Le gouvernement étrangle les collectivités territoriales et l’année qui arrive (2009) s’annonce très mal.
30 000 postes de fonctionnaires en moins sur 2009 n’auront donc pas suffit au gouvernement qui envisage de soumettre les collectivités territoriales à une nouvelle diète.
« Trop dépensières » à dit Eric Woerth ! Et en plus il l’a dit sans rire le bougre. « Elles » qui furent déjà affaiblies en 2008 par leur mise à contribution dans le cadre du nouveau plan de rigueur UMPiste.
Oui, ce qui se profile est grave pour nos villes : blocage de la dotation globale de fonctionnement, mise en cause du fond de compensation pour la TVA, nouvel allègement de la Taxe Professionnelle sans compensation…
C’est une déclaration de guerre faite aux élus locaux !
Il faut que le gouvernement arrête de chercher sans cesse un bouc-émissaire à ses échecs.
Echecs, vous avez dit Echecs ?
L’échec aujourd’hui vient de la politique économique et monétaire européenne qui impose l’austérité pour les dépenses budgétaires, la liberté de circulation des capitaux, des taux d’intérêts élevés et la raréfaction de la création monétaire.
Ce qui est en cause aujourd’hui, ce sont les politiques guidées par le respect des critères de convergence, par le pacte de stabilité, l’autisme de la Banque Centrale Européenne (BCE). A quoi sert-il d’économiser quelques centaines de millions d’euros en supprimant des emplois publics quand le seul relèvement des taux directeurs de la BCE (indépendante) coûte de 2 à 3 milliards d’euros de plus en année pleine, au service de la dette ?
Partout où l’austérité politique excelle, les mêmes résultats pavoisent : mauvais état des comptes, faible croissance globale des économies, aggravation des inégalités sociales.
Cessons de gaspiller l’argent public dans des allègements fiscaux inefficaces (73 milliards en 2008). Affectons-les plutôt à des dépenses utiles afin de répondre aux besoins populaires en matière d’emploi, de logement, de protection sociale, de vie sociale et associative, de sécurité et de développement des services publics.
Autant de propositions qui permettraient de concilier « croissance et justice fiscale.
Chers grands électeurs,
Dimanche 21 septembre, donnons du sens à la gauche, votons pour les candidats présentés par le parti communiste français dans le département de l’Eure.
Votons pour Andrée Oger, Vice-présidente du Conseil général de l’Eure et Christian Jutel, Vice-président du Conseil
régional.
Il n'est pas toujours facile de prendre à chaud la mesure d’un événement aussi multiforme que celui de la fête de l’humanité. En tous les cas, l’idée de reprendre l’initiative à gauche était bien
là dans tous les esprits.
500 000 personnes ont parcouru les rues du parc du Bourget, découvert d’autres horizons avec le village du monde, acclamé bien des artistes (de Bashung, Arno, à Dub Incorporation, en passant par
Cali…)
Un rendez-vous d’une grande force et de partage.
Bien sûr je partage ce que beaucoup pensaient et pensent : il faut riposter à la politique de
Sarkozy dans un premier temps, mais il faudra construire ensuite.
Chacun ressent que devant l’insupportable état du monde, devant les ravages de la politique UMPiste, devant les difficultés croissantes de la vie quotidiennes, il n’est plus possible de se taire, de laisser faire ni même d’attendre le chaos. Evidemment, rien n’est facile et l’espoir cohabite avec le désarroi.
Mais des réponses rapides peuvent inverser la tendance comme la grande marche populaire pour les salaires organisée par le PCF qui partira du Medef à l’Elysée le 27 septembre prochain à 15h00. Notre section d’ailleurs prendra activement part à cette action puisque nous allons faire un départ collectif (les horaires de passages du car vont vous être très rapidement communiquées sur ce blog).
