La constitution est un texte fondamental qui organise la répartition des pouvoirs et le fonctionnement des grandes
institutions qui en sont dépositaires.
Concernant sa réforme, il me paraît essentiel de la soumettre au débat et au vote par référendum. C’est une exigence lorsque l’on sait que ce projet ne provoque aucun débat national et qu’il
s’organise au beau milieu de l’été !
S’agirait-il d’une réforme piège ? Et bien oui et n’en déplaise aux centristes de gauche. Quand on veut réduire les pouvoirs du parlement au profit de ceux de l’exécutif et du président de
la République, ça sent l’arnaque à plein nez, non ?
Exemples d’arnaques dus à cette réforme :
Réduction d’amendement des parlementaires ; permettre au chef de l’Etat de décider d’intervenir sans vote du parlement ; un Président qui aurait la possibilité de s’exprimer devant les assemblées sans que celles-ci aient les moyens de sanctionner ce discours par un vote…
Pour faire simple, cette constitution ferait du président de la république le véritable chef du gouvernement. Il serait exonéré de tout contrôle du parlement sur son action et ses décisions. Et
la gauche devrait voter pour ?
Bien évidemment il ne suffit pas de faire de l’anti pour de l’anti. Alors je vous propose quelques pistes à lire qui éviteraient aux français d’avoir à subir cette réforme injuste et à la gauche tentée par le OUI de tirer une balle dans le pied de tous les progressistes.
AL
Voici les propositions du PCF
:
Pour une République sociale et participative
Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d’un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l’intérêt de tous, et non de quelques uns.
●
Une République démocratique où le Parlement retrouve
● Une république
participative, où les citoyen-nes
aient des pouvoirs réels d’intervention directe
● Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter
les collectivités des moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
● Associer les citoyens aux décisions budgétaires des
collectivités et rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;
● Reconnaître le droit au référendum d’initiative citoyenne
(localement et nationalement)
● Une république sociale,
où les salarié-es puissent faire
respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises
● élargir les droits collectifs des syndicats et des
institutions
représentatives du personnel ;
● permettre aux salariés et à leurs syndicats d’intervenir
sur les choix et proposer des stratégies alternatives,
● permettre aux représentants de la collectivité de faire
valoir
les aspects territoriaux et environnementaux.
● mise en place d’un cadre public légal de contrôle des grandes entreprises,
permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés publics au respect de clauses sociales et environnementales.
Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ? Oui !