Nous avions alerté la semaine passée sur les dangers de la conclusion d'un accord réalisé à la hâte, et en dehors de tout débat public, entre le PS et EELV sur les enjeux énergétiques. Nous considérions en effet qu'il n'était pas possible que l'avenir énergétique de la France se règle par des « tractations de couloirs » en échange de circonscriptions. Le résultat est là, comme le souligne Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, « Un accord bâclé, sans ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort des salariés et les tarifs de l'énergie ».
Ainsi cet accord comporte l'engagement de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim, l'arrêt du retraitement et la filière MOX (combustible) mais aussi la réduction de la consommation d'électricité ! Le contenu de cet accord provoque de l'inquiétude et de la colère chez les salariés du nucléaire. Arrêter un site nucléaire, ce sont des conséquences économiques, sociales en cascade ! Ce sont des familles entières qui vont se trouver prises en otage, subissant la délocalisation de leur emploi, voire la perte de celui-ci. Comment, pour des forces de gauche, prendre de telles décisions sans leur donner voix au chapitre ?
La polémique relative à la valse hésitation du passage concernant la filière MOX dans le texte du PS conforte notre opinion sur la légèreté d'un compromis politicien qui risque – s’il devait être confirmé – de compromettre l'avenir énergétique de notre pays. Le Front de gauche propose une autre méthode incluant les citoyens : un grand débat public national et citoyen auquel seront associés les salariés. Un débat conduit de façon sérieuse et approfondie, tranché par un référendum. La gauche pour réussir le changement et assurer le droit à l'énergie pour toutes et tous, à un prix abordable, ne peut faire l'impasse sur cette exigence démocratique. C'est la seule méthode qui vaille puisque ce débat traverse tout le pays, toute la gauche, y compris le Front de gauche, sur la question du nucléaire. Nous considérons que la première des urgences est de faire face aux risques patents du réchauffement climatique et donc d'élaborer un plan de sortie des énergies carbonées. Plus généralement nous sommes favorables à un plan d'économies d'énergies. Nous visons la sobriété énergétique c'est à dire moins de consommation pour des usages identiques.
Pour ce qui est du nucléaire, l'avenir de la filière doit être tranché dans le cadre d'une vision d'ensemble de la transition énergétique. Le PCF est favorable au maintien d'une filière industrielle 100% publique et mieux sécurisée au sein d'un mixe énergétique rééquilibré. Pour ce faire nous versons au débat la proposition de la création d'un véritable service public à travers la constitution d’un pôle public de l’énergie, émancipé des logiques financières ; contrairement à ce qu’organisent actuellement les partis de droite et le MEDEF dans le secteur : privatisation et sous-traitance. Ce pôle serait doté de capacités d'investissement dans la recherche, dans la promotion d'un plan industriel de développement des énergies renouvelables et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers. Il s’agirait également de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et d'AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations. En toute indépendance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de recherche en sûreté nucléaire (IRSN) doivent rester les outils de contrôle de la sûreté et de la radioprotection. Que le débat s'ouvre vraiment à gauche !
Après des vacances bien méritées l’heure est venue de se préparer à une nouvelle rentrée des classes…Eh oui, les touristes partis, le village petit à petit se retrouve face à lui-même…et les enfants « montent de classe », comme dit le poète.
Alors adieu les grasses matinées et bonjour trousses et cahiers !
Voilà donc un moment important, essentiel, de l’année, le moment où l’école reprend toute sa place.
L’école est avant tout le lieu de la socialisation, de l’apprendre à vivre ensemble, l’école est ce qui va en partie, déterminer la société de demain et les citoyens qui la composeront. Se posent alors la concernant de nombreuses questions :
Comment l’école prend-elle en compte les inégalités de départ entre les élèves qu’elle accueille ?
Quelle culture transmet-elle et de quelle façon ?
Quelle place fait-elle à la coopération, à la compétition ?
Quelle place fait-elle au sein des groupes constitués à l’expression des individualités ?
Comment l’école est intégrée à la société ?
En bref quelle société l’école contribue-t-elle à fabriquer ?
Pour répondre en partie et de manière succincte à ces questions, attachons nous maintenant à la réalité de ce qu’est l’école aujourd’hui.