Il est temps que la gauche ose parler de salaires, ose dénoncer les gâchis financiers engloutis dans les crises boursières actuelles. Nous avons aujourd’hui recueilli 80 000 signatures au bas de la pétition pour plus de pouvoir d’achat : ce n’est pas rien ! Fixons-nous l’objectif d’atteindre les 100 000 pour notre marche du samedi 27 septembre. C’est tout à fait possible.
Autre élément de réponses à cette casse gouvernementale sarkoziste, c’est le dialogue qui se
fait dans plusieurs débats entre les syndicalistes, les acteurs du monde associatif et les représentants de la gauche politique : santé et hôpital, école, logement, développement durable…
Les sujets ne manquent pas alors comprenez bien que cette fête de l’huma a été la fête de l’espoir, de la riposte et celle des rendez-vous d’initiatives unitaires nationales comme le combat de
premier rang contre la privatisation de la poste (initiative prise au lendemain d’une réunion où 30 organisations se sont mises d’accord pour faire campagne
commun.
Voilà des actions concrètes et utiles.
Voyons grand, Voyons utile.
AL
Dans un courrier adressé à Madame Christine LAGARDE, le 24 juillet dernier , Daniel PAUL et Jean-Paul LECOQ demandaient déjà l’intervention du Gouvernement :
Madame La Ministre,
Carlos GOSHN, PdG du groupe Renault, vient d’annoncer des milliers de suppressions d’emplois en Europe, dont 3900 en France selon la CGC et un millier à Sandouville.
Rien ne justifie une telle décision :
- La marge opérationnelle du groupe est passée de 3,5% au 1er semestre 2007 à 4,1% au 1er semestre 2008,
- Le résultat d’exploitation est passé sur la même période de 689 millions à 845 millions d’euros,
- Le résultat financier est passé d’un résultat négatif à – 112 millions à un excédent de 315 millions d’euros,
- Sans compter la contribution de Nissan au titre du 2ème trimestre 2008, le résultat net estimé s’établit à 1467 millions d’euros pour le premier semestre 2008 !
Carlos GHOSN l’indique lui-même :
- la contribution de la France est positive,
- l’objectif d’atteindre 6% de marge opérationnelle en 2009 est maintenu et dès cette année, le seul but est d’atteindre 4,5%.
En clair, Renault se porte bien, mais l’objectif est d’améliorer encore la rentabilité pour les actionnaires.
Et après avoir exigé des sacrifices des salariés et des aides des collectivités locales, c’est une nouvelle étape qui serait mise en oeuvre avec ces milliers de suppressions d’emplois que rien donc ne justifie si ce n’est l’objectif de créer plus de valeur pour les actionnaires, dont d’ailleurs l’Etat qui, à ce titre, a sans doute la possibilité de peser sur les choix.
C’est à Sandouville que les pertes d’emplois seraient les plus fortes. Le site, qui fabrique
les véhicules « haut de gamme » perdrait un millier d’emplois pour descendre à, environ, 2800 salariés…
Et pourtant, les salariés de Sandouville, mis sous pression pour réaliser un bon véhicule, ont relevé le défi ! La Laguna III figure bien dans le groupe de tête des véhicules de sa
catégorie…
C’est pourtant eux qui sont les plus exposés – façon singulière de les féliciter ! – et la crainte est grande devant les menaces pesant sur le site lui-même.
Depuis longtemps, nous mettons en avant les risques de n’avoir sur ce site que des voitures « haut de gamme », très sensibles aux fluctuations, en particulier au pouvoir d’achat. Et l’instauration des bonus-malus n’a évidemment pas amélioré la situation.
Et alors que cette situation, en particulier au vu des résultats du groupe pour les 6 premiers mois de 2008, devrait conduire à réduire la marge sur ce véhicule, c’est le contraire qui est annoncé avec la « hausse des prix de vente pour absorber l’augmentation du coût des matières premières » !!!
