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Allain LEPREST est mort cette nuit. Un poète sur les terres de Jean FERRAT s'est éteint laissant pour l'éternité des textes et des musiques qui marquent à l'encre rouge les espoirs, les malaises, les émotions de chacun d'entre nous. Allain, on t'aime et présentons à ta famille nos condoléances. Nous porterons la révolution avec « toi » dans nos cœurs.
A écouter parmi les standards incontournables de notre camarade : " quand auront fondu les banquises" ; " il pleut sur la mer" ;" donne-moi de mes nouvelles " ; " y'a rien qui s"passe "...
Tous les copains, les camarades progressistes et communistes sont tristes aujourd'hui !
Par contre, pourquoi critiquer "Grand Corps malade" ? On peut ne pas apprécier ses textes, comme certains sont hermétiques à l'oeuvre de Alain LEPREST ou Jean FERRAT.
Faut vivre avec son temps !
N'oublions pas nos illustres artistes ! Mais faisons de la place aux nouveaux !
Oui Eric, tu as raison, mais dans le même temps, peut-être entendre le commentaire qui veut certainement dire que la versification ne fait pas le poète ! Oui à la création (d'ou qu'elle vienne d'hier ou d'aujourd'hui), non à l'arytmétique. celà étant, nous aimons Grand corps malade avec ses imperfections ;)
Connais-tu l'herbe amère, le liseron, la plante
Toute noire et très belle enroulée dans la gorge ?
Ô que quelqu'un la dise, ô que quelqu'un la chante
Seulement sur le bruit d'un coeur et d'une horloge
Et le train de Dunkerque au loin sur son refrain
Le chagrin
Cet animal familier, ce chien que tu traînes
Dans les couloirs et les vieux escaliers du corps
Il est un peu méchant, pas très beau mais tu l'aimes
Il tire vers les ponts, le soir, quand tu le sors
Et tu as beau être son maître, tu le crains
Le chagrin
Son couteau à douleur et sa gouge artisane
A sculpter des oiseaux de bois sur les potences
Des épines aux lilas, des pétales aux larmes
Et tout le désespoir qu'il faut à l'espérance
C'est le meilleur de toi qui brille dans l'écrin
Du chagrin
Un jour il t'offrira son collier de morsures
Un jour, demain, ta main prendra dans la corbeille
Emplie de raisins ronds une grappe un peu sûre
Il a de belles vignes, il soigne bien ses treilles
Il a le temps pour lui, il presse grain par grain
Le chagrin
Laisse-le libérer ses sources sous tes cils
Son fleuve qui n'a que tes paupières pour grèves
Cet océan profond sans bateau et sans île
Qui met son grain de sel sur les phrases des lèvres
Tu peux lâcher la corde, il a le pied marin,
Le chagrin
A se sentir lavé, presque beau, transparent
Aux bras des vieux matins édentés de la ville
A appeler encore son règne de tyran
Ses carrefours muets, ses grands théâtres vides
Le vent chargé de clous, de soleils souterrains
Du chagrin
Ami, pardon, c'est à ton rire que j'accroche
Son manteau qui me tient bien froid quand il fait froid
Une enveloppe bleue déchirée dans la poche
Eteignez en sortant, et ne me plaignez pas,
Plaignez plutôt celui que n'a jamais étreint
Le chagrin
Le chagrin
L'arithmétique (l'arythmie ?!) et la versification ne font effectivement pas les poètes. D'ailleurs, la prose en poésie existe de longue date tels les célèbres "petits poèmes en prose" de Baudelaire ou comme Aragon et Eluard l'ont plus récemment illustré.
Même si on peut regretter l'absence de tel ou tel artiste dans l'enseignement (en français comme en musique), l'emploi d'artistes contemporains est un moyen pour les enseignants de motiver leurs élèves. Je me souviens d'avoir chanter "the wall" des Pink-Floyd en sixième, au moment de la sortie du film éponyme !... Quant on connait le sens de la chanson...
Tout ça pour dire que je fais confiance à la sagesse et à l'ouverture d'esprit de nos enseignants pour faire connaître à notre jeunesse un large panel d'oeuvres littéraires, poétiques ou non, classiques, modernes ou contemporaines, chantées, lues ou slamées.
Et tant pis si Alain Leprest ou Jean Ferrat ne sont pas au programme ! Il y a tellement de bons artistes et de bons écrivains à faire connaître ! ! Une scolarité ne suffit pas. Heureusement !
En tous les cas des coups dans le coeur qui font du bien à chaque joli poème d'où l'Art rythmie ;)
Oui alors là : sans commentaire. Va falloir trouver un peu mieux pour entrer en campagne mon cher alberto !
Pour moi, les "socialistes" sont des gens qui veulent mener leur pays au Socialisme. Je ne crois pas que ce soit encore au programme du PS. Peut-être Alberto (en l'honneur de Fujimori ?) pourrait-il nous en dire plus ?
Et puisque nous parlons poésie, le PS, ses éléphants et ses courants : tout un poème !
C'est curieux qu'un sympathisant (adhérent ?) socialiste s'offusque si violemment de cette petite critique !? Quand je pense à tout ce que j'ai entendu et que j'entends régulièrement sur "la mort" du PCF de la part de mes camarades du PS ! !... Heureusement que les cocos pratiquent l'autocritique !
Bref ! Faudra quand même m'expliquer où est le danger extrémiste dans mes propos ? Dire que le PS ne prône plus la Révolution ni le socialisme et dire qu'il y a des courants au PS, c'est enfoncer des portes ouvertes !
Ah mais tu sais Eric, ce cher alberto comme beaucoup de socialistes dans notre coin se gargarisent à longueur de journée de petites phrases et se posent là en donneur de leçons mais dans la pratique, ils se comportent bien souvent en notables et oublient qu'ils sont de gauche. Oh biensûr pas tous, mais certains... En tous les cas, mon cher Camarade, les campagnes qui arrivent vont permettre de montrer à la population qu'être de gauche c'est aussi porter un programme en rupture avec la droite et apporter des solutions de justice sociale et économique : c'est ce que nous, communistes, avec le Front de Gauche portons avec les gens !