Concours

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Le mot pour dire

banniere-copie-copie-2.gif
LE MOT POUR DIRE

Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 09:53

Cet article reproche aux élus majoritaires de la ville de Pont de l’Arche d’avoir décidé de ne pas mettre en place le « service minimum » d’accueil en maternelle et en élémentaire à Pont de l’Arche.

 

Et bien OUI, la nouvelle équipe archépontaine à tout à fait raison d’avoir refusé de cautionner cette Loi scélérate, comme la majorité des communes de France.

 

L’argument « massue » de l’opposition : « Sur le fond, cette décision peut se discuter, voire se comprendre, même si comme l’on dit… la Loi est dure mais c’est la Loi ».

 

Drôle de conception. L’art du double discours et pour le coup l’art d’une manipulation politico-politicienne dans toute sa splendeur car on ne peut soutenir l’action du monde enseignant sans soutenir leurs luttes et ceux qui les soutiennent.

Comment appelle-t-on cela déjà ? Le cul entre deux chaises, non ?

 

N’oublions par que ce fameux service minimum suscite une forte contestation des élus et une forte contestation politique, n’en déplaise à certain qui veulent encore faire croire que la politique n’a rien à voir dans tout ça. Balivernes !

 

Oui, ce sont des balivernes, car la politique est précisément indissociable de l’action dans ce genre de cas. Les valeurs de gauche sont incompatibles avec la remise en cause du Code du Travail qui interdit à l'employeur de « casser une grève » en ayant recours à des recrutements pour pallier l'action gréviste.

 

Par ailleurs, il est particulièrement injuste que la Commune ait à assumer les manquements de l'Etat qui reste responsable du mécontentement qu'il génère à force de réduction des moyens dans l'Education Nationale.

 

Enfin, l'extension de l'obligation d'accueil faite aux maires pour les carences étrangères aux mouvements de grève (arrêt maladie, absences inopinées, etc.) déplace intégralement les obligations de l'Etat, en sa qualité d'employeur, sur les Communes qui n'ont aucune compétence dans ce domaine.

 

Le rôle de l'Education Nationale reste défini fondamentalement par le préambule de la Constitution de notre Vme République qui déclare que "la Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, la formation professionnelle et à la culture", réaffirmant ainsi les principes d'égalité des chances, par un enseignement public selon les principes de gratuité et de laïcité.

La loi du 20 août 2008 change complètement la mission de l'école : l'accueil, désormais mission première de l'école, s'exerce selon deux modalités : l'enseignement et, en cas d'impossibilité, la garderie.

 

A ces principes fondamentaux s'ajoute, d'expérience, l'impossibilité pour les Communes, quelque soit leur importance, de mettre en oeuvre les moyens humains requis pour cet accueil.

Cette loi qui a été votée sans aucune concertation avec les élus locaux ou les associations d'élus doit être abrogée.

Il est donc tant de créer un front du refus au niveau national, par la création d'un collectif regroupant tous les maires opposés à l'application de cette loi ou qui en contestent le bien-fondé.

 

La section PCF de Pont-de-l’Arche, Louviers, Val de Reuil apporte donc son soutien actif aux élus courageux qui ne mettent pas en place ce service minimum, notamment à Pont-de-l’Arche.

 

Par Section de Pont-de-l'Arche, Val de Reuil, Louviers - Publié dans : Luttes - Communauté : Les blogs communistes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés