En confirmant que le procès de Mumia Abu Jamal en 1982 était entaché de racisme, une Cour d’Appel fédérale vient d’annuler sa condamnation à mort.
Pour toutes celles et tous ceux qui, à l’instar du PCF, soutiennent Mumia depuis des années et qui sont opposés à la peine capitale cette décision constitue
une première victoire et un encouragement.
Mais le jugement du la Cour d’Appel n’infirme en rien la culpabilité de Mumia. Au regard de la justice américaine, il demeure coupable et risque de passer le reste de sa vie en prison.
Mumia n’a jamais été autorisé à faire la preuve de son innocence. Ce combat, le combat pour sa liberté doit donc se poursuivre. Ce jugement donne de la force pour poursuivre et amplifier la mobilisation pour que son innocence soit enfin reconnue.
Voir : http://www.mumiabujamal.net/
Carte
blanche :
L'actualité récente nous rappelle douloureusement qu'il y a vraiment une justice à deux vitesses de par ce monde.
Entre Polanski qui échappe 30 ans à une condamnation pour viol sur mineure et qui se trouve une foule de puissants amis le jour où on vient lui demander des comptes et Frédéric Mittérand dont un livre comptait son goût du tourisme sexuel avec de jeunes garçons, il y a de quoi s'interroger sur la tolérance dont font preuves juges et politiciens de droite !
Quant on voit le verdict contre 6 salariés de Continental, coupables d'une juste colère contre ceux qui condamnent leur famille au chômage, ou bien une amende pour un panonceau "casse-toi, pôv'con !", on se rend bien compte du décalage entre un discours moralisateur et les pratiques judiciaires.
En termes de pédophilie, il fût un temps où de pauvres gens à Outreaux ont été broyés par la machine judiciaire et médiatique sur des témoignages et des soupçons bidons.
"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" : La Fontaine, en son temps, constatait déjà l'existence d'une justice de classe. Plusieurs siècles ont passé mais rien n'a encore changé.
Eric RUIZ