Un tremblement de terre d’une force incroyable a dévasté l’île d’Amérique latine. On dénombre plus de 100 000 morts à l’heure où je vous parle et des dégâts matériels
incommensurables.
Un appel international à la solidarité s’organise un peu partout en France et la Mairie d’Alizay ainsi que l’association Alizay Sans Frontière y participent. Vous souhaitez faire un
geste ?
Une urne est mise à disposition à l’accueil de la Mairie. Si vous versez par chèque, vous pouvez le mettre à l’ordre de :
Secours Populaire Français – Urgence Haïti.
Vous pouvez également envoyer vos dons directement à :
Secours populaire Français
Urgence
Haïti
BP
3303
75123
Paris Cedex 03
La solidarité est urgente et déterminante
Les besoins les plus urgents sont la recherche et les secours (aux sinistrés), la mise sur pied d’hôpitaux de campagne, les soins médicaux d’urgence, la purification de l’eau, les abris d’urgence, la logistique et les télécommunications.
En Haïti, la vie était déjà tellement difficile qu’on à peine à accepter l’acharnement de dame nature. Quelle injustice ! Aidons les !
Depuis le 24 août 2009, Housseb (6 ans) et Liana (8 ans) MOVSISSIAN sont enfermés avec leurs parents au centre de rétention de Oissel. Ils ne mangent plus et sont malades.
Cette famille arménienne / azérie a été arrêtée le 24 Août au matin dans la chambre d'hôtel qu'elle occupe à Vernon.
Arrivés en France en 2006, Monsieur et Madame Movsissian ont été déboutés du droit d’asile.
Quand ils ont reçu une Obligation de Quitter le Territoire, ils n'ont pas compris.
Housseb et Liana devaient et doivent rentrer jeudi au CP et en CE1 : à l'école du Château Saint Lazare de Vernon. Ils y sont parfaitement intégrés, et parlent français.
Le juge des libertés qui les a maintenus en rétention stipule que » le centre de rétention est "un endroit adapté aux familles et que si les enfants manquent la rentrée des classes en France, ils pourront la faire dans leur pays natal ". C'est faire peu de cas du Droit des Enfants et des conséquences traumatiques générées par cette succession de situations dramatiques: l'arrestation, la rétention et l'éventuelle expulsion.
La place des enfants n'est pas au centre de rétention.
Le droit à l’éducation est un droit fondamental. La place de ces fillettes est à l’école.
Il faut que Housseb et Liana fassent leur rentrée, dans leur classe, le 3 Septembre, avec leurs camarades, afin d'y poursuivre les apprentissages fondamentaux dans lesquels elles sont engagées depuis plusieurs années avec courage et motivation ...
C’est pourquoi nous demandons à Madame la Préfète de l'Eure, d’user de son pouvoir discrétionnaire et de donner les instructions nécessaires pour faire libérer cette famille, de toute urgence, pour des raisons humanitaires.
Je signe la pétition en cliquant ICI
Il n’a jamais cessé d’être journaliste : depuis le couloir de la mort, Mumia Abu-Jamal a écrit un article, pour Reporters sans frontières. De la misère à Philadelphie
du temps de sa liberté, en passant par les conditions de détention actuelles, Mumia "couvre" un univers caché que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer",
écrit-il.
J’ai fait mes débuts dans le journalisme en tant que reporter, chargé du logement au sein d’une station de radio locale, affiliée à NPR (National Public Radio). A Philadelphie, l’une des plus
vieilles villes des Etats-Unis, les problèmes de logement étaient alors très nombreux : on pouvait parler d’un délabrement généralisé, surtout dans les quartiers où vivaient les Noirs, les
Portoricains et les Blancs les plus démunis. Lorsque je me repenche sur ces années, (…) impossible d’oublier la manifestation contre les mauvaises conditions d’habitat organisée par les
locataires d’une résidence de Southwest Philadelphia, une partie de la ville que j’avais jusque-là maintes fois longée en voiture sans oser m’y aventurer…
Les façades du bâtiment étaient plutôt belles, stylisées, et se démarquaient du reste de la rue grâce à leurs moulures ornementales, symboles d’une ère révolue où les bâtisseurs, véritables
artisans, se souciaient de beauté. Lorsque l’un des organisateurs de la manifestation m’a appelé pour m’alerter, je me suis immédiatement rendu à l’immeuble. Ma première réaction a été un
haut-le-cœur : les plafonds étaient dangereusement affaissés, suspendus au-dessus des enfants ; la tuyauterie était bouchée et le bâtiment était si peu entretenu qu’il menaçait la
sécurité de ses occupants.
Les meneurs de la manifestation ne cachaient pas leur colère. En repensant à cet événement aujourd’hui, je réalise que le sujet n’était pas, en soi, le logement. Le sujet, c’était la résistance.
