Partager l'article ! Un remaniement mené à minima: Le jeu des chaises musicales ministérielles a pris fin hier. Des candidats ont perdu leur place, d'autres en ...
Le jeu des chaises musicales ministérielles a pris fin hier. Des candidats ont perdu leur place, d'autres en ont arrachée une.
Dans le cadre du grand chambardement annoncé par Sarkozy, la liste des sortants-sortis et des entrants ressemble de plus en plus à un casting de cinéma, série B.
Au revoir Albanel, Dati, Boutin et Jégo !
Tous ces ministres et secrétaires d'Etat partants s'en vont en laissant derrière eux un désastre social : Albanel et la déroute HADOPI, Dati et ses fermetures de tribunaux, Boutin et sa loi sur les quartiers, Jégo et les mouvements sociaux toujours non règlés aux Antilles,...
Leur départ ne signifie pas que le Maître soit en désaccord avec leurs actions. Ils servent simplement de fusibles.
La preuve en est la promotion de Hortefeux au ministère de la Police et celle de Darcos au Ministère du licenciement économique du Travail. L'un et l'autre traînent pourtant une image peu reluisante. Hortefeux reste l'homme qui se vantait d'expulser hommes, femmes et enfants vers la misère et parfois pire. Darcos a laissé une éducation nationale en flamme. Chacun d'eux va pouvoir appliquer ses "talents" à d'autres tâches.
Le robinet de l'ouverture est fermé
Au niveau des surprises annoncées, il y avait de la déception dans les médias ! En guise de people, après Kouchner et Besson, la droite n'a pu trouver que Frédéric Mittérand et l'obscur Michel Mercier. En terme de guest stars, l'affiche est triste ! On aurait aimé voir Akhénaton à la Culture, François Chérèque aux Affaires Sociales, Bozo le Clown à l'économie (il n'aurait pas fait pire que Christine Lagarde et cela aurait été plus drôle, en ces temps moroses ...), ...
Et puis, avec Frédéric Mittérand, la droite "parle d'une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" (Merci Aznavour !). L'ex-présentateur télé, ex-neveu de son Tonton de Président, végétait doucement à Rome. Le voilà rapatrié à Paris : "mais qu'allait-il faire dans cette galère ?" (Merci Molière !) pourra-t-on se demander dans quelques temps !
Quant au sénateur Mercier, trésorier du MODEM, il connait enfin son "quart d'heure de célébrité" (Merci Andy Warhol !). Son embauche ressemble plus au coup de pied de l'âne (de Sarkozy à Bayrou, cqfd) qu'à une entrée au gouvernement pour ses qualités de tribun ! Ceux qui l'ont écouté ces dernières heures, notamment sur France Info, savent déjà que ce n'est pas un grand communicant.
Bruno Le Maire : la petite bête politique qui monte, qui monte,...
Par contre, en voilà un qui fait le caméléon et qui arrive rapidement à se hisser en haut de l'échelle : c'est Bruno Le Maire !
Retracer sa fulgurante carrière politique, c'est essayer de résumer en trois ans les trente ans de carrière de Sarkozy !
De chef de cabinet de Villepin, il est devenu député de chez nous suite à un héritage chiraquien par la grâce du baron Debré. Dans la foulée, il est candidat aux municipales d'Evreux en 2008 (son seul échec !). Puis le voilà propulsé Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes la même année. Désigné tête de liste aux régionales hauts-normandes pour l'UMP en 2008 également, le voilà, un an après, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche ! ...
On résume : chef de cabinet de Villepin (2007), élu député de l'Eure (2007), vise le poste de maire-adjoint d'Evreux (2008), Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes (2008), ministre de l'alimentation et de l'agriculture (2009), vise le poste de président de la région Haute-Normandie (2010). Candidat aux présidentielles 2012 ???
Après avoir été chiraquien convaincu sous Chirac et sarkozyste convaincu sous Sarkozy, après avoir été eurois convaincu pendant un an et demi, européen convaincu pendant un an, paysan convaincu maintenant et normand convaincu le temps de la campagne des européennes en 2010, un jour peut-être sera t-il villepiniste convaincu si de Villepin réussi son retour ou, pourquoi pas, ministre d'ouverture convaincu si la gauche revient aux affaires en 2012 ?
Que ne ferait-on pas pour une carrière !
En guise de remaniement, Sarkozy nous a offert un spectacle fadasse avec l'arrivée de seconds couteaux émoussés, la sortie de comédiens usés et la promotion dans des rôles titres des premiers de la classe.
