Partager l'article ! REVENU SOCIAL NEW LOOK : le RSA: Permettez-moi de revenir très rapidement sur le RSA. Je pense que l’effet « ...
Permettez-moi de revenir très rapidement sur le RSA.
Je pense que l’effet « cosmétique » de communication quant au RSA a empêché nos concitoyens de voir les effets pervers de ce revenu social new look.
Je veux la modernité pour la gauche. C’est la raison pour laquelle je me bats contre cet appel à l’unité de la droite et de la gauche qui a masqué en réalité l’ambition de dédouaner les entreprises de leur responsabilité sociale.
Explication
Lutter contre la pauvreté et encourager l’insertion par le travail : personne ne peut être contre… à ceci près que ce fameux RSA est articulé socialement et financièrement comme le RMI (qui a 20 ans). A l’époque, Rocard (ouah, un nom poussiéreux dans ma mémoire, lol) avait fixé le nombre maximal de bénéficiaires à 500 000. Les Rmistes sont aujourd’hui 1,14 million.
Entre temps, les entreprises ont eu l’occasion de se dédouaner de leurs responsabilités vis à vis de la main d’œuvre en inactivité forcée en transférant toujours plus de leur prise en charge par la collectivité. Et pour la droite ce fût du pain bénit : ça lui a permis de stigmatiser cette population en dénonçant les Rmistes comme responsables de leur inactivité.
Alors le RSA dans tout ça
Et bien il pose le problème suivant :
Avec 100 000 contrats maximum envisagé par Martin Hirsch d’ici 2010 alors que le nombre de RMIstes jugés « suffisamment proches du travail » est de l’ordre de 800 000 et que celui des travailleurs pauvres, éligibles à ce dispositif a dépassé le million ; le RSA a donc une portée très faible, même si c’est mieux que rien, soit !
Financement
Dans une ultime tentative de désarmer l’opposition de gauche, le gouvernement Fillon a brandi avec fierté « la taxation du capital » censée financer pour partie ce dispositif. Ouah, impressionnant au journal de 20H. Quel coup de « com » magnifique.
En réalité, il s’agira de taxer les assurances vie souscrites par 12 millions de ménages dans lesquels on peinera à trouver les spéculateurs de Paris. Toujours est-il que les gens pensent ce qu’ils ont entendu à la télé…
En conclusion, je voudrais dire à nos lecteurs qu’il ne s’agit pas pour nous, communistes, de critiquer une action qui participe à améliorer la situation catastrophique de l'emploi. Mais de là à faire croire que c’est une révolution qui va relancer l’emploi et la croissance, il y a un monde, non ?
AL