C’est cela qui donnait du sens à cette histoire symptomatique de ce que vivent les gens de la classe ouvrière, qui affrontent, au quotidien, des conditions de vie injustes et inacceptables. De
nombreuses années plus tard, au fond de ce que j’appelle l’American House of Pain (ma prison), ce serait mon lot.
Les milliers de personnes incarcérées autour de moi pourraient chacune faire l’objet d’un reportage : sur les raisons les ayant conduites en prison ou, bien plus souvent, sur les procédures
utilisées pour leur condamnation. Le système judiciaire américain s’apparente à un broyeur à viande : vus de près, ses rouages sont répugnants. J’ai rédigé maint articles sur des détenus
condamnés injustement ou illégalement, soumis à de terribles violences, victimes de sidérantes aberrations bureaucratiques ou de cruautés à vous glacer le sang.
En 1995, j’ai fait l’objet de sanctions pour m’être « adonné à des activités de journaliste ». Il m’aura fallu des années de lutte contre le système judiciaire, dont plusieurs semaines
de présence dans une salle d’audience, assis avec des chaînes serrées à en faire enfler et saigner mes chevilles, pour faire enfin admettre que le 1er amendement de la Constitution américaine
protège de telles activités (ce fut l’affaire Abu-Jamal contre Price). Je ne regrette nullement ce combat.
Pendant longtemps, pour rédiger mes articles, j’ai été contraint de les écrire sur un bloc-notes, avec un stylo ou parfois même avec un simple tube de 10 centimètres en plastique souple et
transparent, c’était comme si j’écrivais avec une nouille.
Deux de mes livres ont été écrits avec de tels instruments, puis envoyés à des
amis ou à des éditeurs pour les faire taper.
Les ordinateurs n’ont pas encore fait leur entrée dans le monde carcéral (ou, tout du moins, pas en Pennsylvanie). Je suis souvent amusé de recevoir des lettres de personnes bien intentionnées
qui me donnent spontanément leur adresse de courriel ou de site Web. J’en conclus qu’elles pensent que je dispose, là, dans ma cellule, d’un ordinateur personnel, ou que cette prison propose aux
détenus des points d’accès à l’Internet. Pas du tout.
Ici, il n’y a ni ordinateurs, ni I-pod, ni CD, ni cassettes (l’ironie est que
l’on peut acheter des lecteurs de cassette à l’intendance ! ). Nous ne sommes guère que des dinosaures qui vivons dans un autre temps, figés dans une ère où nous faisons
"sans".
Un détenu surnommé Amin (Harold Wilson), qui avait été acquitté lors d’un nouveau procès sur des accusations de meurtre non fondées, a été libéré après deux décennies passées dans le quartier des
condamnés à mort. Il a quitté la prison centrale de Philadelphie avec tous ses biens réunis dans un sac poubelle, et un jeton d’autobus. Un détenu portoricain qui avait été libéré de la même
prison au même moment a été si touché par l’expression de désarroi sur son visage qu’il lui a offert son téléphone portable. Amin a regardé en plissant les yeux le petit appareil au creux de sa
main et a demandé : « Ça sert à quoi, ce truc ? »
Il n’avait aucune idée de la façon de faire marcher cet étrange objet car il
n’en avait jamais vu ou tenu un auparavant. Plus tard, il m’a dit : « Oh là là, on aurait dit un gadget directement sorti de Star Trek ! »
Il y a parfois des histoires qu’on aurait préférer ne pas connaître. Il y a plusieurs mois, Bill Tilley, apprécié pour son sens de l’humour dans les couloirs de la mort, mais usé par trop
d’années de coups de tête contre l’épaisse muraille judiciaire et redoutant que de récents problèmes de santé ne soient le prélude d’un cancer, s’est levé à l’aube et s’est servi de la grille
d’une bouche d’aération de sa cellule pour effilocher les lacets de ses tennis et faire un nœud coulant. Il s’est pendu.
Suite à son décès, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il était effectivement atteint de cancer, mais que le personnel médical de la prison n’en avait pas parlé car, s’agissant d’un condamné
à mort, l’Etat ne voulait pas gaspiller d’argent en soins pour un patient qui allait de toute manière mourir.
Plusieurs semaines avant sa mort, Tilley avait confié à quelques amis qu’il pensait qu’il s’agissait d’un cancer, compte tenu de la sévérité de ses symptômes, mais que, quoi qu’il en soit, il
avait tellement souffert qu’il ne voulait « plus jamais, jamais, passer par cela ». Ce que nous ignorions alors, c’est qu’il nous annonçait du mieux qu’il pouvait son projet de suicide.
Peut-être essayait-il de nous dire en quelques mots qu’il avait plus peur de souffrir que de mourir. Tilley a mis fin à ses jours à moins de 12 mètres de la porte de la cellule dans laquelle ont
été écrit ces mots.
