En proposant à chacun de vider son compte bancaire, Éric Cantona met le doigt là où ca fait mal. Son initiative à le mérite de pointer la responsabilité des banques dans la crise. La colère grandit contre les banques. Mais il ne suffira pas de dire « rendez-nous notre argent », il faut aussi nous rendre les clefs du coffre-fort !
Nous avons besoin d’une maitrise publique du secteur financier pour sortir de la crise ; la création d’un pôle public bancaire portée par le PCF est plus que jamais d’actualité. Les banquiers doivent aussi rendre des comptes. Les irlandais ont payé au prix fort l’impunité des banquiers. Ça ne peut plus durer.
Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Mardi 7 décembre 2010
Les pathétiques gesticulations sécuritaires d’Hortefeux n’y changeront rien. Nous sommes face à un risque humanitaire majeur. Leur situation sanitaire et sociale ne peut se régler à coup d’expulsions spectaculaires, de démontage de campement pour les journaux télévisés du soir. Ces pratiques d’un autre âge doivent cesser.
La situation des Roms est bien connue. Chassés de ville en ville, de pays en pays, ils sont fragilisés, précarisés et de ce fait les premières cibles de toutes les formes de trafic. Le degré de civilisation d’une société se mesure au sort qu’elle réserve à ses membres les plus fragiles.
Au vu de la situation que subissent les Roms, ce n’est pas vraiment glorieux pour l’Union européenne. Au lieu de se repasser les populations comme une patate chaude, il est de première urgence que l’Europe et les États qui la compose décident enfin d’engager les moyens pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré. Un plan de sédentarisation à l’échelle européenne des populations Roms doit être organisé au plus vite. Seul l’accès de la population Roms à l’autonomie, à l’éducation, aux services publics, au travail est capable de changer réellement la donne.
Les collectivités territoriales ne peuvent seules affronter cette question qui est avant tout une compétence de l’État. Tout autre mesure, telle la stratégie du bouc émissaire que cultive notre gouvernement à satiéter pour masquer ses échecs successifs, ne fait que mettre de l’huile sur le feu, à défaut de gagner du temps.
Carte
blanche :
L'actualité récente nous rappelle douloureusement qu'il y a vraiment une justice à deux vitesses de par ce monde.
Entre Polanski qui échappe 30 ans à une condamnation pour viol sur mineure et qui se trouve une foule de puissants amis le jour où on vient lui demander des comptes et Frédéric Mittérand dont un livre comptait son goût du tourisme sexuel avec de jeunes garçons, il y a de quoi s'interroger sur la tolérance dont font preuves juges et politiciens de droite !
Quant on voit le verdict contre 6 salariés de Continental, coupables d'une juste colère contre ceux qui condamnent leur famille au chômage, ou bien une amende pour un panonceau "casse-toi, pôv'con !", on se rend bien compte du décalage entre un discours moralisateur et les pratiques judiciaires.
En termes de pédophilie, il fût un temps où de pauvres gens à Outreaux ont été broyés par la machine judiciaire et médiatique sur des témoignages et des soupçons bidons.
"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" : La Fontaine, en son temps, constatait déjà l'existence d'une justice de classe. Plusieurs siècles ont passé mais rien n'a encore changé.
Eric RUIZ