire en matière de cohésion sociale et de démographie médicale risquent d’être vains en regard des conséquences de cette réforme.
La proximité d’un hôpital est indispensable dans le maillage territorial, car il est plus près des patients et de leurs familles, plus près de la réalité de terrain ; prévention, diagnostic, accueil et soins, orientation... à même de répondre avec les meilleures garanties de sécurité à une approche solidaire et humaine des problèmes.
A l’Assemblée Nationale comme au Sénat, les parlementaires communistes avec leurs collègues des autres formations de gauche, ont multiplié les interventions, les amendements pour infléchir ce texte dangereux, en vain jusqu’alors.
Les parlementaires Umpistes et autres élus de droite qui font semblant de se préoccuper de la question - n’hésitant pas à se mêler parfois aux manifestations dans leurs territoires électoraux - sont restés droits dans leur botte derrière leur ministre dans les 2 assemblées.
Ils s’apprêtent à voter ce texte dont beaucoup pensent et disent qu’il serait de bon sens de retirer et de retravailler, en partant des besoins exprimés notamment en matière de prévention et d’éducation à la santé quasiment absentes dans cette loi et la santé au travail, elle, complètement ignorée !
Une exigence portée d’ailleurs par les millions de manifestants du 29 janvier, particulièrement celles et ceux du secteur de la santé dans toute leur diversité, et qui sera à nouveau au cœur des manifestations du 19 mars, tant il est de plus en plus évident à travers les reportages qui se multiplient dans les médias sur ce sujet que cette loi risque de nuire gravement à la santé de tous.
Il est urgent en même temps que soit engagé un grand débat national autour d’objectifs tels que la santé gratuite, accessible à tous, l’existence d’une hospitalisation publique dotée des moyens de ses missions, ce qui implique aussi des personnels de santé en nombre suffisant, mieux considérés, mieux rémunérés, ayant des conditions de vie et de travail améliorées.
Un rêve me direz-vous ? Une utopie dans ce monde où la valeur universelle que l’on a voulu nous imposer jusqu’ici était le profit ? …
Mais si le monde justement était en train de changer de base ?… Rendez-vous jeudi dans les manifestations !