J’ai "sorti" cette affaire, mais sans aucun plaisir. Des affaires à sortir, il
y en a des dizaines de milliers dans cette « Maison de la Peine ». Elles m’ont inspiré des centaines d’articles.
Je "couvre" un univers caché que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer.
Cet univers, c’est mon domaine, et j’entends y faire mon travail avec la même rigueur et le même professionnalisme que ceux qui m’animaient dans le passé.
Car même s’il s’agit d’un monde caché, loin des millions de regards, il s’agit
bien d’un monde public, bâti et entretenu grâce à l’argent du contibuable. Ce dernier n’est-il pas en droit de savoir où passent ses impôts ?
Je l’en informe du mieux que je peux, plusieurs fois par mois, par écrit au travers d’articles ou de recueils de commentaires. Je me bats contre le fait que je suis ici, mais je suis ici ;
et tant que cela durera, c’est ici que je poursuivrai cette vie.
Source : L'humanité
Journaliste noir américain, Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en 1982 à l’issue d’un procès truqué. Accusé du meurtre d’un policier, il a toujours crié son innocence. Il est aujourd’hui l’une
des figures emblématiques du combat pour l’abolition universelle de la peine capitale. D’un continent à l’autre, sa situation suscite une mobilisation continue depuis une quinzaine
d’années.
Monsieur le Président,
La Cour Suprême des États-Unis vient de rejeter le recours du journaliste Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 au terme d’un procès dont l’iniquité est internationalement reconnue.
Cet homme qui ne demande qu’à défendre son innocence se voit ainsi refuser tout nouveau procès.
Cette décision de la plus haute autorité juridictionnelle constitue une atteinte aux droits humains les plus élémentaires. Elle bafoue gravement la Constitution américaine eu égard aux conditions
de déroulement du procès et à la sélection du jury selon des critères raciaux.
La gravité de la situation appelle une intervention de votre part pour faire respecter les droits de cet homme et empêcher que l’irréparable ne soit commis.
Aussi, nous vous demandons instamment d’user de votre autorité morale pour mettre un terme à l’acharnement judiciaire dont est victime Mumia Abu-Jamal, figure emblématique du combat universel
contre la peine de mort. L’opportunité vous est donnée de mettre votre pays en phase avec l’immense espoir soulevé par votre élection, celui de contribuer à l’éradication de la souffrance
humaine. Et ce sens, il y a urgence à mettre en oeuvre un moratoire contre la peine de mort comme vous y invite la Résolution de l’Organisation des Nations Unies.
Une telle décision grandirait assurément l’image des États-Unis d’Amérique. YES, YOU CAN, sauver Mumia Abu-Jamal et abolir la peine de mort !
Espérant sincèrement que vous entendrez cet appel, nous vous assurons, Monsieur le Président, de nos plus respectueuses salutations.
Signez la pétition ICI
Le mouvement de couples franco-étrangers, les Amoureux au ban public, répond au ministre de l'immigration M. Besson qui prétend que "En 65 ans, depuis qu'existe l'article L622-1 -du Code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile-, personne n'a jamais été condamné pour avoir simplement hébergé, donné à manger ou transporté en voiture en auto stop un étranger en situation irrégulière".
Lors d'une conférence de presse, mardi 28
avril, les Amoureux au ban public feront connaître une vingtaine de situations, relevées sur plusieurs années, dans lesquelles des personnes ont été condamnées par la justice pour délit de
solidarité. Parmi ces condamnés figurent notamment une vingtaine de français(es) poursuivis pour avoir hébergé leur conjoint ou concubin étranger en situation irrégulière ! Et la répression des «
délinquants de l'amour » se poursuit : le 11 mai prochain, Jenifer Chary, française, comparaitra devant le tribunal correctionnel de Dijon pour aide au séjour de son concubin, M. Naimi, expulsé
quelques jours avant leur mariage. Une pétition contre cette criminalisation de l'amour a déjà recueillie plus de 10000 signatures et peut encore être signée (cliquez ici).
Les
artistes soutiennent les Amoureux au ban public
A l'occasion de cette conférence de presse, les Amoureux au ban public rendront public le soutien de plusieurs artistes : Jacques Higelin, Rodolphe Burger, Mathilde Monnier, Claire Denis et Sandra Nkaké et bien d'autres. A travers la réalisation d'un CD et un DVD réalisés en collaboration avec les couples mixtes, les Amoureux au ban public entendent s'appuyer sur ces chansons et vidéos pour porter leurs revendications. Sortie officielle du coffret le 28 avril. Voir la bande-annonce
Les bénéfices des ventes du coffret seront entièrement affectés à la campagne des Amoureux au ban public.