Dans les conditions actuelles et compte tenu de la stratégie industrielle du groupe, 2
remarques s’imposent :
- il faut diversifier la production sur Sandouville, avec un véhicule du segment M1,
- on peut légitimement s’interroger sur les effets de la politique industrielle de Renault sur l’aménagement du territoire, dès lors que l’objectif, pour le groupe, c’est
« toujours plus de rentabilité », avec un tableau de bord sur lequel est affiché « 6% de marge » en 2009 !
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons d’intervenir auprès du groupe Renault
pour que cette saignée d’emplois industriels, avec leurs conséquences sur
les emplois induits, soit revue, sauf à laisser entendre aux salariés et à la population, que la politique industrielle en France se décide « à la corbeille ».
Parallèlement à ce courrier, nous intervenons auprès de Patrick OLLIER, Président de la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale pour que, dès la rentrée de septembre, Carlos
GHOSN soit auditionné sur cette stratégie qui met à mal l’emploi sur nos territoires.
Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.
Daniel PAUL, député PCF du Havre
Jean-Paul LECOQ, député PCF de Seine-Maritime (6ème),
Maire de
Gonfreville-l’Orcher
Douze associations ont déposé un recours à l’encontre du fichier Edvige, qui permet à la police de recenser notamment dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public".
Plus de 91.000 personnes ont signé à ce jour la pétition pour "l’abandon" du fichier Edvige, qui permet à
la police de recenser notamment dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public", a annoncé la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
La pétition a été lancée début juillet sur internet en même temps qu’un appel qu’ont déjà signé 700
organisations.
Cette mobilisation va de pair avec le dépôt d’un recours devant le Conseil d’Etat par une douzaine
d’associations (AIDES, la CFDT, la CGT, le Collectif contre l’Homophobie et pour l’égalité des droits, la Fédération nationale de l’Autre Cercle , la FSU, l’Inter-LGBT, IRIS, la Ligue des Droits
de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l’Union Syndicale Solidaires) pour obtenir l’annulation du décret gouvernemental instituant Edvige. L’Union
syndicale des magistrats (USM) a déposé à son tour lundi un recours devant le Conseil d’Etat pour demander l’annulation du fichier policier Edvige, rejoignant individuellement la
fronde.
Créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, le fichier Exploitation documentaire et
valorisation de l’information générale (Edvige) permet de recenser dès 13 ans, avec de nombreux renseignements personnels, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public"
ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
De ce "flicage en règle", créé par un simple décret, nombre de citoyens n’en veulent pas. Ces signatures
manifestent "une inquiétude évidente des citoyens face aux atteintes à la vie de notre démocratie contenues dans ce fichier", a indiqué la LDH.
Signez la pétition en cliquant ci-dessous :
Le 21 septembre, 1/3 des départements français renouvellent leurs élus dont l’Eure qui a actuellement 3 sénateurs de droite. Pour ces élections, seuls les « Grands
Electeurs » peuvent voter (parlementaire, conseiller régionaux ou généraux, maires et quelques conseiller municipaux ou électeurs désignés)… Bref, un ersatz de démocratie.
Pour autant, les communistes de l’Eure ont souhaité s’appuyer sur les résultats des dernières élections municipales et cantonales pour tenter de modifier le rapport de force départemental en faveur de la gauche.
Même si le parti socialiste ne présente que deux candidats (Jean-Louis Destans et Daniel Lého) pour laisser un candidature au parti communiste, il aurait été beaucoup plus clair et efficace que la gauche se présente unie, avec 3 candidats clairement identifiés sur le même bulletin.
Pour défendre un point de vue clairement de gauche lors de ces
élections, les communistes de l’Eure ont désigné Andrée Oger et Christian Jutel comme candidats titulaire et suppléant.
Voici leur lettre adressée cette semaine aux grands électeurs de
l’Eure :
Chers Collègues Grands Electeurs,
Ces élections sénatoriales s'inscrivent dans un contexte extrêmement difficile pour notre pays et ses habitants.