Le scénario, lui, ne changera pas ! Le réalisateur nous l'a promis dans un talk-show à Versailles et la maison de production, au MEDEF, veille au contenu artistique de l'œuvre.
Suite au débat entamé vendredi soir, je viens prolonger la discussion. Je reprends la question :
« Quel type de société voulons nous pour l’avenir ? »
Nous avons été porteurs du projet d’une société marxiste. Les textes de Marx et Engels ont été rédigés il y a 150 ans. Pourtant sont-ils obsolètes ? Ils intégraient déjà la mondialisation de l’économie au service des « bourgeois ». Ils appelaient à une union internationale des ouvriers. Ils appelaient à une collectivisation des moyens de production.
A l’époque la richesse provenait essentiellement de la production et des usines. Les conditions de production en relation avec l’écologie n’étaient pas encore sensibles et ressenties. Aujourd’hui la richesse provient davantage de l’économie financière et de services que le l’économie de production. Cette économie financière pour gagner plus encore favorise la délocalisation et en ce sens Marx et Engels étaient visionnaires en évoquant la mondialisation. Ce n’est plus que les moyens de production qu’il faut collectiviser, mais aussi et surtout la finance nationale et internationale. Pourquoi nationaliser une entreprise, dans la mesure où l’on peut «orienter » ses choix de production par la gestion des ressources financières dont elle a besoin.
Nos dirigeants nous martellent avec un nouveau droit : « le droit de consommer ». La possibilité de bénéficier de la dernière merveille technologique était elle vraiment un besoin fondammental comme le droit au travail, le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit au logement, le droit à la culture, etc. ? Ne serait-ce pas un peu l’économie de marché qui nous rend cette idée incontournable pour réaliser plus encore de profils ? Les linéaires des grandes surfaces contiennent-ils que des produits vitaux ? Nous sommes là dans le grand vecteur adossé à notre société contemporaine : la croissance. Mais la croissance de quoi ? Pour qui ? Et maintenant la Croissance Verte pour mieux la vendre !!! Qu’apporte concrêtement la croissance telle que définie par le MEDEF aux salariés, aux sans logis, aux travailleurs pauvres, si ce n’est qu’ils représentent un vivier indispensable à la mise en place d’une précarité « CROISSANTE », au profit des grandes structures financières ?
Si nous demeurons dans le même système sociétal quel est le but proposé pour une vie d’homme et de femme : Après une naissance dans une clinique pour ceux qui pourront se le payer, en y restant le moins longtemps possible, une éducation commencant au primaire et réduite au strict minimum pour comprendre les supports de production ou de service pour lesquels « ON » a besoin d’eux, une vie professionnelle de précarité, une retraite aléatoire et conditionnée à la santé auquelle il / elle aura un accès aléatoire, Est-ce une perspective de vie motivante ? La vie ne peut-elle être autre chose, riche de relations humaines et de bonheurs simples ? Faut-il plus de télévision HD en grand écran et moins de relation avec ses voisins, avec la culture vivante ? Faut-il plus de SMS que de rencontres physiques ? Faut-il plus de piscines gonflables que de centres nautiques de proximité pour des rencontres plus humaines?
Marx et Engels ne pouvaient à l’époque donner l’importance à l’écologie telle que l’on peut en ressentir la nécessité aujourd’hui. Historiquement nous avons complètement négligé voir rejeté cette montée de l’écologie dans notre société. Sans être un jusqu’au boutiste de l’écologie, a-t-on le droit de continuer sur la voie où nous a entrainé le système capitaliste dirigeant ? Et surtout n’oublions pas la très forte faculté d’adaptation de ce système capitaliste. Il a très vite compris que l’écologie, à sa mesure, serait une source gigantesque de profits. Il ne préconise pas l’écologie pour la préservation du patrimoine naturel, mais pour les bénéfices financiers qu’il peut en tirer. Sa démarche environnementale n’est donc pas très écologique au sens scientifique du terme. Comment inscrire cette part de l’écologie dans notre projet de société et dans un marxisme contemporain humaniste?
Nous devons développer un projet de société qui soit, comme le préconisaient Marx et Engels, une société au service de l’homme et en y ajoutant au service de l’homme et de son environnement : une société humaniste et écologiste. Ces deux éléments doivent devenir indissociables et le moteur unique de notre projet. En fonction de cette orientation, il restera à décliner les programmes pour tendre vers cet objectif.
Voilà quelques réflexions que je soumets à tous. Il ne faut pas toujours attendre du sommet les choix et les perspectives. La montée des réflexions de la base peut créer une « révolution culturelle » indispensable.
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Pierre