En regardant à nouveau les résultats des élections régionales, je m’éprends un instant à imaginer que ce deuxième tour se fit un premier avril.
Et là, tout s’éclair d’une manière rassurante puisque c’est le premier avril et que les poissons sont tellement énormes ce jour là qu’on se dit, ce n’est pas possible, ça ne se peut pas.
On s’est tous plus ou moins fait avoir, un jour dans sa vie quant à ces histoires, ces balivernes du premier jour d’avril insérées entre deux articles d’un quotidien parlant de la réalité.
On pourrait se dire par exemple qu’un score à deux chiffres récolté par le Front National en Haute-Normandie n’est pas possible et qu’on a décelé le canular, la supercherie.
On pourrait également argumenter du côté de la droite qui aurait, soi-disant, détruit à jamais l’extrême droite puisqu’elle l’a aspirée dans ses propres rangs depuis 2007, donnant lieu à de croustillantes dérives racistes : Besson, vous avez dit Besson ?
On pourrait aussi, en ce jour, où les poissons sont pendus dans le dos des enfants, des collègues de travail, des voisins… trouver ça gonflé, voir mal à propos d’essayer de blouser l’opinion en lui faisant croire que le Front national marche sur deux chiffres.
Mais non, l’histoire de ce fantasme à ces limites. Une limite qui a dépassé l’entendement et égratigné la démocratie et l’ouverture sur le monde, puisque les élections régionales n’ont pas été programmées un 1er avril.
Et la réalité des chiffres est douloureuse puisque le parti d’extrême droite appelé le Front national à fait 14,20% au second tour offrant ainsi 6 sièges à l’extrême droite.
Et ça, ce n’est pas un poisson !
Les tristes exemples de Toulon, Marignane, Vitrolles et Orange ont montré que la gestion par le FN était synonyme de corruption, de clientélisme, d’illégalité, de violence, de discrimination, d’exclusion, de racisme et d’incompétence.
Luttons de toutes nos forces contre ce poison.
« Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat ». Louis Aragon
La droite et le gouvernement développent un discours xénophobe visant à exclure « l’autre », l’étranger, les personnes venues de divers pays, continents et régions du monde.
Ce faisant, toutes celles et ceux qui sont nés en France dont la peau et le nom renvoient à des origines étrangères, sont aussi stigmatisés. Créer un clivage entre ceux qui seraient de « bons Français » et les autres est une dangereuse ineptie.
Les migrations sont une chance
Depuis la nuit des temps, l’Humanité migre, se nourrit de la rencontre avec l’autre. Ce qui donne corps et vie à la communauté - locale, nationale, européenne ou mondiale - c’est une histoire et des histoires, une culture et des cultures qui se croisent, s’entremêlent, s’enrichissent
des apports pluriels des hommes et des femmes dans leur diversité d’origine.
Les pays riches doivent cesser de sécréter la misère du monde
Outre la mise en danger des vies par condamnation politique, le péril climatique, la crise alimentaire obligent les populations à quitter leur pays d’origine. Les raisons du devoir d’asile sont maintenant multiples.
La planète produit de quoi nourrir correctement tout le monde et pourtant un milliard de personnes sont affamées. Le capitalisme mondialisé est la mise en compétition, les guerres, la dette, le soutien aux pouvoirs corrompus, la spéculation alimentaire, l’atteinte aux cultures vivrières... Il est devenu urgent, pour tous les peuples de la terre, de traiter autrement les questions du devenir de l’humanité.
La citoyenneté comme ferment du Vivre ensemble
Dans notre pays, des centaines de milliers d’hommes et de femmes vivent, travaillent, paient leurs impôts, certains sont nés ici. Ils sont pourtant maintenus en marge de la République et exclus du statut de citoyen car ils sont privés du droit de vote et d’éligibilité. Il est temps de donner ce droit de vote aux étrangers résidant sur le territoire national. C’est un enjeu démocratique fondamental.
L’ ambition d’une gauche franchement à gauche
En tout premier lieu, il faut :
- Abroger les lois racistes instaurées par la droite.
- Régulariser toutes celles et ceux qui veulent vivre, travailler et étudier en
France.
- Fermer les centres de rétention et donner le droit de
vote pour tous les résidents étrangers à toutes les élections.
- Garantir le droit d’asile pour les victimes des persécutions, des guerres. L’étendre aux populations touchées par les catastrophes alimentaires, climatiques et aux femmes
victimes de violences.
