Solidarité salariés de BOSCH

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« Sonnez, sonnez toujours
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  Victor Hugo

Touche pas à ma Poste

Je m'oppose à la privatisation de la Poste.
Je me prononce pour un service public postal moderne et rénové qui réponde aux besoins de la population, sur l'ensemble du territoire.
Je demande l'organisation d'un débat public national sur l'avenir du service public postal.
Pour ces raisons, je signe la pétition en cliquant sur l'image ci-dessous.
 

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Lundi 23 février 2009

A l’instar de l’école, la santé ou la recherche, de lourdes menaces pèsent sur les écoles maternelles depuis quelques temps.

Plusieurs mobilisations citoyennes, parents, militants et enseignants ont lieu partout en France et notamment à Igoville, pour dire que l’école maternelle doit rester une école à part entière.

Ce qui se dessine est intolérable ! Traités comme de la marchandise, le savoir et la pédagogie vont y laisser des plumes puisque le projet est de fusionner l’école maternelle et l’école élémentaire, ferment au passage une 3ème classe maternelle.

Eure-Seine PCF soutien bien évidemment les parents d’élèves en lutte et tous ceux qui soutiennent le mouvement.

Comment assumer en France aujourd’hui l’arrivée de 15 400 élèves supplémentaires dans les écoles à la rentrée 2009 avec des dotations en postes au rabais ? C’est l’équation que doivent résoudre les académies en ce début d’année. Et l’opération s’annonce compliquée bien évidemment.

L’école doit être et rester un lieu où les enfants apprennent à vivre ensemble en se respectant les uns les autres et en s’enrichissant de la différence des autres, un lieu où ils construisent leur savoir en s’appuyant sur la réflexion et la créativité plutôt que sur la répétition.

Pour cela, il faut plus d’école et pas réduire les moyens !

Malheureusement, cette volonté de réduire, de compresser, de tordre les services publics, laisse apercevoir d’autres objectifs déguisés dans l’Education nationale. Le démantèlement de l’école maternelle ne serait pas ainsi en marche ? Malheureusement, si nous ne somme pas vigilant et si nous ne nous battons pas contre, j’ai tendance à répondre que oui. Il est même programmé par le gouvernement depuis plusieurs années. L’objectif de cette fermeture déguisée vise, en premier dans les zones urbaines, la suppression des petites écoles maternelles qui compte moins de deux classes. Une justification rationnelle qui en rejoint d’autres car, en effet, les gouvernements de droite successifs ont procédé à la mise en œuvre de multiples actions séparées qui, lorsqu’on les rassemble comme les pièces d’un puzzle, montrent que l’école maternelle risque d’être condamnée.

Notre positionnement face à ces non sens est clair : Nous nous opposons à moins de service public, nous nous opposons fermement aux fermetures de classes car ce qui est à craindre à court terme : c’est la surcharge des classes. Les spécificités de l’école maternelle s’inscrivent dans un système global : elle est le lieu de la mixité sociale, de l’égalité des chances, du développement de l’intelligence, de l’apprentissage coopératif. C’est la raison pour laquelle nous nous devons de donner des moyens de qualité à l’école. Militants, Elus, population, nous nous devons de soutenir partout ou il y a menace, les parents d’élèves qui luttent contre ce non sens éhonté.

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : le local - Communauté : Les blogs communistes
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Vendredi 20 février 2009

Merveilleux, magique, oh oui, oh oui !


L’Etat prête du fric aux banques pour prêter aux entreprises qui demandent du fric à l’Etat parce que les banques ne leur prête pas.

L’Etat prête du fric aux entreprises pour qu’elles ne licencient pas, mais les licenciements étaient programmés depuis juillet, donc les entreprises vont licencier… avec le fric de l’Etat préalablement placé en Bourse chez les banquiers.


On peut jouer nous aussi ?

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : ça s'explique - Communauté : Les blogs communistes
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Mercredi 18 février 2009

Le montant annuel de la taxe professionnelle payée par les entreprises aux collectivités locales, que Sarkozy s’apprête à rendre aux patrons dès 2010, s’élève à 29,132 milliards d’euros !


