De celle qui s’écoute et qui balbutie son appartenance à la modernité ? Qui se permet de donner des leçons à toute la gauche, (celle qui est représentative et qui pèse aux élections) sous prétexte qu’elle aurait dit non à la réforme de la constitution ? Sous prétexte qu’elle se refuse à jouer le jeu dangereux du gouvernement qui consiste à donner les pleins pouvoirs au président ?
Je suis très fier d’appartenir à une famille politique qui a dit non et, entre nous, arrêtons
de croire ceux qui jugent, qui avalisent le jeu du rouleau compresseur UMPiste, qui se revendiquent de gauche sans rien représenter dans notre département de l’Eure.
Oui c’est être moderne d’avoir dénoncé le pseudo référendum d’initiative populaire proposé dans la nouvelle mouture constitutionnelle lorsque l’on sait qu’il est en fait organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du parlement. Même soutenue à un dixième des électeurs (soit plus de 4 millions), la proposition de Loi devra d’abord être soumise au parlement qui pourra la rejeter et l’épisode sera clos. C’est seulement au cas où le parlement « oublierait » de s’en saisir que le référendum aurait lieu, c’est à dire une possibilité quasi nulle.
C’est être moderne de dénoncer le véritable motif de cette réforme qui entérine la volonté du président de la République de venir s’exprimer au parlement au mépris du principe démocratique de la séparation des pouvoirs. Dans les faits, le chef de l’Etat se substitue ainsi au premier ministre pour les déclarations de politique générale, mais, alors que celui-ci était responsable devant le parlement (il n'y a plus de vote), le président demeure intouchable (interdiction de lui répondre et de voter) alors qu’il conserve le pouvoir de dissolution de l’assemblée.
Aujourd’hui, nous somme dans une situation politique difficile et ce n’est pas la petite gauche de la droite, qui va régler les problèmes. Bien au contraire !
Arrêtons d’être l’instrument d’une triple opération de l’UMP qui consistait à faire adopter
la réforme de constitution, à semer une zizanie au sein du PS et un doute anti-gauche dans l’opinion publique.
A ceux qui jettent de l’huile sur le feu je dis : n’utilisez pas ces 4 socialistes
qui, bien qu’aillant voté Non, prennent appui sur le cas J. Lang pour lancer leur campagne interne contre leur direction interne.
Dernière en date :
Jean-Marie Bockel (ex PS allié de l’UMP), secrétaire d’Etat aux anciens combattants, a réactivé sa fonction de traître. Il a dit hier : « Le PS ne sert à rien pour les français. Il faut bâtir en France, un parti de gauche à l’égal des partis sociaux démocrates et travaillistes qui existent dans le reste du continent ».
Jack Lang se retrouve ainsi en drôle de compagnie, non ?
AL