Cela permettrait à la France d’agir comme un pays référent pour les droits de l’Homme, la fraternité, le droit d’asile et la solidarité.
On croît rêver, mais c’est plutôt un cauchemar.
Peut-être le ministre espère-t-il y décréter ce qui distinguera les
« bons » des « mauvais » Français. C’est inacceptable, c’est le retour du pétainisme le plus nauséabond.
En renvoyant, vers une mort probable, 3 Afghans dans leur pays en guerre, Eric Besson vient déjà de piétiner l’une des traditions fondatrices de notre République, le droit
d’asile.
Ira-t-il jusqu’à inventer le livret du bon français, délivré en Préfecture par le ministère de l’Identité nationale ? A quand les meetings de l’UMP où l’on entonnera « Maréchal nous
voilà ! » ?
Les propos du ministre sont scandaleux. Ils sont indignes de la France
et de ses valeurs républicaines d’Egalité, de Liberté et de Fraternité. La limite du supportable est dépassée.
Tous les démocrates doivent s’unir d’urgence pour faire stopper cette inquiétante dérive.
En 2009, le ministre de l’Immigration Éric Besson devra expulser du territoire français 28 000 étrangers. Cette politique de retours forcés ne peut se faire sans la coopération de tous les corps de l’Etat. La délation tourne à plein régime. Ici, une fonctionnaire de la mairie du 5ème arrondissement de Paris signale à la préfecture une équatorienne venue inscrire son fils à l’école. Là, un agent de la Caisse primaire d’assurance maladie de l’Yonne dénonce un angolais, malade et gravement handicapé… Ah ! Elle est bien belle la France.
Mais tous les fonctionnaires ne pensent pas que la « dénonciation est un devoir républicain », selon la formule de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. Certains ont une idée différente de l’accueil et du service public. Ils sont guichetiers en préfecture, médecins de santé publique, agent du Pole emploi ou inspecteur du travail. À leur niveau, ils s’opposent à la politique migratoire de la France qu’ils jugent néfaste. « De plus en plus de gens dans ce pays refusent de dénoncer et de surveiller, note Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme. Dans certains cas, la désobéissance civique est obligatoire. C’est aussi une façon de dire que nous n’avons pas peur. »
Cette résistance peut être individuelle ou collective et prend différentes formes : du sourire de la guichetière en préfecture au refus de contrôler les papiers de l’agent du pole emploi. « C’est un mouvement en partie individuel mais qui comprend aussi des articulations avec le syndicalisme », ajoute Jean-Pierre Dubois. Les éthiques personnelles et citoyennes se rejoignent pour dire : ’’pas ça et pas moi.’’ » Ces petites actions, au quotidien, sont autant de grains de sable discrètement glissés dans les rouages de la machine à expulser.
À l’occasion de la quatrième Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste, nous exprimons notre solidarité avec les survivants et les familles
des victimes de l’Holocauste à travers le monde.
À ceux qui prétendent que l’Holocauste n’a jamais eu lieu ou a été exagéré, nous répondons en réaffirmant notre détermination à honorer la mémoire de chaque homme, de chaque femme, de chaque
enfant innocent ayant péri aux mains des nazis et de leurs complices.
Nous nous lamentons du génocide systématique d’un tiers du peuple juif, ainsi que de celui de membres d’autres minorités, qui a privé le monde de contributions incalculables.
Il ne suffit toutefois pas de se rappeler, d’honorer et de pleurer les morts, il faut aussi éduquer et soutenir les vivants et tenir compte de leurs besoins. Nous devons faire en sorte que
nos enfants aient un sens des responsabilités leur permettant d’édifier des sociétés qui protègent et promeuvent les droits de tous les citoyens. Nous devons leur inculquer le respect de la
diversité avant que l’intolérance n’ait la possibilité de s’implanter et leur apprendre à faire preuve de vigilance au cas où la menace s’en ferait sentir. Nous devons les armer de courage
et leur donner les moyens de faire les bons choix et d’agir face au mal.
Ne tenons jamais nos droits fondamentaux pour acquis. Soyons leurs garants,
protégeons-les, défendons-les, faisons en sorte qu’ils soient une réalité tangible – qu’ils soient connus et compris par tous et que tout un chacun puisse en jouir, aux quatre coins du
monde. Aujourd’hui, nous rappelons aux peuples du monde entier
ces droits.
Nous nous souvenons de ceux dont les droits ont été impitoyablement violés à Auschwitz et ailleurs et lors des génocides et d’atrocités commis depuis.
Les communistes d’Eure-Seine.