Pour “ alléger ” les charges et favoriser l’emploi. On remarquera d’abord que tous les allègements précédents de charges n’ont ni créé de l’emploi ni empêché les délocalisations. Et surtout, on mesure l’inquiétude des élus locaux, perceptible devant cette mesure, prise da façon unilatérale et sans aucune consultation préalable. Il est des villes où cette taxe assure l’essentiel des recettes fiscales ; que vont-elles devenir ? La solution de remplacement comme l’écotaxe n’est pas crédible. Tout se passe comme si le gouvernement, n’ayant pu imposer d’autorité la réduction des services publics des collectivités locales, cherchait désormais à l’imposer par la voie budgétaire.


Non seulement les dotations compensatoires de l’État vis-à-vis des collectivités sont aléatoires dans leur montant, mais le chef de l’État ne les a même pas évoquées concernant la taxe professionnelle. Ce qui laisse présager un affaiblissement important des budgets des collectivités. Les seules variables d’ajustement resteraient donc la taxe d’habitation (impôt injuste car il ne tient pas compte des revenus) et la taxe foncière. Pour les élus communistes, il s’agit d’une mesure dangereuse. Seront remis en cause des pans entiers d’action publique qui protègent les habitants, confortent la solidarité envers les plus fragiles et permettent d’investir…


Les collectivités locales assurent une grande part de l’investissement public. Ainsi, les entreprises ont bel et bien une responsabilité sociale et territoriale et doivent contribuer à l’aménagement et aux services locaux dont elles profitent.

Si une réforme de la fiscalité locale, donc de la taxe professionnelle, est nécessaire, cette réforme doit viser au contraire à élargir son assiette aux actifs matériels et financiers à hauteur de 0,5 %, ce qui rapporterait 22 milliards d’euros .

 

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : politique économique - Communauté : Les blogs communistes
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Mardi 17 février 2009

Il y a un avant et un après le 29 janvier. Ce mouvement social est remarquable par sa puissance, ce qu’il exprime comme inquiétudes profondes du pays, les colères, le refus de payer la crise, le besoin de changement, le besoin d’unité.

La dimension populaire, avec beaucoup de jeunes, des gens qui manifestaient pour la première fois doit faire réfléchir. Le refus de payer la crise, au coeur du mouvement, a un caractère éminemment politique. C’est un des traits nouveaux de ce mouvement, à travers l’ampleur des grèves et des manifestations. Remarquable aussi la qualité de la plate-forme syndicale unitaire, le haut niveau de revendications et de propositions qu’elle porte. Quelque chose se passe dans les profondeurs du pays, en relation avec la conscience des causes et des conséquences lourdes présentes et à venir de la crise. La situation politique en est modifiée. Toutes les forces politiques sont confrontées à ce bougé profond. La droite et Sarkozy en premier lieu. Mais aussi à gauche. On aura remarqué la présence socialiste affirmée, et qui n’a pas provoqué de réactions négatives dans les manifestations. Au contraire.

C’est que s’exprime dans le pays un très puissant besoin "d’être ensemble". (Il a sans doute rendu possible l’exceptionnelle unité syndicale). Un besoin d’union à partir, non pas d’un programme politique, mais d’exigences dans laquelle se reconnaît une majorité de la population.

Quelles conséquences en tirons-nous pour notre intervention, et dans la campagne des élections européennes ? Qu’est ce que cela change et offre comme opportunités, à condition de faire ce qu’il faut ? Pouvons-nous simplement continuer comme avant, comme s’il n’y avait pas du nouveau ?

Ce mouvement massif, populaire, sur une plate-forme de haut niveau, nous place devant une contradiction. D’une part il faut répondre à la montée de l’exigence populaire de se rassembler pour faire face à la crise, combattre les politiques de droite et imposer un changement de politiques. D’autre part, la stratégie électorale d’alliances, en l’état actuel des choses, porte le risque, que beaucoup mesurent, de nous enfermer dans la "gauche de la gauche", en décalage avec le 29. De l’analyse que nous faisons du 29, - en relation avec les conséquences de la crise -, de sa profondeur et de sa portée, dépend le type de campagne que nous allons mener pour les européennes, intégrant changement en France et changement en Europe. Il s’agit d’apporter les réponses appropriées à la situation nouvelle en proposant aux autres forces de gauche, pas seulement de "soutenir", comme cela se fait traditionnellement, mais de se mettre au service du mouvement, de la plate-forme unitaire, dans laquelle se reconnaissent des millions de femmes et d’hommes, et qui leur a donné la confiance d’agir, et d’agir ensemble. Cette question devrait faire l’objet de discussions dans tout le parti, après le Conseil national, et de débats ouverts dans tout le pays.

