Partager l'article ! L'enjeu du 7 juin: De la pêche à Continental en passant par Faurescia, Molex... tout montre que la France et l’Europe ont plus que jamais ...
De la pêche à Continental en passant par Faurescia, Molex... tout montre que la France et l’Europe ont plus que jamais besoin d’une authentique démocratie sociale où les salariés aient de réels pouvoirs d’interventions sur les choix économiques de leurs entreprises. L’Union européenne ne doit plus être une zone de libre échange où le droit de la concurrence prime sur toute considération et où les êtres humains sont réduits au statut de consommateur. Les ravages de la crise nous font obligation de construire une Europe de la sécurité sociale, avec le citoyen et ses droits comme finalité de toute action politique.
Certes chacun, du PS à l’UMP, en passant par les Verts ou le Modem, appelle dans les mots à moraliser le capitalisme, à réguler l’économie de marché par le social et l’écologie, à combattre les paradis fiscaux, à avoir une véritable politique industrielle.
Mais toutes ses belles intentions sont démenties par la cruelle réalité des votes des uns et des autres au Parlement européen.
Les groupes socialistes, Verts, ADLE (qui inclut les députés Modem) et PPE (qui inclut les députés UMP) ont ainsi voté majoritairement tous les Traités qui sanctifient la libre circulation des capitaux, la liberté de délocaliser, et la concurrence libre et non faussée. A chaque fois que les députés de ces groupes parlementaires ont échappé à la pression sociale et politique de leur peuple, ils ont voté toutes les directives de déréglementation en matière de transports, d’énergie et de service. Seul le groupe GUE a constamment été en posture de résistance et de contre-propositions face à toutes ces directives antisociales.
Sarkozy et son gouvernement se cachent derrière les directives votées par l’actuelle majorité du Parlement européen pour introduire des mesures de régressions sociales ou de privatisations qu'il aurait difficilement pu imposer directement faute d'assentiment populaire.
Tout cela doit cesser et il est du pouvoir du Parlement européen d’y contribuer, s’il s’en donne la volonté politique.
Certes, face à la colère sociale des salariés, le patronat et le gouvernement parient sur l’abstention aux élections européennes. Les grands médias martèlent ainsi que le Parlement européen n’a quasiment aucun pouvoir, qu’il ne sert à rien.
Mais si ce Parlement ne sert vraiment à rien, pourquoi donc le Patronat entretient-il à grands frais une armée de lobbyistes pour influencer les députés européens ?
Dire que le Parlement européen n’a pas beaucoup de pouvoir c’est mentir au peuple, afin de lui cacher que 80% des nouvelles lois qui régissent notre vie quotidienne sont des transpositions en droit français de directives votées par les députés européens.
Le Problème du Parlement européen n’est pas son manque de pouvoir, mais l’actuelle majorité « social-libéral » et « libéral social » qui le domine.
C’est pourquoi, il est nécessaire d’aller voter le 7 juin, afin de lui donner une majorité au service des revendications sociales qu’appellent de leurs vœux les millions de manifestants descendus dans les rues depuis le début de cette année.
Jacky Hénin, député européen.
Venez discuter avec Jacky Hénin
Samedi 16 mai à partir de 11h15
Au gymnase d’Alizay