Partager l'article ! Avant hier, s'est joué au théâtre de l'Elysée une pièce de boulevard intitulée « Faites banquer le cocu ! ».: Chers amis, pour cette rent ...
Chers amis, pour cette rentrée politique, je vous livre là, la participation brillante de notre camarade Eric Ruiz. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il était
inspiré, lol.
Bonne lecture à méditer et bonne rentrée.
Dans le rôle du cocu : le peuple français.
Le chef de famille est joué par Nicolas Sarkozy, par ailleurs metteur en scène de la pièce.
Baudouin Prot, PDG de BNP-Paribas, est l'amant manipulateur.
François Fillon et Christine Lagarde complètent le casting en tant que maître d'hôtel et
femme de chambre.
Beaucoup de critiques culturels ont accidentellement classé cette pièce dans la catégorie "drame social", prenant au premier degré l'humour et le cynisme des dialogues et de la mise en scène.
Il s'agit pourtant bien d'un spectacle de boulevard où le chef de famille trompe le peuple français par des amours inavouées avec son amant, le milieu bancaire et financier. Au cours du
spectacle, les portes claquent, les amants jouent des scènes pitoyablement mélodramatiques d'engueulades et de rodomontades mais, finalement, ils sont d'accord sur tout et c'est finalement le
cocu qui est le dindon de la farce.
On le voit, un spectacle moralement
douteux où le metteur en scène, comme les
acteurs, se moquent de la crédulité du public. Ce qui est triste, c'est de voir nos grands médias, pourtant moqueurs quant il s'agit de la troupe amateur du théâtre de Solférino, considérer cette
pièce comme un chef d'oeuvre du néoréalisme social français !
Car, qui peut croire une seconde à ce scénario
improbable ?
D'une part, le mari trompeur verse 360 milliards d'euros à son amant pour "éponger ses dettes" et "relancer l'économie". Bon ! C'est déjà douteux. Mais : que devient cet argent ? N'importe quelle
famille qui ferait un tel chèque demanderait des comptes ! Non ?
Ensuite, on apprend que l'amant n'est finalement pas si endetté que ça et distribue des centaines de millions d'euros de dividendes aux membres de sa famille.
Puis, l'amant s'apprête à distribuer 1 milliard d'euros à son petit personnel, celui qui est sensé l'avoir plongé dans les dettes ? Evidemment, le peuple trompé s'étonne et demande des
explications. C'est là que se déroule la partie la plus improbable de ce vaudeville.
Vous n'allez pas me croire ! Après les traditionnels portes qui claquent, amant dans le placard et tutti quanti, la pièce est sensée se terminer sur une scène de réconciliation où l'amant annonce
au peuple cocu qu'il ne distribuera finalement "que" 500 millions d'euros au lieu d'un milliard et qu'il veut bien faire des efforts de moralité à condition que tous les amants du monde
fassent pareil lors du grand sommet des pays de cocus, le G 20.
Une conclusion à dormir debout
Si j'étais le peuple cocu, je n'aurais jamais avalé ce genre de happy end !
500 millions au lieu d'un milliard : une victoire ?
La moralisation des maris-présidents trompeurs et de leurs amants financiers lors d'une grande cérémonie ? C'est du Walt Disney !
Définitivement, le spectale qui s'est joué hier au théâtre de l'Elysée est une navrante pochade de boulevard, un scénario bancal avec une conclusion même pas bonne pour un spectacle de
Guignol. Un spectacle à 360 milliards d'euros pour l'Etat : une subvention un peu chère pour un si mauvais théâtre subventionné !
Notre avis pour le public : refuser de payer pour ce spectacle et reportez-vous sur les histoires vraies à base de fraternité et de solidarité lors du grand festival populaire qu'est la Fête
de l'Humanité.
La Fête de l'Humanité, c'est 18 € par personne
et c'est gratuit pour les moins de 15 ans.
Le vaudeville de
l'Elysée revient à 6 000 € par français et ne rapporte qu'aux actionnaires des banques.
A vous de
choisir.