L’absentéisme à l’école ? Il a trouvé la solution le bougre ! Familles en situations précaires, attention ! Le grand nabot Sarkozy va vous rendre encore un peu plus miséreux.
Votre enfant sèche les cours tandis que vous êtes absent toute la journée car vous vous battez pour trouver un emploi ? Bientôt, la droite gouvernementale, valet présidentiel, va vous retirer les allocations familiales.
Oh, en voilà une idée qu’elle est bonne
Après la stigmatisation des sans papiers, on stigmatise toute une frange de la population qui est abandonnée depuis bien longtemps. Faut-il rappeler que Sarkozy depuis 2002 a détruit le programme de police de proximité instauré par la gauche qui permettait, non seulement, des solutions répressives quand il le fallait mais aussi et surtout une réelle volonté de prévention en lien avec les travailleurs sociaux des quartiers.
Tout ça s’est envolé sur l’autel des campagnes électorales où Sarkozy, préparant son triomphe de 2007, a dragué sans complexe le Front National (lui reprenant des thèses entières de son programme : le ministère de l’immigration par exemple).
Soyons sérieux
Aujourd’hui, pour redonner du lien familial, il faut que chaque famille puisse vivre décemment, ce qui pose la question de l’emploi, de la redistribution de richesses, de l’équité sociale, d’un service public fort et capable d’accompagner individuellement (mais pour ça, ne vaudrait-il pas mieux le renforcer plutôt que de le sacrifier ?).
Ce ne sont pas des réponses répressives qui régleront les problèmes que l’école et son environnement rencontrent. Travailler en amont, prévenir, informer, redonner du sens à l’articulation sociale de nos territoires voilà des pistes qu’il faut travailler. Les seules qui permettront de se sortir d’un tout flicage qui ne s’attaque jamais aux vrais problèmes et répond sans vraiment répondre.
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, vient d'interpeller les maires afin de les appeler, à titre expérimental dans un premier temps, a organiser l'accueil des enfants dans les
écoles, avec des personnels municipaux, dans le cadre de sa volonté d'instaurer le service minimum. Cette charge nouvelle serait financée par les retenues de salaires des enseignants grévistes.
Il tente, par ce subterfuge indigne, de remettre en cause le droit de grève des enseignants et de diviser les personnels.
Responsable de la situation de conflit entre les enseignants et le gouvernement, X. Darcos doit revenir sur sa politique de destruction du service public de l'Education
nationale, réduit à un service minmum d'enseignement par les dernières mesures en cours :
- retrait de 2 heures hebdomadaires d'enseignement dans les écoles (soit l'équivalent de 12 jours d'école supprimés pour leés lèves de l'enseignement du 1er degré, ou l'équivalent de 3 semaines
de grève chaque année !) ;
- suppression de 11 200 personnels en 2008 ;
- recentrage de l'école sur un socle commun de plus en plus restreint de connaissances ;
- suppression d'une année d'enseignement pour les baccalauréats professionnels ;
- suppressionde nombreux BEP qualfiants au profit d'une vague certification, etc.
Nous sommes solidaires des revendications des personnels de l'Education nationale. Nous nous opposons aux différentes dispositions désastreuses concernant l'école prise sans
consultation. Nous exigeons que soit menée une réflexion de fond pour mettre en place un service public de l'Education nationale digne de ce nom. L'amélioration du statut et du pouvoir
d'achat des personnels qui en découlera, permettra de répondre à leurs attentes et d'anticiper les conflits sociaux.
Le PCF est aux côtés des maires et des élus qui refsent de mettre en place ce service minimum dans les écoles lors des actions de grève des personnels, et apporte son total soutien à la journée
du 24 janvier.