Le mot pour dire

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LE MOT POUR DIRE

International

Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 10:22

gaza.jpg Avec quelques camions citernes et livraisons de mazout, Israël a légèrement desserré le blocus total imposé à la bande de Gaza, véritable punition collective contre 1,5 million d'habitants qui vivent déjà dans la pauvreté. Faute de fuel, l'unique centrale électrique avait cessé de fonctionner le 20 janvier, paralysant toute la vie économique et sociale. Les coupures d'électricité et le blocus menaçaient l'activité des hôpitaux, les livraisons de nourriture et de médicaments mais aussi le traitement de l'eau.
Le gouvernement Israélien a rejeté l'idée d'une crise humanitaire et fait valoir que "la population de Gaza ne peut avoir une vie normale si les concitoyens d'Israël ne peuvent vivre normalement". "Cela aide-t-il les enfants de Sderot (ville israélienne, cible régulière de roquettes) lorsque l'on force les enfants de Gaza à boire de l'eau polluée ?)", a dénoncé le Parti communiste d'Israël appelant, dans un communiqué, à la levée immédiate du blocus. A la demande des pays arabes, le conseil de sécurité de l'ONU se réunissait en agence mardi 22 janvier pour examiner la situation.

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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 09:51
berlusconi.jpg La crise politique qui secoue l’Italie pourrait bien se conclure par le retour aux affaires de Silvio Berlusconi. Une issue dangereuse pour l’économie et les libertés dans la péninsule.

5 jours maintenant que l’Italie n’a plus de gouvernement, depuis la démission jeudi du président du Conseil Romano Prodi. Jusqu’à demain, le garant des institutions, le président de la République Giorgio Napolitano poursuivra ses consultations avec les partis politiques pour tenter de trouver une issue à la profonde crise politique que traverse le pays. Aujourd'hui, il devrait rencontrer le chef de file de la droite Silvio Berlusconi. Selon le quotidien La Repubblica, Giorgio Napolitano tentera de convaincre Il Cavaliere de la nécessité d’un gouvernement de transition dont le but serait de mettre en place une réforme électorale afin d’assurer aux prochaines élections des majorités claires. Jusqu’à présent, Silvio Berlusconi ne s’est prononcé qu’en faveur d’une organisation rapide de nouvelles élections. « L’hypothèse la plus probable », selon La Stampa, reste que Napolitano confie un « mandat exploratoire » à l’actuel président du Sénat Franco Marini (Parti démocrate), afin de poursuivre les consultations et ainsi d’éviter un retour brutal aux urnes. Élections anticipées qui, d’après Walter Veltroni, leader du Parti démocrate, « précipiteraient le pays dans l’instabilité ».

nouvelle crise politique
Si des élections étaient organisées dans les prochaines semaines, les sondages donnent la droite victorieuse avec plus de dix points d’avance. Ainsi, cette nouvelle crise politique serait peut-être le moyen pour Silvio Berlusconi de revenir au pouvoir dans ce pays qu’il a déjà dirigé à deux reprises. Mais quel serait le visage de cette droite ? Alors que le président du conseil régional de Sicile Salvatore Cuffaro a été contraint à la démission, car mis en cause dans une affaire de corruption, il est nécessaire de se souvenir des agissements de Berlusconi quand celui-ci dirigeait le pays et de réaliser les risques que représenterait un retour de la droite aux affaires.

Dès ses débuts d’entrepreneur, Silvio Berlusconi est accusé de bénéficier d’appuis politiques en la personne de son ami le socialiste Bettino Craxi, alors président du Conseil. S’ensuivent affaires de corruption, de fraude, de financement illicite, de parjure, de faux bilans, etc., qui le mèneront plus de dix fois face à la justice. Mais ces démêlés ne sont pas les seuls faits qui lui sont reprochés. Nombre d’observateurs dénoncèrent la dangereuse collusion entre pouvoir médiatique et pouvoir politique qui régnait durant son mandat. En effet, Berlusconi dirige un grand groupe de presse, détient trois chaînes privées et, en tant que président du Conseil, il disposerait d’une forte influence sur le groupe de télévision publique RAI. Le tout le mettant à la tête d’un véritable empire médiatique. Cet état de fait, unique en Europe, posait la question de la liberté de la presse en Italie. Reporters sans frontières a, d’ailleurs, dénoncé ce conflit d’intérêts s’appuyant sur des exemples simples de dérives, comme le - limogeage de journalistes contestataires de la télévision publique.

De plus, Berlusconi mène, quand il est au pouvoir, une politique ultralibérale, gérant l’économie nationale comme le ferait un chef d’entreprise. Au pouvoir, sa politique budgétaire démagogique a été marquée par un laxisme financier, laissant derrière lui un pays qui supporte le troisième endettement public de la planète. On ne peut pas en dire de même pour son patrimoine familial, multiplié par trois ! Où va un pays qui perd sa liberté de presse ? Où va un pays dont les dirigeants trempent dans les malversations et ne sont jamais condamnés ? Que devient une nation dirigée comme une entreprise, où seule la logique du profit semble dicter sa loi ? Autant d’inquiétudes alors que la politique à la Berlusconi risque de reprendre la main sur la nation italienne.

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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 12:16

tchad.jpg Le Président de la République, lors d’un déplacement à la Rochelle vient d’affirmer son soutien au régime d’Idriss Deby au Tchad. Nicolas Sarkozy, déclare que la France ferait si nécessaire son devoir pour protéger le régime tchadien, ce qui sous-entend la possibilité d’une intervention militaire.

Il dit, pour cela, s’appuyer sur une déclaration du Conseil de Sécurité des Nations Unies en soutien aux autorités tchadiennes qu’il a lui même fait voter.