L’école est le lieu privilégié de la reproduction des inégalités de départ. Elle est construite pour dégager une élite en « sélectionnant » petit à petit les individus les plus « capables » et en "éliminant"les autres. Cela s’appellerait la « méritocratie », pilier de la doctrine de notre gouvernement en matière d’éducation. Cette doctrine relèverait du bon sens dans un parfait syllogisme :
L’état a besoin d’une élite
Cette élite sera sélectionnée sur son mérite
Le mérite se mesure au travail fourni
Seul le travail permet d’obtenir de bonnes notes à l’école
Les élèves ayant les meilleures notes sont les plus travailleurs et donc les plus méritants
Les meilleurs élèves doivent constituer l’élite de la nation…
Implacable, non ?
Sauf que…
Sauf que, outre le fait que l’on peut s’interroger sur la nécessité d’avoir une « élite » pour présider aux destinées d’une nation et l’organisation verticale plutôt qu’horizontale d’une société de citoyens, cette démonstration va se heurter à quelques faits réels et incontestables.
En premier lieu, on peut s’interroger sur cette notion de mérite. Comment mesurer le mérite ? Sans rentrer dans la caricature, on peut se demander quel est l’élève le plus méritant entre celui qui obtient 15/20 en maths après que ses parents lui eurent payé de nombreuses heures de soutien et celui qui obtient 9/20 en n’ayant personne à la maison en mesure de lui expliquer ce qu’il n’a pas compris.
Cette notion de sélection au mérite est une malhonnêteté intellectuelle absolue dans l’état actuel du fonctionnement de l’école. Ecole qui transmet la culture des dominants, en utilisant leurs codes et leur langage et en marquant du sceau de l’infamie les modes d’expression des classes moins favorisées.
Les statistiques et les enquêtes des sociologues (de BOURDIEU et PASSERON jusqu’à DURU-BELLAT) démontrent de manière implacable que les plus hautes écoles, les concours et études les plus prestigieux sont trustés par les enfants de familles favorisées tandis que les études courtes voir écourtées sont réservées aux enfants de chômeurs, d’ouvriers et d’employés. C’est une réalité, un constat…un constat inacceptable et écœurant !
L’école, loin de compenser les inégalités de départ, les reproduit, les renforce, les légitime !
Alors qu’une réelle volonté d’atténuation des inégalités passerait par plus d’école, par mieux d’école, par des accompagnements éducatifs périscolaires renforcés, à quoi assiste-t-on ces dernières années ?
A des suppressions massives de postes dans l’éducation nationale, à la disparition des réseaux d’aides aux élèves en grandes difficultés, à la multiplication des coupes sombres dans les associations péri-éducatives, à la mise en place d’un arsenal répressif sans précédent, à la négation du statut de l’enfant et de son droit à l’erreur (remise en cause de la loi de 1945).
Ainsi cette année, en primaire c’est un poste en moins par élève supplémentaire qui a été décidé (9000 postes de moins pour 9000 élèves de plus !). C’est la mise en place de toujours plus d’évaluations n’ayant d’autres vocations que de catégoriser les élèves. Oui, cette année encore, c’est la rentrée des crasses qui s’annonce. Des communes, désespérées de voir disparaître leur école ou certaines de leur classe en sont à imaginer payer sur leurs deniers propres les postes d’enseignant ! Voilà un retour de 150 ans en arrière lorsque les communes finançaient le salaire des instituteurs !!!
Voilà où mènent le progrès et la modernité de l’UMP : au milieu du 19èmesiècle !
L’on pourrait parler aussi de la place qui est faite aux élèves en situation de handicap. Depuis la loi Montchamp de 2005, ces élèves qui étaient auparavant accueillis dans des structures spécialisées doivent être scolarisés en milieu ordinaire.
On ne peut que se féliciter de l’esprit de la loi qui reconnaît le droit à chacun de faire partie intégrante de la société, mais on ne peut que s’indigner que cette intégration ne se fasse bien souvent qu’à moyens humains constants voire en baisse : ces enfants sont mis dans des classes avec au mieux une personne supplémentaire, sans aucune formation spécifique, payée au lance-gaule et avec un contrat à durée (très) déterminée ! Ce traitement réservé à ces enfants est proprement scandaleux et indigne d’une société moderne.