Pour les européennes, il faudrait travailler à des candidatures qui portent ce message, et dans lesquelles se reconnaissent celles et ceux qui ont retrouvé espoir avec le 29 janvier. Il s’agit de porter dans la campagne une réponse forte à l’aspiration au changement et à l’union pour faire face à la crise, dans ses dimensions européennes, en phase avec ce qui s’est exprimé si fortement. Nous pourrions dans ce même esprit lancer un appel à travailler à gauche pour un "Pacte européen anti-crise d’urgence", à partir des réalités de la crise, de l’échec des politiques libérales et social-libérales, et du bougé de la situation.

S’il y a un avant et un après le 29 janvier, il faut en tirer les conséquences. Il faut discuter sur ce que cela change. Il faut consacrer le temps nécessaire à un échange, non seulement sur l’analyse du 29 janvier, mais aussi sur ce que cela voudrait dire pour le PCF de se mettre au service du mouvement, afin d’être à la hauteur du moment, être visible dans le débat politique, et surtout être utile au pays.

Daniel Cirera

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Mardi 17 février 2009

A situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles.


Parce que les départements d’outre-mer cumulent 2 à 3 fois plus de chômeurs, 6 fois plus d’allocataires du RMI, une hausse des prix encore plus vertigineuse et des jeunes encore plus à l’abandon que dans l’Hexagone, ils devraient bénéficier des efforts immédiats de l’Etat.


Au silence de l’hôte de l’Elysée, au mépris du locataire de Matignon, vient désormais s’ajouter un « machin » appelé comité interministériel qui prendra tout son temps pour « réfléchir » à la situation.


Mais de qui se moque-t-on ? Il suffirait donc d’écouter et d’entendre ? Mais telle n’est pas la volonté de cette droite qui n’entend surtout pas modifier d’un iota sa politique antisociale, là bas pas plus qu’ici. Voilà la vérité !


Lui reste sa seule culture, celle du langage martial et de la provocation policière, déjà à l’œuvre en Guadeloupe. Le gouvernement pense-t-il pouvoir passer des menottes aux centaines de milliers d’hommes et de femmes, de jeunes aussi, qui réclament les moyens de vivre et le respect de leur dignité bafouée ? Ou spécule-t-il, encore une fois, sur l’embrasement.


Eure-Seine soutient bien évidemment cette lutte qui grandit. Il faudrait, tous ensemble, se montrer solidaire de ces manifestants bien courageux.

 

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Luttes - Communauté : Les blogs communistes
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Lundi 16 février 2009

Depuis près d’un mois, un mouvement populaire de grande envergure se déploie en Guadeloupe et en Martinique. Cette colère bénéficie d’un soutien massif de la population. Elle s’élève légitimement face au mépris du gouvernement, contre des inégalités particulièrement insupportables dans ces départements et pour un relèvement significatif des salaires.

Derrière l’image carte postale de ces îles, la réalité sociale est bien différente : taux de chômage dépassant les 20%, revenus moyens d’un tiers de ceux de la métropole, inflation deux fois supérieure et des prix souvent doubles, notamment pour les produits alimentaires.

Lyannaj Kont Pwofitation
Pour une majorité de guadeloupéens et de martiniquais, la vie est dure alors même que 1 % de la population y contrôle 90% de l’industrie agroalimentaire , la moitié des terres et 40% de la grande distribution. Une inégalité sociale poussée à un point d’incandescence et qui aiguise toute les colères dans des Antilles qui n’oublient pas leur passé colonial et l’esclavage.