Cette simple déclaration du Conseil de sécurité n’autorise pas la France ou tout autre pays à engager une opération militaire.

Le Régime du Président Deby est certes passé par les urnes, mais il doit son installation au pouvoir en 1991, à une offensive militaire du même type que celle des rebelles aujourd’hui. Idriss Deby s’est légitimé par les urnes dans le cadre d’un régime corrompu, non démocratique et soutenu en permanence par la France. Une opération militaire française n’aurait pas grand chose à voir avec l’exigence de respect du droit et de la démocratie.

Le Parti communiste considère qu’une initiative militaire française serait dangereuse et inacceptable. Il soutien toutes les initiatives permettant un cessez-le-feu et un règlement politique qui permettent au peuple tchadien de retrouver dans l’immédiat la paix et la sécurité nécessaire.

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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 09:39

afrique.jpg Le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne, Nicolas Sarkozy a prononcé son discours fondateur de la nouvelle politique africaine de la France. Le ton se voulait amical, un salut fraternel adressé aux jeunes d’Afrique.

Mais derrière les paroles lénifiantes sur "l’âme de l’Afrique" ou la "Renaissance africaine" qu’il appelait de ses vœux, le président français a tenu des propos qui ont profondément blessé les Africains.

Il y a eu, bien sûr, le désormais légendaire "paysan africain", selon Sarkozy, qui "ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles"…

Mais aussi, comme certains l’ont noté, dans le ton parfois conciliant du discours, une manière sournoise de réévaluer l’œuvre de la colonisation : "[Le colonisateur] a pris, mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles." Aucun signe de repentance qui aurait libéré le dialogue… Par contre le ton, à la fois paternaliste et arrogant, avait surpris et irrité...

Passé ce moment d’exaspération, un groupe d’intellectuels africains ont décidé de donner la réplique en attirant l’attention sur les vrais enjeux, sur les questions essentielles qui interpellent le vieux continent...

Quelle est la responsabilité réelle des Africains dans les souffrances intolérables qu’endurent les populations (violences génocidaires, guerres fratricides, dictatures, gaspillage et pillages des ressources, persistance du pacte colonial, etc.) ?

Quelle place pour l’Afrique dans la mondialisation ? Comment lutter contre la collusion de l’État français avec les dictateurs du continent ? Comment mettre un terme aux affreuses manipulations des Indépendances par la classe politique française?

Comment combattre le révisionnisme sournois qui réécrit l’histoire de la Traite négrière et de la colonisation ? Pourquoi des arguments racistes peuvent-ils être développés en terre africaine par le chef d’État d’une puissance moderne, d’un pays colonisateur de surcroît ?

Quels effets de tels propos peuvent-ils avoir sur la jeunesse africaine en risquant de l’enfermer dans des clichés éculés ?

Ces vingt penseurs et artistes ont décidé de combattre avec vigueur (et rigueur !) les arguments de Nicolas Sarkozy et, surtout, d’élargir le débat aux véritables défis pour l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.

Liste des auteurs

 Zohra Bouchentouf-Siagh : professeur de linguistique et de littérature française et francophone (Alger, Vienne)
 Demba Moussa Dembélé : économiste (Dakar)
 Mamoussé Diagne : essayiste, professeur (Université Ch. Anta Diop, Dakar)
 Souleymane Bachir Diagne : essayiste, professeur (Dakar, Chicago)
 Boubacar Boris Diop : écrivain (Dakar)
 Babacar Diop Buuba : professeur (Université Ch. Anta Diop, Dakar)
 Dialo Diop : médecin biologiste (Dakar)
 Makhily Gassama : essayiste (Dakar)
 Koulsy Lamko : écrivain, professeur (N’Djaména)
 Gourmo Abdoul Lô : avocat, professeur (Nouakchott, Le Havre)
 Louise-Marie Maes Diop : géographe (Dakar)
 Kettly Mars : romancière (Haïti)
 Mwatha Musanji Ngalasso : essayiste, professeur (Université Montaigne, Bordeaux)
 Patrice Nganang : écrivain, essayiste, professeur (Cameroun, USA)
 Djibril Tamsir Niane : écrivain, historien (Conakry)
 Théophile Obenga : égyptologue, linguiste, historien, professeur (France, Université d’État de San Francisco USA)
 Raharimanana : écrivain (Madagascar)
 Bamba Sakho : docteur en sciences, chercheur (France)
 E. H. Ibrahima Sall : économiste
 Mahamadou Siribié : doctorant en Science politique (Nice, France)
 Adama Sow Diéye : professeur (Université Ch. Anta Diop, Dakar)
 Odile Tobner : professeur (Cameroun, France)
 Lye Yoka : professeur (Kinshasa)

                                                                                                                                                                         Source : Bellaciao

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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /2008 11:19
irak_war.jpg Le président américain, George W. Bush vient de nouveau de justifier la torture au nom de la lutte contre le terrorisme.

En qualifiant d'"outil précieux dans la guerre contre le terrorisme" la technique dite "de la baignoire" (noyade simulée), le président américain trahit là une fois de plus les idéaux de la démocratie qu'il prétend défendre et représenter.
Autoriser ou encourager des violations délibérées des droits de l'homme, même contre des terroristes présumés, n'a aucune chance de renforcer la sécurité de qui que ce soit et ne fait que fortifier les pays et les tortionnaires qui s'en rendent coupables. Une démocratie est d'autant moins vulnérable qu'elle applique avec rigueur et vigilance ses propres principes.
Aux Etats-Unis comme en France et partout dans le monde.

N'est-il pas de notre responsabilité de citoyens et de citoyennes d'y veiller scrupuleusement ?
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