Nous ne pouvons plus nous reconnaître dans cette école, nous exigeons une autre école, pour nos enfants, pour la société de demain, nous exigeons une école qui soit un lieu d’émancipation, qui reconnaisse chaque individu en tant que tel, qui lui permette de s’intégrer dans un groupe, en faisant l’apprentissage effectif de la coopération.
L’école que nous exigeons mérite des moyens, on ne pourra pas faire l’économie de ceux-ci, ils sont un investissement pour l’avenir. Rappelons qu’en Finlande, système scolaire reconnu pour l’excellence de ses résultats, les enfants ne connaissent pas le redoublement ni les notes avant l’âge de 14 ans, que le travail en petit groupe est la règle, que les écoles voient travailler de nombreux personnels : enseignants, maîtres spécialisés, psychologues…et que contrairement à la France, les inégalités de départ jouent peu dans la réussite finale des élèves, et que ceux-ci ne sont pas stressés par l’école.
Un projet politique sérieux ne pourra pas être réalisé sans accorder à l’école la place qu’elle mérite. Cela ne pourra et ne devra se faire qu’avec les citoyens, car l’école ne doit pas être l’école d’une élite, elle doit être ce que FREINET appelait « l’école du peuple ».
Le Front de Gauche ouvre ce chantier, vous pouvez y contribuer !
Cédric FORCADEL,
Romilly-sur-Andelle
Mesdames, Messieurs,
La rentrée pointe son nez avec son lot d'actions et d’événements à venir. Il faut dire qu'elle est particulière puisque dans quelques temps, nous élirons notre prochain Président de la République et nos Députés.
C'est l'occasion pour nous de revenir sur l'année passée qui fut elle aussi forte en activité ; voilà 6 mois, nous réélisions brillamment notre Conseiller général Gaëtan LEVITRE qui faisait équipe avec sa suppléante Isabelle VIGUERARD – POUPPEVILLE. Ainsi, fin septembre 2010, nous annoncions leurs candidatures. Autant dire que ce « duo » extrêmement efficace en a surpris plus d'un puisqu'entre temps, l'association « Pont de l'Arche pour Tous » dont Isabelle fait parti, rejoignait le Front de Gauche.
Avec son président, Dominique JACHIMIAK, avec l'équipe d'Eure Seine PCF qui regroupe plus de 150 personnes sur le canton, nous avons mené une campagne active, tambour battant, proche des gens. C'est certainement cette manière de faire, de rentrer dans chaque foyer, qui a permis d'établir un programme fidèle à nos idées progressistes et surtout en phase avec les préoccupations des gens. L'alchimie entre la population et nos candidats, le travail fourni depuis des années, la qualité et le nombre de nos militants ont donné l'éclatante victoire du Front de Gauche contre la droite et contre le candidat socialiste. Rappelez-vous, Richard JACQUET s'était présenté contre Gaëtan, pourtant issu de la majorité départementale et soutenu activement par son président Jean-Louis DESTANS. Bref, le passé étant ce qu'il est, c'est l'avenir qui doit nous servir de boussole sans pour autant, ça va de soi, oublier l'histoire récente.
Mais les bonnes nouvelles sont parfois clairsemées de mauvaises . C'est ainsi que nous apprenions il y a quelques mois que M-real était à vendre avant le 30 septembre 2011 ! Le collectif s'est donc réactivé naturellement pour donner le prolongement nécessaire au travail formidable des salariés et de leurs organisations syndicales. Aujourd'hui, nous avons bon espoir qu'une vente se fasse au profit d'un groupe sérieux et papetier qui devra de toute évidence continuer à faire vivre l'entreprise pour les années qui viennent mais aussi garantir l'aspect social que les salariés demandent. Bien évidemment nous restons mobilisés et extrêmement vigilants et nous ne manquerons pas de vous tenir informé des l'évolution de ce dossier en temps réel : il en va de la vie des gens et de la dynamique de notre territoire. Ce qui fait chaud au cœur, c'est de voir que la bataille engagée est très populaire :Il suffit de se rappeler le nombre de personnes présentes à la dernière marche pour l'emploi du mois de juin dernier.
