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Les négociations approchent mais soyez rassurés braves gens, nos retraites vont être sauvées !
Grace
au courage politique d’une émouvante union nationale allant du FN au PS sous l’impulsion de notre bon roi président Nicolas Sarkozy, des solutions vont être trouvées pour sauvegarder notre
fabuleux système de retraite par répartition.
Oui, bon, il va falloir travailler plus pour gagner moins, accepter une nouvelle régression sociale, mais c’est pour notre bien…et puis, il n’y a pas d’autres solutions…on n’a pas le choix….puisqu’on nous le dit !
Et nos bonnes âmes de parlementaires nous ont promis, la main sur le cœur et la larme à l’œil, qu’en contrepartie, les métiers « pénibles » seront préservés et les salariés concernés pris en compte. Nous voilà rassurés ! Ces gens-là sont des gens de parole…Non ?...Ah, bon…
Quelques petites remarques toutefois au milieu de cette touchante harmonie :
· le système des retraites par répartition, issue des mesures prônées par le CNR, a été mis en œuvre après la seconde guerre mondiale dans un contexte très difficile. Cependant il a pu être réalisé parce qu’il relevait d’un choix et d’une ambition politique.
· la théorie selon laquelle il n’existe que trois possibilités de financement des retraites : diminuer les pensions, cotiser plus ou cotiser plus longtemps est un mensonge absolu ! D’autres solutions existent : ventiler différemment les budgets de l’Etat, faire cotiser plus les entreprises, taxer les capitaux et/ou les flux boursiers, revenir sur les exonérations accordées aux entreprises…Tout est question de choix, de priorité et de courage politique.
· concernant la « pénibilité » au travail : comment celle-ci peut-elle être prise en compte ?? Doit-on considérer que cette pénibilité correspond à certains métiers manuels particulièrement usants, ce qui est certainement le cas ? Ce serait oublier un peu vite les exemples morbides des suicides chez France Télécom et Renault : il existe une pénibilité psychologique liée à la pression constante exercée sur nombre de salariés ! La mobilité forcée, la pression de la hiérarchie, l’obligation de résultats toujours plus hauts, toujours plus forts, toujours plus vite, la précarité de l’emploi sont autant de conditions de pénibilité…Seront-elles prises en compte ? NON !
En guise de conclusion, cette dernière remarque : peut-on vraiment considérer la direction nationale du Part Socialiste comme une alternative crédible, authentique et sérieuse au pouvoir en place, sachant qu’ils ont la même vision du monde et les mêmes solutions à proposer ?
A titre personnel, mon choix est fait : ce sera le Front de Gauche !
Cédric Forcadel, Romilly Sur Andelle