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Le mot pour dire

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LE MOT POUR DIRE

Politique

Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 11:50

A l’heure où une crise économique succède à la crise financière, il est dangereux de vouloir fragiliser les collectivités locales, qui assurent 75% de l’investissement public de notre pays. Elles ont déjà été déstabilisées par la mise en place de l’acte II de la décentralisation et par les charges importantes qui leur ont été transférées avec des financements très insuffisants pour les compenser.

 

Elles constituent de véritables espaces de démocratie de proximité fondée sur l’écoute et la réactivité. Les élus locaux sont ceux auxquels nos concitoyens font le plus confiance pour les protéger, les soutenir et préparer leur avenir.

 

Les collectivités locales assument des responsabilités très importantes, que la loi leur a confiées. Je pense, s’agissant du Département, à l’action sociale en faveur des personnes fragilisées par l’âge, la maladie, le handicap ou à l’exclusion, aux collèges, aux routes départementales, à la santé de la petite enfance.

 

Elles s’attachent également à développer des politiques innovantes, susceptibles de répondre aux besoins de leurs populations et de leurs territoires. Dans l’Eure, nous nous sommes ainsi attachés à faire de la lutte contre les inégalités sociales et pour le droit à une véritable qualité de vie pour tous, un objectif permanent.

 

Ceci nous a conduit à développer des politiques départementales volontaires dans de très nombreux domaines : le logement social, les transports, les espaces verts et l’environnement, les crèches, l’aménagement du territoire, le développement économique pour l’emploi, la culture… Sur ces terrains, nous agissons très souvent avec de nombreux partenaires, institutionnels, associatifs, économiques. C’est tout cela qui fait la richesse du service public local.

 

Faire des économies en remettant ces actions en cause, c’est mettre à mal la liberté des collectivités, c’est mettre en péril des pans entiers de la vie quotidienne de nos concitoyens, leur capacité à répondre aux attentes de leurs habitants, la démocratie de proximité et le travail de centaines de milliers d’agents territoriaux.

 

L’Etat doit cesser de considérer les collectivités locales comme financeurs de ses propres déficits.

 

Le gouvernement a su trouver des moyens pour réduire les impôts des contribuables les plus riches. Il vient d’en trouver à travers la proposition indécente de débloquer 360 milliards pour « sauver » les banques victimes de leur course folle à la spéculation.

Réduire dans ce contexte l’action des collectivités reviendrait à faire payer par nos concitoyens les placements douteux d’une petite minorité.

 

Il est donc urgent de renforcer les collectivités locales, de leur accorder les moyens de leur action plutôt que de remettre en cause leur existence.  
GL

Aller un p'tit Gainsbourg pour le fun

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 17:42

Permettez-moi de revenir très rapidement sur le RSA.

 

Je pense que l’effet « cosmétique »  de communication quant au RSA a empêché nos concitoyens de voir les effets pervers de ce revenu social new look.

 

Je veux la modernité pour la gauche. C’est la raison pour laquelle je me bats contre cet appel à l’unité de la droite et de la gauche qui a masqué en réalité l’ambition de dédouaner les entreprises de leur responsabilité sociale.

 

Explication 

 

Lutter contre la pauvreté et encourager l’insertion par le travail : personne ne peut être contre… à ceci près que ce fameux RSA est articulé socialement et financièrement comme le RMI (qui a 20 ans). A l’époque, Rocard  (ouah, un nom poussiéreux dans ma mémoire, lol) avait fixé le nombre maximal de bénéficiaires à 500 000. Les Rmistes sont aujourd’hui 1,14 million.

Entre temps, les entreprises ont eu l’occasion de se dédouaner de leurs responsabilités vis à vis de la main d’œuvre en inactivité forcée en transférant toujours plus de leur prise en charge par la collectivité. Et pour la droite ce fût du pain bénit : ça lui a permis de stigmatiser cette population en dénonçant les Rmistes comme responsables de leur inactivité.

 

Alors le RSA dans tout ça 

 

Et bien il pose le problème suivant :

Avec 100 000 contrats maximum envisagé par Martin Hirsch d’ici 2010 alors que le nombre de RMIstes jugés « suffisamment proches du travail » est de l’ordre de 800 000 et que celui des travailleurs pauvres, éligibles à ce dispositif a dépassé le million ; le RSA a donc une portée très faible, même si c’est mieux que rien, soit !

 

Financement

 

Dans une ultime tentative de désarmer l’opposition de gauche, le gouvernement Fillon a brandi avec fierté « la taxation du capital » censée financer pour partie ce dispositif. Ouah, impressionnant au journal de 20H. Quel coup de « com » magnifique.

En réalité, il s’agira de taxer les assurances vie souscrites par 12 millions de ménages dans lesquels on peinera à trouver les spéculateurs de Paris. Toujours est-il que les gens pensent ce qu’ils ont entendu à la télé…

 

En conclusion, je voudrais dire à nos lecteurs qu’il ne s’agit pas pour nous, communistes, de critiquer une action qui participe à améliorer la situation catastrophique de l'emploi. Mais de là à faire croire que c’est une révolution qui va relancer l’emploi et la croissance, il y a un monde, non ?

AL

 

 

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 11:31

Martine Aubry arrive en tête, devant Ségolène Royal avec 50,02% des voix des militants du PS.