Silence du Président
Il aura fallut attendre 15 jours de grèves en Guadeloupe pour que le Ministre daigne se déplacer pour annoncer que le gouvernement laissait au Medef le soin de trancher...
Alors même que des centaines de milliards d’euros ont été trouvé pour sauver les banques, le gouvernement n’assume pas ses responsabilités politiques. En 1h30 de show télévisé, Nicolas Sarkozy n’aura pas eu un mot sur le sujet.

Une attitude irresponsable qui ne peut que conduire à une radicalisation du mouvement, à l’extension de la crise, en Guyane, à la Réunion et au-delà et conforter le recours à la grève générale comme seule solution pour être enfin entendu.

Augmenter les salaires, c’est juste et efficace
Aux Antilles comme en France, la solution à cette crise économique passe notamment par un relèvement significatif des salaires et rompre avec les dogmes libéraux.

C’est cette même exigence que le mouvement social a porté le 29 janvier et portera le 19 mars.

 

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Luttes - Communauté : Les blogs communistes
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Dimanche 15 février 2009
Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : ça s'explique - Communauté : Les blogs communistes
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Samedi 14 février 2009

Chers lecteurs, en centaine de personnes ce sont réunis hier pour discuter de ce qui se passe en Palestine aujourd'hui.


Le point convergent fût la paix et à cet égard, nous avions, comme vous le savez, des invités de haute volée, pour nous conforter dans ce sens.

Beaucoup de questionnements, des réponses claires, avec en relief : le vécu. Merci Taoufik ;-)

Je remercie du fond du coeur celles et ceux qui sont venus participer à cette initiative, et bien évidemment Taoufik Tahani, Vice-président de l'Association France Palestine Solidarité.


Quant à ceux qui, font de la politique « gestion », qui ont peur à gauche de donner leur avis et de jouer le jeu de la démocratie participative,,, je les laisse avec leur vieux appareils, leurs vieilles machines électoralistes et avec leur conscience, décidemment loin des gens.


Je ne m'attarde pas plus sur le sujet, (quoi que, lol)...


Bon week end à tous, Et,,, malgré tout, la vie est belle, encore plus lorsqu'elle est solidaire.


AL


Ps : concernant les archépontains présents : il y en avait quelques uns,,, et,,, deux élus : Daniel Breiner et moi-même. Merci Daniel pour ta présence et ta manière de voir les choses. Merci aux archépontains curieux et sensibles sur ces questions de jusice qui verront rapidement une association archépontaine  leur proposer une continuité à cette soirée et bien d'autres choses.

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : le local - Communauté : Les blogs communistes
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Mercredi 11 février 2009

Bonjour,


Notre opération « Solidarité avec le peuple Palestinien » fonctionne à plein. Nous risquons d’être très nombreux Vendredi soir… N’oubliez pas, c’est à 18h30 à Louviers en salle du Conseil municipal. Pour les places assises, il faudra peut-être arriver un peu plus tôt.


Très amicalement.

AL

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Mardi 10 février 2009

"Le Président de la République l’a confirmé, cela correspondait d’ailleurs à la seule annonce définitive de sa prestation, la taxe professionnelle sera supprimée dès 2010.

L’annonce de cette mesure est brutale et unilatérale. D’autant que contrairement aux affirmations du Président de la République, ce n’est pas 8 milliards d’euros que cette taxe apporte en recettes aux collectivités mais plus de 29 milliards.

C’est un coup très dur porté aux collectivités alors même que ce sont ces collectivités qui sont mises à contribution pour relancer l’investissement.

Le Président de la République croit-il vraiment qu’en amputant les recettes des collectivités territoriales de 29 milliards d’euros, sans proposer un réel impôt économique de remplacement, il va redonner un coup de pouce à la croissance ?

Cette décision est un mauvais coup porté aux collectivités territoriales. Soit cette taxe n’est pas remplacée, auquel cas les collectivités n’auront d’autre option que de reporter sur les ménages la fiscalité qu’elles ne prélèvent plus sur les entreprises, or on connait tout l’archaïsme de la taxe d’habitation.

Soit l’Etat compense aux collectivités par une dotation, en creusant son propre déficit, et c’est à nouveau une limitation de l’autonomie fiscale des collectivités.

En fait, cette mesure vise à légitimer la prochaine réforme de l’organisation territoriale de la République pour mettre au pas les collectivités. Celles-ci sont désormais les boucs émissaires de l’incapacité de l’Etat à se réformer et à agir réellement sur les déficits publics.

