Partager l'article ! Rien ne va plus pour le capitalisme financier !: Nous vivons une période extrêmement difficile : le pouvoir d’achat est en berne mal ...
Nous vivons une période extrêmement difficile : le pouvoir d’achat est en berne malgré les promesses affichées du président de la République ; le nombre de Rmiste explose ; les entreprises largement bénéficiaires délocalisent et laissent sur le carreau des milliers de salariés ; les collectivités locales sont au plus mal… Bref, en cette fin de mois de septembre le moral ambiant est bien morose.
Pourtant il y a des solutions contrairement à ce que nous fait croire Nicolas Sarkozy qui préfère promettre aux français « de la sueur, du sang et des larmes » plutôt que de s’attaquer à la racine du mal : la jungle de la finance. Se présenter comme le protecteur contre « un ennemi extérieur » dont il découvre qu’il se nomme capitalisme financier (et qu’il suffirait de réguler) ne suffira pas à rassurer nos concitoyens et à être efficace contre les méfaits de cette crise.
Pas moins de 314 milliards sont aspirés des entreprises productives vers les institutions financières et les banques grâce à l’importance des frais financiers, voilà la vérité.
Les salariés de chez Tyco Electronics à Val de Reuil font les frais de la spéculation, des voyous de la finance : 260 salariés sont sur le carreaux parce que le groupe Etats-unien veut faire toujours plus de marges au détriment de sa masse salariale. N’est-ce pas écoeurant d’annoncer 9 milliards de bénéfices l’an dernier, de payer 3 milliards à ses actionnaires et pourtant délocaliser sa production dans les pays de l’Est. La course folle des flambeurs aux dents longues n’en fini plus de chercher de la main d’œuvre toujours moins chère !
De qui se moque-t-on ?
Il va être bien difficile à notre gouvernement de se poser comme le gardien du bon fonctionnement intra-muros de l’économie capitaliste.
Privatisation des services publics, transferts d’argent vers les profits qui devrait revenir à la rémunération du travail, étranglement des collectivités…
La gauche se doit d’apporter des solutions alternatives aux réactionnaires de Matignon et l’Elysée. Il faut moraliser l’argent et le réorienter vers les salaires, les services publics et le développement durable plutôt que vers la spéculation.
Monsieur,
Effectivement je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il ne suffit pas de contester pour changer l’état des choses. C’est la raison pour laquelle face aux licenciements je me permets de vous apporter quelques propositions alternatives qui méritent attention :
Pourquoi ne pas imaginer que face aux délocalisations et restructurations, les salariés et leurs institutions représentatives aient la possibilité d’imposer des moratoires suspensifs. Ils pourraient de ce fait faire prendre en compte des propositions alternatives dont l’examen par les préfets serait obligatoire.
Des commissions publiques comprenant la direction de l’entreprise, les représentants du personnel, des élus des différentes collectivités concernées, les acteurs économiques en particulier les banques devront les examiner. Une nouvelle Loi pourrait aussi organiser les nouveaux pouvoirs dont disposeraient les comités d’entreprises, représentants du personnel et élus territoriaux, notamment pour s’opposer aux licenciements et délocalisations.
Les externalisations d’activité, utilisées pour baisser les salaires ou les garanties obtenues dans l’entreprise doivent être déclarés illégales. En cas de délocalisations, les produits réimportés peuvent et doivent être taxés à hauteur du différentiel de salaire, le produit de cette taxe alimentera un fond de co-développement.
Il faut aussi transformer les emplois précaires en emplois stables. Comment ? En mettant en place un plan pluriannuel de résorption de l’emploi précaire dans le public comme dans le privé. Le droit de réintégration en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse doit être institué. Pour lutter contre le recours massif à l’intérim ou aux CDD sous le motif de surcroît d’activité, la loi devrait fixer un plafond maximum, par entreprise, de recours à l’emploi précaire (5% de l’effectif total) qui entrainerait la transformation en CDI de trois quarts des salariés précaires.
J’espère avoir répondu partiellement à vos interrogations. Très cordialement.
Arnaud Levitre