Ce résultat a donné lieu à de sévères accrochages publics chez les socialistes. Je ne reviens pas sur cette foire d’empoigne largement relayée par la presse tout le week end.

Ceci étant, si certains à gauche se gargarisent et se félicitent d’un tel bazar : pas moi !

Cette guerre des chefs donne une image pathétique qui transpire sur toute la gauche.

 

A qui profite le crime ? A Sarkozy bien sûr !

C’est du pain bénit pour les réactionnaires de droite qui ne cessent depuis quelques jours de gloser sur l’incapacité de la gauche à apporter des solutions alternatives aux leurs, etc.

 

Il est temps que la gauche fasse une politique de gauche en rapport avec le mouvement réel. Qu’elle arrête de vouloir, sous prétexte électoraliste, se travestir en flirtant avec un centre, dont on connaît l’histoire. Ce n'est pas être moderne de faire celà, c'est être ringard !

 

La gauche doit renforcer sa cohérence, assumer ses alliances à gauche et proposer un changement radical de société. Tendre vers une société plus juste, plus équitables où l’homme serait au centre de la machine « France ».

 

Il faut affirmer le caractère révolutionnaire de la gauche

Etre révolutionnaire aujourd'hui, c’est formuler des propositions de dépassement du capitalisme économiquement chiffrées et non pas se cantonner à la simple contestation.

 

Nationalisons les banques !

Mais pas à la manière Sarkozy qui ne propose qu’une chose : donner de l’argent aux banques  et sans contrôle.

 

Il faut demander aux banques de réamorcer la pompe du crédit en contrôlant l’argent qu’on leur donne (un contrôle parlementaire par exemple). Cet argent devra bien entendu servir l’emploi et pas les profits financiers.

 

Transformer tout de suite ce système à bout de souffle, c’est possible, urgent et nécessaire. Il faut protéger les salariés et les familles. Ils ne doivent plus payer les pots cassés d’une crise due à des choix politiques et la voracité des spéculateurs.

AL

 

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 10:25

Avec les résultats du vote des militants socialistes qui donnent la motion de Ségolène Royal gagnante, le PS confirme encore, un peu plus ses orientations sociales démocrates.

 

La suite est intrigante voire inquiétante.  Dans la crise du capitalisme, je pense qu’une autre voix à gauche doit se dessiner. Une voix moderne qui n’accompagne pas cette crise mais qui la combat.

 

Nous avons besoin de plus d’humanité et d’apporter de vraies réponses à la violence de ce système. Car bien évidemment il ne s’agit plus de le sauver, mais bien d’en changer.

 

Le temps est venu de dire que le capitalisme n’est pas apprivoisable et qu’il n’y a pas le bon capitalisme de papa et le mauvais capitalisme financier. Les deux ne font qu’un !

On ne peut pas dire ou accepter les dires de Sarkozy qui prétend moraliser le système. Il prétend le sauver et dire qu’il faut nationaliser les banques alors qu’en réalité, l’argent qu’il a injecté dans le circuit est de l’argent emprunté aux marchés financier. Autrement dit, il soutient ce marché qu’il prétend combattre. L’heure est venue pour une vraie nationalisation des banques. Il faut se battre pour ouvrir les robinets du crédit pour l’emploi et les salaires.

Ne nous laissons pas avoir par les opérations de communications du gouvernement qui n’a qu’une priorité : soutenir le capitalisme international.

 

Ce qu’il faudrait faire pourtant, et ce que la gauche doit porter : c’est miser sur le développement des capacités humaines. C’est augmenter les salaires.

Pourquoi : la richesse d’un pays, d’un territoire se mesure à ce qui est produit en son endroit. Dès lors qu’on produit et si les gens son rémunérés au juste prix de leur travail, ils pourront acheter ce dont ils ont besoin. La relance économique passe par là.

 

Aujourd’hui c’est le contraire qui se passe : allongement de la durée du temps de travail, on va même (qui l’eut cru) jusqu’à proposer de travailler jusqu’à 70 ans ! La volonté affichée de notre gouvernement, c’est de fabriquer de la pauvreté. D’avoir des travailleurs pauvres, corvéables à merci et/en les culpabilisant, comme si ils étaient eux aussi un peu responsables de la crise. On marche sur la tête.

 

La gauche doit réagir et arrêter de dire que la droite lui pique ses idées. Arrêtons ! Les emplois aidés, le RSA, ne sont pas du tout des mesures de gauche. L’objectif n’est qu’en même pas de faire des emplois aidés ou des chômeurs aidés. Ce qu’il faudrait faire et tout de suite, c’est bloquer tous les licenciements dès lors qu’une entreprise fait des bénéfices.

Un moratoire sur les plans de licenciements devrait permettre d’examiner la situation des entreprises au cas par cas (car tout le monde ne subit pas la crise de la même manière).

Réduire le temps de travail, aider à la formation, augmenter les crédits pour la recherche, imposer la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les travaux pénibles).

 

Voilà des mesures modernes de gauche aujourd’hui. Ne restons pas spectateur, prenons part au débat et aux luttes dans notre département, dans notre pays.

AL.

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 09:47

Lors de notre 3ème réunion des élus communistes et républicains à Pîtres, hier soir, Gaëtan Levitre à donné son sentiment sur le projet de cadencement annoncé par le président du Conseil Régional et notamment de la mort annoncée de la gare d'Alizay... Affaire à suivre de très près !

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs communistes
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