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Rubrique




Jacky Hénin à Alizay
il donne des solutions quant aux délocalisations
(comme chez Bosch)



Manifestation salariés de chez Bosch
(Les Damps, Pont-de-l'Arche - Eure)


Michel Barrier
Réforme des collectivités territoriales

CARTE BLANCHE

Comme je vous l'avais dit fin décembre, nous lançons notre rubrique démocratie participative. Un billet par semaine (tous les jeudis), sans censure, ni polémique. Vous voulez participer ? Adressez-nous sur lemotpourdirepcf@yahoo.fr vos écrits, nous les publierons. Conditions non négociables : une adresse mail, un Nom, un Prénom, une ville. Et pas de pseudo. A très vite.


 

Bonjour,

 

Voici un petit comparatif des meilleurs résultats des listes Front de Gauche et NPA aux européennes.

 

En regardant les chiffres, on remarque facilement que le Front de Gauche réalise des scores "élevés" dans les fiefs habituels du Parti Communiste. 8 départements donnent des scores supérieurs à 10 % pour nos listes. 12 départements se situent entre 8 et 10 %.

 

Pour le NPA, le score des listes est très homogène nationalement (entre 4 et 6 %) y compris dans des secteurs difficiles pour la gauche comme l'Alsace (entre 4 et 4,5% pour le NPA contre 1,60 et 1.75 % pour le Front de Gauche). Le score du NPA passe la barre des 7 % dans seulement 7 départements ; 1 seul résultat (Creuse) se situe au dessus des 8 % !

 

Le constat est quasiment identique dans l'Eure où nous faisons des résultats très importants dans nos "bastions" (Alizay, Gisors, Brionne, Charleval,...) et des flop là où nous ne sommes pas présents alors que le NPA obtient des scores qui diffèrent peu d'un canton à l'autre, avec peu de pics locaux.

 

Ceci tant à montrer que les scores électoraux du Front de Gauche et du NPA ne s'expliquent pas de la même façon.

 

Dans notre cas, ces chiffres montrent le lien qui existe entre notre force militante et notre résultat. Ce constat est identique dans l'Eure comme en France où nous faisons de bons scores là où nous avons la capacité militante. Le vote Front de Gauche est donc, avant tout, lié à l'implantation locale des communistes.

 

Pour le NPA, on ne peut pas en dire autant. Le NPA annonce 9 000 adhérents soit une moyenne de 100 adhérents par département bien qu'on puisse, sans prendre de risque, estimer que les forces du NPA sont, comme les nôtres, réparties de manière hétérogène sur le territoire avec des zones de force et des zones de faiblesse. Ce nombre d'adhérents annoncés est à comparer aux 75 000 cotisants et aux 40 000 votants lors du dernier congrès du PCF. Avec des effectifs beaucoup plus faibles que les nôtres, il est impossible pour le NPA d'assurer une couverture militante permanente sur tout le territoire national.

 

Dans le cas du NPA, le résultat homogène de ses listes ne repose donc pas sur le travail militant historique de la LCR ou sur le travail militant récent du NPA. Seule explication à ce résultat : l'impact médiatique de son congrès fondateur en décembre et l'image de son leader, abondamment présentée dans les médias entre novembre et février. D'ailleurs, la courbe descendante du score du NPA dans les sondages entre janvier et juin (de 11 % à 5 %) accrédite cette hypothèse.

 

En conclusion, loin des sunlights médiatiques, le Parti Communiste ne peut construire de résultat durable que par un travail militant continu. Ce qui nécessite un renforcement de nos effectifs, notamment là où nous sommes en position de faiblesse, et un travail politique de conviction auprès des couches populaires.

 

En période de crise profonde, le réflexe de nombreux salariés est de s'arrimer sur l'existant et de protéger les siens en faisant le dos rond. L'esprit de révolte et la volonté de changement ne viennent pas spontanément.

 

Ces petites réflexions pour susciter le débat.

 

Eric Ruiz, Evreux

 

Parcequ'il faut bien rire

Les deschiens
"La gauche socialo-communiste"
 MDR
 
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