Vous êtes, comme moi, confrontés chaque jour à des situations de détresse de plus en plus nombreuses, de plus en plus diverses, de plus en plus profondes. Avec les responsabilités accrues confiées à nos collectivités, avec les moyens de plus en plus réduits qu'on nous octroie, comme moi, vous ne pouvez pas toujours apporter l'aide matérielle qui s'avèrerait indispensable.
Nous avons tous mauvaise conscience de voir dans notre pays, pourtant riche, des gens à la recherche d'un emploi, d'un logement décent correspondant à leurs possibilités financières. Je rappelle qu'il y a dans l'Eure près de 13 000 demandes de logements non satisfaites.
Et que dire du chômage et de la précarité qui augmentent, de l'état catastrophique de notre système de santé dans l'Eure, des fermetures de classes et de bureaux de poste ?
Que dire des difficultés des jeunes à trouver un emploi, du prix des carburants quand l'Etat empoche 70 % de taxe sur chaque litre consommé ? Que dire du recul de l'âge de la retraite, de l'augmentation de la durée du travail, du démantèlement systématique du Code du Travail, du remboursement toujours moindre des frais médicaux ?
Que dire des menaces de plus en plus claires qui pèsent sur les possibilités réelles d'action des petites et moyennes communes ? Que dire des difficultés financières rencontrées par les villes, de plus en plus privées de moyens, elles aussi ?
Que dire aussi devant cet étalage de fortunes indécentes, de ces parachutes en or pour PDG arrogants ? Sinon en conclure que de l'argent, il y en a, et qu'on pourrait en faire autre chose !
Ces élections sénatoriales peuvent et doivent être l'occasion de manifester notre volonté de changement pour une amélioration de la vie quotidienne de la majorité des Français.
Or, nous n'y voyons que ronron entre gens de bonne compagnie !
Nous voyons les sortants revenir en évitant soigneusement de parler de leur bilan politique.
Nous voyons aussi de nouveaux candidats qui n'osent pas afficher la couleur alors que nous avions, comme beaucoup, rêvé d'une liste unie de l'opposition à la politique actuelle. Cette union de la gauche, certains la refusent pour ne pas trop se "marquer" alors que, à la Région, au Conseil Général comme dans nos mairies, nous travaillons ensemble depuis des années dans l'intérêt de tous.
Néanmoins le parti socialiste a décidé de ne présenter que deux candidats afin de permettre au parti communiste de présenter la 3e candidature à gauche.
Soyons clairs, nous nous présentons pour affirmer notre opposition résolue à la politique actuelle. Nous nous présentons pour une meilleure répartition des pouvoirs et des richesses.
L'enjeu est important : n'oublions pas que la réforme constitutionnelle, en juillet, n'est passée qu'à une voix près ! Grâce aux résultats des dernières élections locales, et avec votre participation, le département de l'Eure peut faire évoluer le rapport de force au Sénat.
Vous nous connaissez, résolus, droits, expérimentés, n'acceptant pas les compromis. Nous souhaitons continuer à mettre notre énergie au service des Eurois et des Euroises pour une vie meilleure. Au Sénat, cette vieille institution conservatrice et figée qui empêche les choses et les gens de bouger, nous serons l'aiguillon qui fait avancer.
Nous sommes à votre disposition,
André OGER, candidate
titulaire
Maire Honoraire de Croth,
Vice-Présidente du Conseil Général,
Chevalier de la Légion d'Honneur
Christian JUTEL, candidat suppléant,
Vice-Président du Conseil Régional chargé de la santé
Nous vous proposons de nous rencontrer :
le mardi 9 septembre 2008, à la mairie de Brionne, à 18 h 30 ;
le mardi 16 septembre, salle Gérard Philipe de Gravigny à 18 h, avec la participation de Thierry FOUCAUD, sénateur de Seine-Maritime ;
le vendredi 19 septembre, salle Ambroise Croizat de Pont-de-l’Arche à 18 h.