Dernière mauvaise nouvelle en date : les travaux de shuntes à Criquebeuf-sur-Seine nécessaires à désengorger le trafic routier à hauteur de l'A13/RD321 risquent de ne pas se faire ! Pourquoi ? Parce que la SAPN (Société des Autoroutes Paris Normandie) revient sur sa parole invoquant un déficit de 3,5% au péage d'Incarville depuis l'ouverture du contournement. La spéculation d'un groupe privatisé par la droite ne doit pas prendre le pas sur la sécurité de nos concitoyens ! Voilà pourquoi nous vous proposons de signer la pétition ICI, même si vous aurez largement l'occasion de le faire en réel dans les jours qui viennent.
En cette rentrée, le Front de Gauche avec les communistes, entrent en campagne pour soutenir activement leur candidat aux présidentielles (Jean-Luc MELENCHON) et leur candidat-e dans la 4ème circonscription aux législatives (qui sera connu d'ici fin septembre). Il faut aujourd'hui que la gauche s'incarne dans un projet digne des valeurs de la gauche et qu'elle soit en capacité d'offrir à nous tous une réelle alternative aux capitalisme sur fond de propositions claires et chiffrées. Nous demeurons persuadés que le Front de Gauche deviendra la force motrice de demain car il ne suffit plus aujourd'hui de promettre ou bien d'adapter l'ultra capitalisme de Sarkozy. Il faut au contraire s'affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe ; il faut partager les richesses et abolir l'insécurité sociale ; il faut reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers ; produire autrement et activer la planification écologique : tout ça au service de l'humain et de son émancipation. Un slogan nous paraît donc porteur pour les mois à venir : L'HUMAIN D'ABORD...
A très vite
La droite continue son entreprise de désintégration sociale sous couvert de la crise de son système : le capitalisme.
N'est-il pas temps, cher-e-s Ami-e-s de la renvoyer dans les cordes avec fermeté pour construire une alternative crédible où l'humain sera le maître mot et/ou tout tournera autour de lui.
Sans vouloir polémiquer mais il faut bien que chacun prenne ses responsabilités ;) à un moment ou à un autre : le candidat UMP/NC aux cantonales, j'ai nommé René DUFOUR, est-il pour le pacte de l'Euro plus et pour l'austérité à tous les étages pour satisfaire encore un peu plus les plus riches sous prétexte d'une crise dont chacun devrait (selon les libéraux et les ultras) participer à en sortir ? Est-il pour le tour de passe passe du prestidigitateur SARKOZY qui fait croire que l'abandon du bouclier fiscal était une bonne chose pour aller vers plus de justice alors qu'au fond, la réforme de ISF va privilégier encore un peu plus les plus riches ? Se sent-il solidaire du projet de fichage des allocataires de la CAF et du rapprochement de la droite du FN via le courant « droite populaire » ? Autant de questions (nous en avons des lignes entières) qui sont légitimes à l'aube d'élections très importantes au niveau national : les présidentielles mais aussi les législatives. Mais au fait, va-t-il soutenir SARKOZY où son valet BORLOO ?
Ce qui est certain c'est que le parti communiste,le Front de Gauche savent quoi faire pour redonner plus de justice à ce pays. Et les campagnes qui arrivent seront certainement l'objet d'en débattre avec nos adversaires, s'ils le veulent !
Commençons par répartir équitablement les richesses en augmentant les salaires, en abolissant la précarité, en mettant en place un plan d'urgence pour le logement et contre la spéculation financière immobilière, en considérant la santé comme un bien commun et en la rendant gratuite, en titularisant 800 000 emplois précaires de la Fonction publique...
Mais pour que tout ça puisse se faire, car c'est le moins que puisse faire la gauche aujourd'hui (pour le peu qu'elle soit courageuse), il faut reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers ! On pourrait par exemple adopter une Loi portant la création d'un pôle financier transformant notamment la politique et les critères de crédit ;augmenter l'ISF et l'impôt sur les revenus du capital ;taxer les revenus financiers des entreprises ; mettre en place le principe de modulation de l'impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronales en fonction des objectifs d'emplois, de formations et de salaires de celles-ci. On pourrait également créer des pôles publics de l'industrie et supprimer les exonération de cotisations sociales patronales qui ont montré leur inefficacité.
Nous avons des idées et des rêves et nous savons comment les financer alors : allons-y, prenons le pouvoir Messieurs Dames. Rejoignez-nous.